Cà et là

  • « Il n'y a rien de pire qu'un livre sur l'éducation des enfants dans lequel l'auteur se présente comme un parent parfait, avec toutes les bonnes réponses. Mike Dawson n'a pas cette prétention. Élever des enfants dans nos sociétés modernes est devenu beaucoup plus compliqué au niveau social, politique et religieux que pendant les décennies précédentes. Mike n'a aucune certitude dans ce domaine, uniquement des craintes, et c'est la même chose pour tous les parents, ou ça devrait l'être. Ses conflits intérieurs font de ce livre un ouvrage à la fois divertissant et sincère. Nouvelles du front d'un père moderne est non seulement destiné aux parents mais aussi à tous ceux qui veulent réfléchir à l'influence que notre monde a sur les jeunes, et franchement, cela concerne tout le monde. »- Julia Wertz auteur de L'attente infinie et Whiskeys et New York.Au fil d'une douzaine d'histoires courtes, autobiographiques ou non, Mike Dawson nous livre un commentaire décalé et sensible sur des questions liées à l'éducation des enfants. Entre le choix des jouets, l'apprentissage du vélo et ses angoisses anticipées sur les futurs petits amis de sa fille, il met en évidence la difficulté de rester un parent zen dans un mode contrasté où les fusillades dans les écoles et les princesses Disney bénéficient de la même couverture médiatique.

  • Chez les Fun, tout le monde s'adore et les membres de la famille remercient chaque jour le ciel pour leur bonheur. Le père, Robert Fun, dessinateur d'un strip à succès dans lequel il met en scène sa propre famille et la mère, Marsha, femme au foyer modèle, ont quatre enfants, Robby, Molly, Mikey et J.T. Mais derrière cette façade de bonheur idéal se dissimulent de profondes fêlures. À la mort de la mère de Robert, l'édifice se craquelle et la famille Fun se décompose. Le père devient neurasthénique, la fille aînée a des visions de sa grand-mère décédée et se transforme en dévote, la mère tombe sous l'emprise d'un gourou et le fils aîné, Robby, se fait passer pour son père afin d'assurer les revenus de la famille.Satire extrêmement féroce et dérangeante de la famille idéale, La Famille Fun est aussi une charge violente contre la religion, contre certaines méthodes pédagogiques et contre les gourous du développement personnel... Pour accentuer cette satire, Benjamin Frisch joue sur des contrastes saisissants, entre le dessin coloré et rond des personnages rappelant le style graphique des strips américains des années 1950, et la noirceur des situations auxquelles les membres de la famille vont être confrontés.

  • Entre le 1er janvier 2011 et le 31 décembre 2015, le dessinateur canadien Dakota McFadzean a dessiné chaque jour un strip en quatre cases pour le mettre en ligne sur son site internet. Soit in fine un total de mille huit cent vingt-cinq strips dessinés sur une période de quatre ans ! C'est un accomplissement remarquable pour un jeune auteur (bien que ce type de contrainte soit familier aux dessinateurs de la presse quotidienne). Mais le plus remarquable est la facilité avec laquelle Dakota McFadzean jongle avec l'humour noir et l'absurde. Alternant brillamment des histoires complètement surréalistes avec des strips plus introspectifs, Dakota McFadzean sait varier les effets allant du gore à la poésie, avec un sens du rythme et de la réplique qui fait mouche à chaque fois...Puisque les éditions çà et là font bien les choses, nous allons publier l'intégrale des strips de Dakota McFadzean en deux volumes de plus de 300 pages chacun, reprenant les strips de 2011 à 2013 déjà publiés sous forme de recueil au Canada chez Conundrum Press mais également les strips réalisés entre 2014 et 2015, entièrement inédits au format papier in the whole wide world.Lauréat du Doug Wright Award 2016Nomination Slate Cartoonist Prize 2013Nomination Shuster Awards 2012

  • Juice - Tome 1

    Art Jeeno

    Mon, un jeune ado thaïlandais, fait sa rentrée des classes dans un
    nouveau lycée professionnel où il ne connaît encore personne mais où
    il est fermement décidé à trouver une petite copine. En lieu et place
    d'une petite amie, il fait rapidement la connaissance de Tim, forte
    tête du lycée et guitariste fan des Ramones. Mon va se lier d'amitié
    avec Tim et il réussi petit à petit à s'intégrer dans son groupe
    d'amis. Désoeuvrés et très peu motivés par leurs études, les lascars
    vont chercher à monter un groupe de rock tout en tentant de survivre
    à l'ennui qui les submerge cette année-là. Premier volume d'une
    trilogie consacrée à un trio d'ados, Juice permet de découvrir un
    nouveau pan du travail d'Art Jeeno, le jeune prodige de la scène
    thaïlandaise, dont çà et là a déjà publié Now en janvier 2018. Dans
    Juice, il met en scène le quotidien de ces ados thaïlandais sous
    pression, obligés d'être en uniforme au lycée et obnubilés par les
    filles, qui cherchent un exutoire à travers la musique occidentale.
    Dessinateur virtuose, Art Jeeno donne énormément de dynamisme à ses
    personnages volubiles et hyper expressifs, le trait vif et le
    découpage énergique étant au diapason de la véhémence de ces ados
    impulsifs.

