Bandes dessinées / Comics / Mangas

  • Ada

    Barbara Baldi

    1917, quelque part en Autriche. La jeune Ada vit seule avec son père,
    un bûcheron aussi rustre qu'autoritaire. Le talent et la curiosité de
    la fillette pour la peinture ne font qu'attiser la colère et le
    mépris du père. Consciente que l'affrontement n'est pas une option,
    Ada fait mine de se soumettre à l'autorité paternelle, pour mieux,
    secrètement, s'adonner à sa passion. Pour autant, l'orage se prépare
    au loin et il sera difficile d'y échapper...

  • En perpétuel mouvement, le voyageur parcourt en auto-stop l'immensité des États-Unis en quête de l'origine de son mal, étrange et apparemment incurable : l'immortalité. Au gré de ses rencontres, progressant d'un siècle à l'autre, il observe les changements du monde qui l'entoure et qui court, selon toute vraisemblance, inexorablement à sa perte.

  • Nottingham, 1851. À la mort de la comtesse, sa grand-mère, Clara
    hérite du domaine, et sa soeur, à son grand dam, du patrimoine
    financier. Les soeurs se séparent. Clara abandonne ses beaux atours
    pour enfiler ceux du labeur, bien décidée à sauver le domaine de
    Flintham qui tombe en décrépitude. Malgré ses sacrifices et ses
    efforts, elle est bientôt contrainte de vendre ses biens, de
    congédier les serviteurs, et d'abandonner sa grande passion, le
    clavecin.

  • Katherine continue de parler à son frère bien-aimé, récemment décédé.
    Liam parle à la femme qui l'a quitté, comme si elle était toujours
    là. Marzia, elle, ne parle à personne. Et Rocio, de ses caméras,
    observe.

  • Victor, adolescent gentil et timide, essaie désespérément d'attirer
    l'attention de Patricia, sans grand succès. Mais celle-ci est victime
    d'un grave accident. à son retour au lycée, Patricia est
    métamorphosée : elle est désormais mi-femme, mi-robot. Mais Victor va
    rapidement constater que c'est bien plus que l'apparence de sa
    camarade qui a changé...

  • Guido, Moreno dit « Grisou », Katango et les autres... un groupe
    d'adolescents qui traînent les rues d'une banlieue qui ressemble à la
    campagne. Qui fréquentent avec la même nonchalance le même lycée
    technique. Leurs journées s'égrènent entre bars, billards et balades
    en voiture ; leurs nuits, ils les passent à fumer ensemble au bord du
    fleuve. Tout près de là, dans une ferme en ruine, vit une famille de
    /> slaves nomades. « Les Gitans, tous des voleurs et des mécréants»,
    persiflent avec mépris les gens du coin. Parmi ces Gitans, Loretta,
    une fille sauvage en qui les garçons voient tour à tour une sorcière
    ou une gamine déjà vieille...

  • Sur fond de Guerre d'Espagne et de communauté anarchiste, Lorena Canottiere dresse avec Verdad le portrait subtil d'une jeune femme obstinée, passionnée et éprise de justice et de liberté. Un personnage inoubliable, porté par un dessin puissant, très personnel et d'une grande poésie. Où la petite histoire s'imbrique subtilement dans la Grande.

  • Au sortir d'une rupture douloureuse, K. est poussé par son meilleur ami à rejoindre «Lovebug», un site de rencontres en vogue. Il s'embarque donc à la recherche d'un nouvel amour. Mais très vite, sa quête se transforme en frénésie sexuelle, faite de frissons bon marché et de stimulation incessante. Perdu au milieu d'un océan de chair numérique, K. se découvre vite totalement dépendant de ces rencontres éclairs. Comme un enfant dans un magasin de friandises, il ne sait plus s'arrêter, tandis que Lovebug lui offre une sélection sans fin de compagnes éventuelles. Peu à peu, K. va perdre son intégrité, ses amis, et même ses chances de rencontrer un amour véritable, tant l'addiction est devenue puissante...A l'ère des rencontres numériques, se connecter et rencontrer une personne qui nous est totalement étrangère est devenu aussi facile que de commander des sushis. Les règles du jeu de l'amour ont changé - désormais déterminées par des photos de profil, des statistiques, des logiciels. Où s'en est donc allé le romantisme dans tout ça ? Comment la toile Internet a-t-elle affecté notre façon d'aimer ? Entre espoirs amoureux et intoxication numérique, Koren Shadmi nous donne ici, au fil des rencontres, quelques réponses, pleines d'humour, de sincérité et parfois, aussi, de cynisme.

