Third Editions

  • Découvrez le premier Spider-Man, celui de la Terre-616, à l'origine du phénomène et des aventures qui continuent à paraitre aujourd'hui.
    Un jeune lycéen méprisé de tous, un accident qui lui confère des pouvoirs extraordinaires, la perspective de célébrité, de richesses et d'une vie meilleure, brisée par une seule mauvaise décision. Une vie marquée par le chagrin, le regret et une résolution : « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. » Découvrez donc avec nous l'extraordinaire Peter Parker !
    Cet ouvrage met en premier plan le personnage de Peter Parker, un jeune homme complexe et torturé qui se cache sous le masque de Spider-Man. Cette analyse, mise en rapport avec les nombreuses adaptations, nous fait découvrir des nouvelles facettes du super-héros qui marqua les comics.
    EXTRAIT
    C'est sûr, ce que Ditko a dessiné n'a rien à voir avec « les gars en caleçons longs » moqués dans la toute première bulle de dialogue d'Amazing Fantasy 15, même si le costume, très léger, peut être porté sous ses vêtements : pratique pour un lycéen. De plus, Lee reconnaît par la suite au design de Ditko un mérite supplémentaire, celui de permettre à tout le monde, quelle que soit sa couleur de peau, de pouvoir s'imaginer revêtir le costume et donc, de s'identifier à Spider-Man. Ainsi, n'importe qui peut se cacher sous le masque de l'Araignée. Dernier détail important, il est impossible de voir les yeux de Peter en costume, sauf à un instant bien précis, celui où il se rend compte que le meurtrier de son oncle Ben est le même malfrat qu'il a laissé s'enfuir auparavant ! C'est le seul moment dans lequel Ditko permet à Peter d'exprimer ses émotions à travers le masque (bien qu'impossible dans la pratique), afin d'accentuer l'horreur de ce retournement de situation. Une compromission technique au service d'un effet dramatique, ce qui résume assez bien la formule Marvel.
    CE QU'EN DIT LA CRITIQUE
    "En résumé, simples amateurs de super-héros ou fans assidus de l'Homme Araignée, l'ouvrage "Qui est le Tisseur ? : L'incroyable Peter Parker" est une oeuvre littéraire ô combien passionnante et riche en informations qui mérite à coup sûr de faire partie de votre collection à côté de la trilogie "Spider-Man" de Sam Raimi ou encore des comics faisant référence à notre fameux héro." Grégory sur Ciné Média
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Maniaque de RPG depuis sa plus tendre enfance, Jonathan Remoiville, ce trentenaire professeur d'histoire-géographie intègre la rédaction du site O'Gaming, pour lequel il commet plusieurs articles de 2014 à 2017, avant de rejoindre l'équipe de Hyperlink en tant que chroniqueur. Entre deux parties de Suikoden II, il lui arrive de présenter des émissions sur la Toile et de parler de sa passion sur son blogue, tout en continuant à tester tous les jeux de rôle qui lui tombent sous la main.

  • Découvrez cette analyse de Batman, le premier super-héros humain qui s'élève au niveau des dieux et qui marquera une nouvelle génération de héros.
    Batman est le plus intéressant des super-héros. Il ne s'agit pas, en disant cela, de prendre position dans la guerre éternelle opposant les fanatiques de Marvel à ceux de DC Comics ni de comparer sa musculature à celle de Superman, mais de souligner tout ce qu'il synthétise en termes de représentations, d'enjeux, d'histoire éditoriale des super-héros, alors même qu'il occupe une place singulière dans le panthéon de cette mythologie moderne. Il est donc temps de scruter les visages de la chauve-souris sous le masque, de mettre en lumière le dark knight, de se demander : « Qui est Batman ? »
    Analyser Batman, c'est également analyser quatre-vingt ans d'histoire éditoriale, sociale et politique, ainsi que les représentations les plus contradictoires : du terroriste et du fascite au résistant et à l'ultime défenseur d'un idéal démocratique, du milliardaire au héros christique... Siegfried Würtz se lance dans cette aventure et décrypte les symboles incarnés par la chauve-souris.
    EXTRAIT
    Dès leur création, les comic books sont méprisés : leur médiocre qualité matérielle, leur bas prix, la concision et la platitude de leurs histoires, imagées de surcroît, en faisaient un art fondamentalement populaire, réservé à un lectorat désargenté et inculte. Leur succès grandissant inquiète donc ceux qui, effrayés que cette « sous-littérature » n'éloigne les enfants des vrais livres, craignent que leur violence ne les contamine - un discours que l'on connaît bien aujourd'hui encore, se rapportant désormais aux manga, aux dessins animés japonais ou aux jeux vidéo. Si l'on croit constater une montée de la délinquance, elle ne peut certainement pas venir des activités florissantes de la mafia, du climat antisémite, homophobe, anti-japonais, anti-rouge qui règne dans la société, de la ségrégation raciale, de la guerre en Europe puis du retour des soldats, victorieux, mais témoignant des horreurs du nazisme ! Non, seuls des clowns costumés faisant régner la loi en donnant d'assez inoffensifs coups de poing, dans une forme de divertissement ravissant l'imaginaire enfantin, peuvent être à l'origine de toute la violence du monde !
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Siegfried Würtz est chercheur en littérature comparée et prépare une thèse intitulée Dieu est fasciste. Enjeux politiques, moraux et religieux de la représentation du lien entre pouvoir et responsabilité dans le comics états-unien de super-héros omnipotents. Il consacre conférences et articles à ses objets d'étude et passions (l'art séquentiel, le cinéma, le jeu vidéo et de société), dans des revues et événements universitaires ou dans des festivals et sur des blogs (Vonguru, Comics have the power, Superpouvoir, etc.).

empty