• Au bal des absents

    Catherine Dufour

    Claude a quarante ans, et elle les fait. Sa vie est un désert à tous points de vue, amoureux et professionnel ; au RSA, elle va être expulsée de son appartement. Aussi quand un mystérieux juriste américain la contacte sur Linkedin - et sur un malentendu - pour lui demander d'enquêter sur la disparition d'une famille moyennant un bon gros chèque, Claude n'hésite pas longtemps. Tout ce qu'elle a à faire c'est de louer la villa « isolée en pleine campagne au fond d'une région dépeuplée » où les disparus avaient séjourné un an plus tôt. Et d'ouvrir grands les yeux et les oreilles. Pourquoi se priver d'un toit gratuit, même pour quelques semaines ? Mais c'est sans doute un peu vite oublier qu'un homme et cinq enfants s'y sont évaporés du jour au lendemain, et sans doute pas pour rien.

  • Entends la nuit

    Catherine Dufour

    La chair et la pierre sont de vieilles compagnes. Depuis des millénaires, la chair modèle la pierre, la pierre abrite la chair. Elle prend la forme de ses désirs, protège ses nuits, célèbre ses dieux, accueille ses morts. Toute l'histoire de l'humanité est liée à la pierre.
    Quand on a 25 ans, un master en communication, une mère à charge et un père aux abonnés absents, on ne fait pas la difficile quand un boulot se présente.
    Myriame a été embauchée pour faire de la veille réseaux dans une entreprise du côté de Bercy, et elle découvre une organisation hiérarchique qui la fait grincer des dents : locaux délabrés, logiciel de surveillance installé sur les ordinateurs, supérieurs très supérieurs dans le style british vieille école.
    Mais quand un de ces supérieurs s'intéresse à elle via Internet au point de lui obtenir un CDI et lui trouver un logement, elle accepte, semi-révoltée, semi-séduite...

    Mauvaise idée ? Pas pire que le secret qu'elle porte.

    Myriame est abonnée aux jeux dangereux dans tous les cas, et sa relation avec Duncan Algernon Vane-Tempest, comte d'Angus, décédé il y a un siècle et demi, est à sa mesure. Du moins le croit-elle.

    Catherine Dufour, éprise de légendes urbaines, nous offre avec ce roman un « anti-Twilight » tout en humour et une ode à Paris bouleversante.

  • Et si, après plus d'un siècle de vie, vous vous retrouviez dans un corps tout juste sorti de l'adolescence ?
    Et si, en guise de petit boulot, le huitième cumulé depuis le début du mois, on vous proposait enfin un vrai job : mourir ?
    Et si, finalement, votre meilleur ami était ce machin bizarre aux allures de R2-D2 laissé par votre coloc' dans l'appartement ?
    Et si vous n'étiez pas vous, mais le clone de vous ?
    Et si Patrick Bateman était... une femme ?
    Et si l'Intelligence Artificielle avait déjà gagné ?
    En dix-sept récits comme autant de coups de couteau, Catherine Dufour esquisse les contours d'un futur qui ne parle que de nous-mêmes, la place qu'on y prendra et, de fait, la manière dont il nous traitera. Une science-fiction radicale, à l'os, à en faire mal parfois, souvent à en rire, à en pleurer toujours - de joie comme de tristesse.

  • Science-fiction, fantastique et fantasy.
    Catherine dufour aborde l'ensemble de ces domaines avec un égal bonheur et s'affirme ici comme une nouvelliste de tout premier plan. au programme: des préfaces signées richard comballot et brian stableford, vingt récits dont sept inédits, une postface de catherine dufour, un entretien, une bibliographie exhaustive. l'accroissement mathématique du plaisir, qui réunit vingt nouvelles dont "l'immaculée conception", lauréate du grand prix de l'imaginaire 2008, est son premier recueil.

    1 autre édition :

  • Ada Lovelace, fille du poète Lord Byron, est une lady anglaise perdue dans les brumes du xixe siècle. Nous voilà   cent ans avant le premier ordinateur, et personne ne se doute que cette jeune femme maladive, emprisonnée dans un corset, étouffant entre un mari maltraitant et une mère abusive, s'apprête à écrire le premier programme informatique au monde.
      À 25 ans, déjà mère de trois enfants, Ada Lovelace se prend de passion pour les mathématiques. Elle rencontre Charles Babbage, qui vient de concevoir une machine à calculer révolutionnaire pour l'époque. C'est en la voyant qu'Ada a soudain l'intuition de ce qui deviendra l'informatique.
      Sans elle, pas d'Internet, pas de réseaux sociaux, pas de conquête de l'espace.
    Dans cette biographie truculente     la première consacrée à Ada Lovelace en français   , Catherine Dufour met en lumière le destin méconnu d'une pionnière qui a marqué notre civilisation par son génie et son audace.
     
    Ingénieure en informatique, Catherine Dufour est aussi chroniqueuse au Monde Diplomatique et chargée de cours à Sciences Po. Deux fois lauréate du Grand Prix de l'Imaginaire, elle a publié de la fantasy et de la science-fiction. Aux éditions Fayard, elle est l'auteure de L'Histoire de France pour ceux qui n'aiment pas ça (Mille et une nuits, 2012) et du Guide des métiers pour les petites filles qui ne veulent pas finir princesses (2014).

