Mécanique générale

  • Gombri

    Elin Edda

    Gombri, dernier représentant des siens, décide de quitter le Jardin, qui a désormais perdu toute sa splendeur, pour ne plus revenir. En route, il rencontre Nanna, une artiste qui vit en ermite; ensemble, ils iront à la Ville. Mais celle-ci, malgré sa beauté, s'avère un lieu de méfiance et de contrôle, où l'oubli est de mise...

    Sous un ciel gris, entre les rochers volcaniques, parmi les mousses et les arbustes multicolores, peut-on espérer que la Nature veuille revivre?

  • Wendy

    Walter Scott

    Étudiante en arts visuels à l'université, Wendy évolue dans les milieux hip de Montréal : cafés troisième vague, boutiques de stylistes mode et spectacles de groupes punk émergents. Du Mile-End à Saint-Henri, cette vingtenaire branchée est aussi à l'aise avec le jargon de l'art conceptuel (d'ailleurs, elle vient d'être acceptée dans une résidence de création renommée) qu'avec l'argot de la rue. Cependant, elle perd totalement ses moyens quand vient le moment de communiquer avec les hommes qui l'attirent, les artistes qui l'intéressent, ou pire : le mélange des deux!

    Portée par un dessin minimal et abrasif, qui traduit pourtant avec autant de désinvolture que d'efficacité la complexité des émotions, cette comédie sur le thème du langage à l'ère texto propose une vision satirique et irrévérencieuse de l'hypocrisie des relations humaines et du milieu de l'art contemporain... tout en présentant l'amitié féminine et l'activité créatrice comme fondamentalement signifiantes.

  • Contacts, c'est le portrait sans fard que l'autrice trace de son père, Martin Leclerc, un caméraman passionné de photographie argentique. Compagnon de route de Pierre Perrault à la grande époque de l'Office National du Film - et premier fils de Félix Leclerc -, cet homme de peu de mots, au caractère parfois rugueux, a pu grâce à son travail artistique s'ouvrir au monde et exposer sa sensibilité.

    Mais c'est aussi le récit humble de la transmission d'une passion, d'une manière de poser le regard, d'une réflexion sur l'image, où l'autrice reconnaît chez ce père un modèle qui l'a guidée dans son propre parcours.

    Pour son premier album de bande dessinée, Mélanie Leclerc assure son dessin encore fragile de sa culture photographique, qu'on ressent à travers l'éventail des teintes de son lavis, son sens du cadrage et son acuité pour la mise en page, qui nous offre quelques audacieuses compositions.

empty