Littérature générale

  • Prends ma main Donald raconte les tribulations de quelques esprits dérangés, membres d'un groupuscule crypto-religieux et complotiste qui croient en l'existence du Mal sous la forme de dinosaures nains et souterrains, et supérieurement intelligents, les Troodons... Y sont narrées, avec verve et ironie, les "révélations" de ces demeurés, leurs rivalités lamentables, leurs cuites et leurs baises, leurs minables entreprises de prosélytisme. Incongru, foisonnant, drôle, érudit, ce livre, en même temps très actuel, moque pas mal de manifestations de la crédulité contemporaine.

  • Kendokei

    Julien Péluchon

    « Elle consultait anxieusement son smartphone au balcon quand le séchoir s'écroula à ses pieds. Un panier de pinces à linge se déversa dans la rue poisseuse. Elle gloussa. Il la trouva minable, repensa à l'action hors du commun qu'il avait réalisée la veille. Cette fille ne lui rendait pas justice. - Déjalo, lâcha-t-il, en allant jeter sa roulée par la fenêtre, puis le séchoir, où pendaient deux petites culottes et une paire de chaussettes, à travers la pièce. Il chaussa ses claquettes, enfila le débardeur mité, son armure pièce par pièce de ce qu'il en restait et s'en fut par l'habituelle défenestration. Ainsi commença sa journée. » Le kendokei est tout à la fois un art martial et une philosophie créés par un Japonais chrétien du XVIIe siècle, mort à Dunkerque après avoir combattu avec l'Armada espagnole. Dans le Madrid contemporain, en dehors des vicissitudes quotidiennes (l'alcool, le crack, le chômage, son ex-femme Isabel et sa maîtresse Milagros), Donald Leblond enseigne la pratique du kendokei à son deshi (disciple). La nuit venue, revêtu de son armure de coléoptère géant, il devient El Escarabajo (Le Scarabée) et survole les toits de la ville pour défendre le Bien contre le Mal.

  • Pop et Kok

    Julien Péluchon

    Fin du XXIIe siècle. La Terre est dévastée. Tout n'est plus qu´éboulis, friches et terrains vagues contaminés où zonent barbares, zombies et bêtes sauvages. Pour survivre et s´élever socialement, Pop et Kok, deux irréductibles optimistes, sortes de Bouvard et Pécuchet de l´apocalypse, montent des petites entreprises minables qui échouent non moins minablement. Ils ont des amours lamentables, défendent leur peau contre les barbares.
    Comment continuer de plaire, d'aimer et envisager une relation stable au milieu des décombres radioactifs ? Que faire de ses proches quand ils deviennent zombies ? A quoi ressemble le bonheur après la fin du monde ? Telles sont les questions vitales qui jalonneront l'existence de Pop et Kok, des ruines de Rouen au rivage désolé de la Manche. Tout ça finira mal, on s´en doute.

  • On découvre John en classe de terminale, en 1986, dans un lycée du Havre. C'est un solitaire, un misanthrope et un nihiliste, qui voudrait ne croire en rien. Il aime la vie, mais sans en exiger beaucoup. Tout ce qu'il voudrait, c'est baiser la fabuleuse Labies Mondor, la plus belle fille du lycée. Cependant, un mystérieux personnage lui prédit qu'il mourra à trente ans. En partie parce qu'il croit ainsi échapper à son destin, il s'engage, sans conviction, dans une carrière d'acteur de téléfilms et devient le duc du Val, un personnage extravagant qu'il interprète à merveille, malgré son mépris du métier. Gloire factice, petite vie bourgeoise avec Labies "au corps utopique", vacuité, ennui. John voudrait pouvoir déjouer la fatalité. Malheureusement, il le sait, c'est toujours en croyant tromper le destin que les héros l'accomplissent. Avant cela, du sang coulera, des têtes tomberont.

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