  • Juice - Tome 2

    Art Jeeno

    Dans ce deuxième volume de la trilogie Juice, Art Jeeno continue
    d'explorer le mal être de jeunes thaïlandais qui se sentent bloqués
    dans un système rigide. On y retrouve Tim et Mon, le duo de lycéens
    fauteurs de troubles du premier volume. Tim s'est assagi et est en
    froid avec son ancien groupe d'amis. Il a abandonné son projet de
    monter un groupe en vue de participer à un tremplin musical et a
    planté les organisateurs du défilé scolaire dont il devait faire
    partie. Un jour, il tombe par hasard sur Nim, une jeune fille qui
    était son amie à l'école primaire et qui vient de se faire plaquée
    par son petit ami. Les deux ados mal dans leur peau vont se mettre
    ensemble, amenant progressivement Tim à se poser des questions sur ce
    qu'il veut réellement faire. De son côté, Mon qui poursuit envers et
    contre tout le projet de groupe de rock a décidé de se mettre à la
    batterie et s'avère étonnamment doué. Les deux comparses décident
    finalement de former un duo et parviennent à convaincre
    l'administration scolaire de les laisser jouer au lycée de filles où
    étudie Nim. Tout ne va pas se dérouler exactement comme prévu...

  • Kent State

    Derf Backderf

    Après l'autobiographie (Mon Ami Dahmer) et l'autofiction (Trashed),
    l'auteur américain Derf Backderf réalise un magistral documentaire
    historique sur les années 1970 et la contestation contre la guerre du
    Vietnam. Kent State relate les événements qui ont mené à la
    manifestation du 4 mai 1970 et à sa violente répression sur le campus
    de cette université de l'Ohio. Quatre manifestants, âgés de 19 à 20
    ans, furent tués par la Garde nationale au cours de cette journée.
    Cet événement marqua considérablement les esprits et provoqua des
    manifestations gigantesques dans tout le pays avec plus de quatre
    millions de personnes dans les rues, marquant un retournement de
    l'opinion publique sur l'engagement américain au Vietnam. Derf
    Backderf, avait 10 ans à l'époque des faits. Il a vu des troupes
    traverser sa ville en 1970, et il a été profondément marqué par la
    répression sanglante de la manifestation du 4 mai. Dans Kent State,
    il brosse le portrait des étudiants qui seront tués au cours de la
    manifestation ainsi que celui d'un membre de la Garde nationale. Sa
    description détaillée de la journée du 4 mai 1970, montre comment
    l'incompétence des responsables locaux a débouché sur une véritable
    boucherie. Derf Backderf a consacré trois ans à la réalisation de
    Kent State, il a réalisé un véritable travail journalistique et
    interviewé une dizaine de personnes ayant participé à la
    manifestation. Kent State est un récit extrêmement prenant, poignant,
    une leçon d'histoire et une démonstration implacable de l'absurdité
    de l'utilisation de la force armée pour contrôler des manifestations.

  • Ne regarde pas

    Anabel Colazo

    Blanca sait que les fantômes n'existent pas. Ni les extraterrestres.
    Rien de tout ça n'existe. En revanche, ses amis sont bien réels.
    Eric, Sam, qu'elle n'a pas vue depuis trois ans, et Cookiefire, une
    youtubeuse fan de mangas à l'eau de rose. Blanca distingue très bien
    ce qui est réel et ce qui ne l'est pas, mais il y a cet être étrange
    qui apparaît et que personne ne peut voir, sauf elle. Serait-ce une
    sorte d'avertissement ? Pour le moment, ce qui semblait devoir être
    un jour comme les autres s'est terminé par une nouvelle apparition
    mystérieuse suivie d'une découverte macabre : le cadavre d'une fille
    sur la plage. Cet événement replonge Blanca dans ses souvenirs du
    terrible accident qui s'est déroulé des années auparavant... Après
    Proches Rencontres qui abordait le thème des victimes d'enlèvements
    par des extraterrestres, Anabel Colazo continue d'explorer les mythes
    de la pop culture, dans un récit inspiré des « creepypastas », ces
    légendes urbaines qui circulent sur internet. Comme dans son
    précédent livre, Anabel Colazo pratique les faux semblants : le
    dessin crayonné, les personnages aux traits enfantins et les couleurs
    explosives dissimulent en réalité de sombres secrets.

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