• Le dernier enfant

    Philippe Besson

    " Elle le détaille tandis qu'il va prendre sa place : les cheveux en broussaille, le visage encore ensommeillé, il porte juste un caleçon et un tee-shirt informe, marche pieds nus sur le carrelage. Pas à son avantage et pourtant d'une beauté qui continue de l'époustoufler, de la gonfler d'orgueil. Et aussitôt, elle songe, alors qu'elle s'était juré de se l'interdire, qu'elle s'était répété non il ne faut pas y songer, surtout pas, oui voici qu'elle songe, au risque de la souffrance, au risque de ne pas pouvoir réprimer un sanglot : c'est la dernière fois que mon fils apparaît ainsi, c'est le dernier matin. "Un roman tout en nuances, sobre et déchirant, sur le vacillement d'une mère le jour où son dernier enfant quitte la maison. Au fil des heures, chaque petite chose du quotidien se transforme en vertige face à l'horizon inconnu qui s'ouvre devant elle.

  • Les terres ingrates du Nebraska, glacées en hiver, caniculaires en été, soumises à de violentes tempêtes. Des voix féminines y résonnent et s'entremêlent, défiant le temps perdu tout autant que l'avenir.
    Il y a Cora, qui épouse un fermier au début du XXe siècle.
    Il y a Madge, leur fille, et Sharon Rose, élevées comme des soeurs.
    Madge qui devient une femme de la campagne dure à la tâche, désireuse de se marier.
    Et Sharon Rose qui part étudier à Chicago, observant de loin la vie de la famille et de la ferme qui continue sans elle.
    C'est l'époque où arrivent le téléphone, le réfrigérateur et la télévision - la modernité. C'est l'époque où le monde, leur monde, change.

    /> Paru en 1980, Chant des plaines n'avait jamais été traduit dans notre langue. Les lecteurs français pourront dorénavant découvrir l'écriture éblouissante de Wright Morris, capable d'embrasser l'immensité des paysages comme l'intimité sensible de ces femmes fortes.

  • - 25%

    Le meilleur moyen d'alléger ses peines, c'est encore de les partager.
    Avec son sable fin et son ciel azur, L'Avenue du Parc Resort and Spa est l'endroit idéal pour se remettre d'un coup dur. À condition de donner sa chance à la chance.
    Alors que Samya tente de pardonner l'adultère de son mari, Alison aimerait oublier qu'elle s'est fait plaquer au pied de l'autel. Jessie s'est excusée mille fois pour le chat et le lave-linge, mais Jérémy est à bout : une pause s'impose. Apolline rêve d'un enfant qui ne vient pas. Quant à Mia, dix-neuf ans et déjà maman, elle se voit rejetée par sa famille. Geneviève, elle, perd peu à peu la mémoire.
    Ensemble, elles vont libérer leurs émotions et s'apporter un soutien inattendu.
    Avec, au bout du chemin, un gain inestimable : l'espoir.

  • Par les auteurs de Et je danse aussi.
    Après quatre ans de silence et ce qu'il appelle son " grand malheur ", Pierre-Marie Sotto décide d'écrire à Adeline Parmelan au sujet d'un certain carnet qu'il aurait laissé chez elle. Est-ce un prétexte pour reprendre contact avec celle qu'il n'a jamais oubliée depuis leur rupture ? En ce cas, le moment paraît très mal choisi. Occupée par son prochain déménagement vers le Canada avec l'homme qui partage désormais sa vie, Adeline a bien d'autres projets en tête que de renouer avec lui.
    Seulement, c'est sans compter sur le lien indéfectible qui les attache l'un à l'autre. De surprises en confidences, leur correspondance va les entraîner dans un tourbillon inattendu d'émotions.

  • En prenant à bras-le-corps l'expérience sensible du politique, ce numéro souhaite interroger la question de la légitimité politique : la dimension affective, et même charnelle, du champ politique et la légitimité de chacun à occuper ce champ, l'expérience sensible pouvant contribuer à une requalification politique de ce qui était jusque-là conçu comme échappant au politique.
    Peur, haine, indignation, passion, enthousiasme, confiance : loin d'être extérieurs au domaine du politique, les affects y prennent pleinement leur part - mais laquelle et comment ?
    En prenant à bras-le-corps l'expérience sensible du politique, ce numéro fait singulièrement écho à l'actualité la plus récente, française et mondiale. Des places et des ronds-points aux marches collectives puis au confinement, c'est tout notre présent qui invite à repenser les intensités du politique, comme les logiques émotionnelles et les affects communs qui le structurent. Ce volume s'efforce par conséquent d'appréhender la fabrique du politique à l'endroit même, parfois le plus quotidien, où les rapports de pouvoir s'élaborent, s'exaspèrent ou offrent prise aussi à la contestation radicale. Et s'il met en exergue les élans du présent, les soulèvements, clivages et slogans de notre époque, il vise également à les réinscrire dans leurs ancrages historiques, à arrimer les luttes sociales et les solidarités de groupe à la longue chaîne des générations. Ainsi révèle-t-il les infinies vibrations et incandescences qui font toute la chair du politique.
    Avec : Ludivine Bantigny, Déborah Cohen, Stéphanie Dechézelles, Serge D'Ignazio, Emmanuel Fureix, Boris Gobille, Alban Jacquemart, Antoine Lilti, Piroska Nagy, Julie Pagis, Nathalie Quintane, Federico Tarragoni et Sophie Wahnich.