  • « La fée haussa les épaules :
    - Ces jeunes sont aussi agréables qu'une descente de moustiques. Que veux-tu qu'ils fassent de pire que brailler, tout casser, écrire des gros mots sur les murs et flanquer le feu aux charrettes ? Se mettre à descendre tout le monde en pleine rue ?
    - Et ton coach sportif, demanda Pétrol'Kiwi en arrachant un étage de champignons d'un coup sec, il a des nouvelles de Figuin, de son côté ?
    - Aucune. Je me demande si c'est un signe. Figuin adorait faire du sport. Il n'aimait que ça, à vrai dire.
    Pétrol Kiwi se figea, champignons en main.
    - S'il a renoncé au plaisir de sa vie, grogna-t-elle, je crains qu'il fasse en sorte que ça ne dure pas trop longtemps.
    - Quoi ? D'arrêter le sport ?
    - Ça. Ou la vie. »

    Un roman de fantasy, avec des elfes, des lutins, des fées, des bourdons magiques... et des métis ogro-nains.

    Dans l'immense ville de Scrougne, un garçon nommé Figuin vit très mal le racisme et la misère auxquels il est confronté. C'est alors qu'entre en scène un banquier... Froid, inusable, immensément riche, il cherche à l'être plus encore. Il décide de creuser un fossé au milieu de la population, afin de jeter une moitié aux trousses de l'autre - qui lui achètera des armes au passage. Il lui faut un garçon un peu paumé à endoctriner, pour l'envoyer se faire exploser au milieu d'une fête de quartier.
    Catherine Dufour, avec la verve qui a fait le succès de Blanche Neige et les lance-missiles, renoue avec la fantasy pour mieux dire les désordres du monde dans lequel nous vivons, et les peines immenses qu'ils engendrent.

  • Dernièrement, j´ai feuilleté le catalogue Jouets d´un grand magasin. Sur fond bleu : des autos, des motos, des bateaux et des boîtes de petit chimiste amusantes. Sur fond rose : des poupées qui marchent, parlent et (New !) font leurs dents, dix Barbie princesse et une Barbie passe la loque + son chariot de ménage avec de nombreux articles (seau, balai, balayette, pelle, lessive. « Facile à monter »).Materner, c´est très bien, faire le ménage, c´est nécessaire et s´habiller sexy peut être agréable, mais ce ne sont pas les trois seules façons pour une fille de gagner sa vie. Il y en a beaucoup d´autres, souvent bien mieux payées.J´ai donc, afin de compléter ce catalogue, composé un Guide des métiers pour les petites filles qui compte près de 50 fiches-métier (d'agent secret à voileuse, en passant par casse-cou, héroïne ou tortionnaire).Chaque fiche détaille, à travers des exemples concrets, les avantages et les aléas de la profession concernée. Des indications pratiques, comme « études conseillées », « salaire en début de carrière » ou « espérance de vie », accompagnent le texte.

  • « L´histoire de France, quel ennui... » C´est votre opinion ? Alors ce livre a été écrit pour vous. Car l´histoire de France, en réalité, c´est mille ans de film d´action et je vais vous le prouver. La scène ? Elle est grande comme l´Europe. Le décor ? Des palais, des gibets, des bals masqués, des bûchers et des champs de bataille encore fumants. Le pitch ? Des rois fastueux chevauchent de défaites en victoires, escortés par des chevaliers en armure, des ministres sournois, des moines déments et des reines étranglées.
    Avec, en guest starts, une princesse qui collectionne dans les boites d´argent les coeurs de ses amants, un pape qui boit du sang de petit garçon, un vieux souverain qui gagne une guerre en saoulant toute l´armée ennemie, un jeune despote qui fait payer un sac d´or le droit de le regarder assis sur sa chaise percée et un fier guerrier bouilli dans un chaudron, comme un vulgaire pot au feu.

    (Notez bien : le livre que vous avez entre les mains n´est pas l´oeuvre d´une historienne, c´est bien celle d´une amateur de livres d´histoire. Il a été relu et approuvé par un véritable historien.)

  • Génie précoce, Musset écrit tout ce qu'il a à écrire avant ses trente ans. Ensuite, il sombre. L´ensemble de son oeuvre tient toute entière sur une trame étroite : un jeune homme de bon milieu tente en vain de concilier de hautes aspirations existentielles, spirituelles et amoureuses avec une furieuse envie d'aller se bourrer la gueule au bordel. Son nom n'aurait probablement pas passé deux siècles si, un beau jour de 1834, il n'avait décidé d'écrire Lorenzaccio. Faites le test. Demandez autour de vous : « Musset ? » On ne vous répondra pas : « Qui ? » Ni même : « Quel ennui ! », mais « Lorenzaccio. » Pourquoi un tel succès ? Moi aussi, comme tant d'autres, j´ai lu et relu Lorenzaccio, je l´ai vu et revu, en live et en différé, au parterre et en baignoire... J´ai lu toute la littérature sur la pièce. Jamais nulle part je n´ai lu ce qui, pourtant, m'a toujours crevé les yeux : si Lorenzaccio a autant de succès depuis sa publication,c´est parce qu´il parle de sexe. Quasiment que de sexe. Et quand il ne parle pas de sexe, il parle de violence érotisée. En clair : avec du sexe. Catherine Dufour relit de manière torride et décapante le chef-d´oeuvre de Musset. INEDIT.

  • Cette nouvelle est extraite du recueil L'Accroissement mathématique du plaisir

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