  • A l'heure où l'on disserte, avec un aplomb sans pareil, à propos de la violence de l'insurrection algérienne emportant tout sur son passage tel un fleuve sorti de son lit, El Djazaïr a le poids d'une évidence.Cette bande dessinée nous rappelle que la première violence fut celle des rives qui l'enserraient. Et de cette violence-là, la violence coloniale, ceux qui se prélassent dans le marigot ont à coeur de taire la cruauté ordinaire et l'insondable cupidité.34 ans après sa publication en espagnol, le trait d'El Djazaïr ne s'est pas émoussé. Le dessin de Luis Garcia en conserve intact le tranchant. Il cisèle une fresque sans pareille de ce que fut la longue nuit coloniale pour le peuple algérien.Et 124 années de luttes pour se défaire du joug de la France.Jusqu'à ce Ier novembre 1954 ou s'initia l'assaut final...

  • Dans tous les domaines, les sciences, les arts, la politique, on rencontre des hommes et des femmes à l'existence surprenante, à la destinée farfelue, aux inventions stupéfiantes, dont la grande Histoire ne retient pas toujours les noms, qui ne gagnent pas forcément leur entrée dans les dictionnaires. Simon Schwartz s'est attaché à 33 de ces personnages remarquables. Le résultat est à la fois envoûtant et drôle, et on peut naviguer dans ce bel album comme dans une délicieuse encyclopédie du bizarre. Qui offre un intéressant point de départ à cette réflexion: qu'est-ce que la normalité chez l'espèce humaine ? Original et réjouissant.

  • Suite et fin de Fun, saga brillante et drôle de l'un des passe-temps les plus populaires au monde : les mots croisés.À la fin de Fun, nous avions laissé nos deux compères, Zeno Porno et Pippo Quester, la tête pleine d'énigmes. Qui est donc cette jeune fille mystérieuse qui a tiré sur le professeur ? Et pour quelle raison ? Les fameux mots croisés dont ils s'emploient tous deux à retracer l'histoire ont-ils d'autres connections secrètes à révéler ?More Fun nous emmène cette fois vers le Paris des années 1970, où Georges Perec commence à publier une grille hebdomadaire dans Le Point ; dans le Milan des années 1930, quand l'ingénieur sarde Giorgio Sisini fonde une revue dédiée aux jeux, La Settimana enigmistica ; à New York aussi, la ville qui vit naître les mots croisés...

  • Un jeune homme élégant vient visiter une chambre à louer dans un appartement. L'appartement est immense, classieux ; la chambre est libre, l'affaire est vite conclue avec les autres locataires. Mais voilà que bien vite, le nouvel arrivé découvre qu'il ne peut plus sortir... pas davantage que les autres occupants. La porte par laquelle il est entré semble condamnée, comme le sont les fenêtres, et toute autre issue. Ainsi commence Abaddon, roman graphique de Koren Shadmi, jeune New-Yorkais d'origine israélienne. Ainsi commence un cauchemar polymorphe, où l'auteur, dans un graphisme très personnel et fascinant, alterne le quotidien emmuré des cinq protagonistes et les cauchemars du héros, hanté par des images de guerre. Immédiatement, le lecteur est pris au piège, happé par l'angoisse, et l'on n'aura de cesse de tenter de trouver une explication à cet enfermement. Le héros est-il victime d'une machination infernale, ou bien en proie à la folie ? Quel est le lien entre ses récurrentes visions guerrières et sanglantes et ses quatre très étran-ges colocataires, dont aucun ne semble vouloir regagner le monde extérieur ? Ce bijou noir n'est pas sans évoquer Le Locataire chimérique de Topor, où drame et comique se côtoient avec talent. On le lit d'une traite, partagé entre fascination et curiosité...

  • En Inde, et en rêve, le jeune Hélios est convoqué par les Mères sacrées du temple d'Orissa pour se voir confier une mission : aller à Bombay, y retrouver la trace d'une jeune fille disparue. La route d'Hélios croisera celle du riche sultan Othmar Babula, qui le mènera à la rencontre de la belle et mystérieuse Aparna Tagore, elle-même éperdument amoureuse du fantôme du célèbre danseur Nijinski... C'est une histoire d'amour et de captivité. Un récit de destins croisés à Bombay, la ville des souvenirs infinis et des passions qui ne veulent pas mourir. Ce livre fut inspiré à son auteur par l'histoire vraie d'Elissa Rhais, une danseuse enlevée par son prétendant et enfermée dans un harem pendant17 années. Rendu fou de rage par son amour non partagé, le sultan tout-puissant se vengera sur la belle en la gavant telle une bête, déformant à dessein le corps désiré et inaccessible.Igort se livre ici au jeu de boîtes chinoises qui lui est cher, offrant une déambulation entre Inde, Turquie et Russie. De longs voyages, colorés et mystérieux, en quête de quoi ? D'une identité qui se dérobe. D'un amour qui confine à l'enfermement.

  • A l'issue du premier volume d'Abaddon, son héros, Ter, était finalement parvenu à s'extraire de l'appartement où il semblait devoir passer le restant de ses jours. Pourtant, la dernière page laissait présager que cette sortie ne serait pas aussi simple qu'espérée. L'adieu à ses quatre colocataires en était-il vraiment un ? Sur quoi les cauchemars et visions de guerre terrifiants qui hantaient Ter vont-ils finalement déboucher ? Enfin, le mystérieux Abaddon trouvera-t-il explication rationnelle ?Dans ce second volume, Koren Shadmi continue de développer son univers intrigant et fascinant, avec une maîtrise de la narration toujours aussi remarquable.Comme pour le premier opus, impossible de lâcher celui-ci avant la fin, le lecteur est happé : autant par l'intrigue dérangeante, qui semble être le creuset de toutes les obsessions et sentiments humains engendrés par nos relations aux autres, conflictuelles, torturées, aliénantes, que par le graphisme, au découpage fluide et efficace, porté par les mêmes rouge et vert déconcertants.Si l'intrigue s'épaissit, une chose est certaine : avec Abaddon, Koren Shadmi aura réussi à imposer un style très personnel, et tiré de toutes les influences déjà évoquées à son sujet - de Kafka à Sartre en passant par Topor - une oeuvre puissante et d'une originalité rare.

  • Dans un futur proche, Almo Brasil, écrivain en manque d'inspiration, s'embarque pour la planète Balhore. Là, au milieu des rêves et des hallucinations, il devient si facile de se perdre, autant que dans les bras de la belle Zelda... pour mieux se trouver ?Hypnotique à la Moebius, illuminé à la Burroughs, le récit de Marco Galli nous embarque pour un voyage hallucinatoire et psychédélique. Après ce saut dimensionnel, rien ne sera plus comme avant. Restera, peut-être, le plus insondable des mystères, celui du coeur humain.

  • Ce roman graphique du jeune américain Theo Ellsworth est pour le moins étonnant. Invité en un voyage surréaliste dans les méandres de l'esprit de l'auteur, le lecteur est embarqué ici dans un dédale de forêts, de villes et de cavernes extraordinaires, dans un univers onirique peuplé de monstres bienveillants qui ne sont pas sans rappeler les Maximonstres de Maurice Sendak. Nous proposant d'effectuer ce voyage à la première personne, il offre une vision inédite de l'esprit du créateur, complexe, tortueux, fascinant, d'une richesse infinie. Comme dans un rêve, Ellsworth enchaîne les aventures - nos aventures - avec une chaleur et une sincérité qui séduisent immanquablement. Son sens du détail très poussé nous entraîne dans chaque page, dont chaque relecture propose de nouvelles découvertes. Si l'exploration de l'inconscient de l'artiste n'est pas un sujet neuf, on peut sans peine dire de Capacity que ce roman graphique s'y livre de manière visionnaire et, sans nul doute, est de ceux qui marquent profondément ses lecteurs.

  • En 1938, l'Italie fasciste promulgue de nouvelles lois raciales.
    Mais, contrairement aux mesures prises en Allemagne, aucun arrêté ne
    vise les homosexuels. Dans l'Italie d'alors, en effet, tous les
    hommes sont actifs, virils et certainement peu enclins à une telle
    faiblesse. C'est en tout cas ainsi que Mussolini règle officiellement
    la question. Mais la réalité est tout autre. Une intense répression
    s'est abattue à cette époque sur les homosexuels : de 1938 à 1942,
    environ 300 Italiens ont été envoyés en prison au motif de leur
    orientation sexuelle. Rares sont ceux qui, par la suite, ont accepté
    de témoigner de la répression subie, et ceux-là ont préféré
    dissimuler leur identité. C'est ainsi que débute ce récit, qui
    s'inspire de la figure d'un des rares témoins de ce pan sordide de
    l'Histoire.

  • 1955, côte adriatique. C'est l'heure du miracle économique pour
    l'Italie, et les plages qui bordent l'hôtel Ariston accueillent un
    tourisme tout neuf. De cet hôtel comme d'un théâtre, Ariston Hotel
    explore la scène et les coulisses. Au travers des vies, aventures,
    anecdotes des clients comme du personnel, l'album égrène trois
    décennies et raconte, autour du personnage central de Renata, la
    propriétaire des lieux, une histoire de l'émancipation féminine.

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