  • Un collègue ou votre chef vous a-t-il déjà dit que vous preniez les choses "trop à coeur" ? Vous avez besoin de travailler au calme car le bruit vous épuise ? Vous avez tendance à être perfectionniste ? Pour vous, la bienveillance et l'écoute sont des qualités professionnelles essentielles, tout comme l'intuition et la générosité ?

    Il se peut que votre grande sensibilité vous prédispose à subir de plein fouet un environnement professionnel fondé sur la performance et la compétition, engendrant conflits, brouillage des repères et perte de sens.

    Ce livre riche en témoignages vous permettra d'évaluer votre sensibilité et d'en comprendre toutes les caractéristiques - une empathie surdéveloppée, un besoin d'engagement prononcé, une forte créativité et une révolte face aux injustices - pour faire de cette particularité une vraie force et vous épanouir au travail.

  • - 64%

    LE feel good book de l'hiver ! Une ode à l'amitié et la famille, touchante et toute en délicatesse.
    Alors que l'hiver est bien installé dans la péninsule de Finfarran, Hanna, Jazz, Mary et les habitants de Lissbeg se préparent pour les fêtes de fin d'année. Après le Café du jardin et le Psautier de Carrick, le petit village irlandais pensait en avoir terminé avec le changement et les bouleversements... c'est sans compter sur la jeune et pétillante Cassie Fitzgerald, fraichement débarquée de Toronto et en visite chez ses grands-parents. Bien loin de l'image pittoresque qu'elle se fait du village, la jeune fille découvre qu'à Lissbeg, Noël n'est pas qu'une affaire de chocolat chaud et de cadeaux sous le sapin.
    /> Conquise par la bourgade et ses habitants hauts en couleur, elle décide de s'installer pour un temps et d'aider sa famille et ses amis à remporter le concours de la plus belle Fête de l'Hiver. Tout semble se dérouler à merveille quand elle se rend compte que derrière les apparences se cachent de nombreux secrets et non-dits. Que se passet-il entre sa grand-mère Pat et son mari Ger ? Et qu'en est-il de Shay, ce bel inconnu rencontré sur l'île, certes séduisant, mais... honnête ?
    Après le succès de La Petite Bibliothèque du bonheur et du Petit Café du bonheur, Felicity Hayes McCoy retrouve le village de Lissbeg et ses héros du quotidien dans ce roman chargé d'amour et d'amitié. Le Petit Jardin du bonheur est le troisième titre de l'auteur publié aux éditions Prisma.

  • Poésie moderne

    Etienne Colle

    Parcours sensible écrit comme en chanson, qui slalome entre aphorismes, sentences en rimes, entre vers et poésie. Pensées égrainées dans leur salutaire proportion, nourriture pour tous âges, destinée à chacun selon son appétit et son propre chemin...

    Écriture atypique qui vous bouscule, originale aussi dans son format, pour une lecture nouvelle, à l'apparence naïve parfois, tels les enfants déversant des candides vérités, un leurre en réalité, pour vous offrir bien plus à discerner. Non issues d'autres lectures mais de la rue, des sentiers, de la nature surtout... 

    Énigmatique organisation de votre cheminement, passage à découvrir pour ne pas se perdre, martèlements de mots pour les ancrer, formateurs tels des mantras, sa lecture se fait intime, récoltant des chuchotements de songes...Tableaux furtifs, cadrés, des aperçus tels des paysages en fenêtres de train, quand quelques mots suffisent parfois à la manière d'un dessin.  

    Entrez en vous, ne vous attendez pas à une histoire toute faite, découvrez les phrases comme des îles à visiter, puis dans les lieux entre les lignes, pas des déserts, mais des ères, des pistes pour se poser, des espaces de blancs, des temps pour déglutir et réfléchir, un moment a votre portée...

  • De son Île Maurice natale à Haida Gwaii en passant par l'Amérique latine, Eileen Lohka nous convie à visiter une galerie de portraits d'hommes aux teintes sombres. Dans des textes aux formes diverses et sous de multiples horizons, ces hommes se déclinent en paysages contrastés et sensibles. Aux prises avec les autres, c'est pourtant avec eux-mêmes qu'ils devront composer. Seuls maîtres de leur destinée, ils apparaissent tantôt cruels et tyranniques, tantôt fragiles, tendres et secrets, toujours complexes. À vous, lecteurs, de découvrir la tragique richesse de leur humanité.

  • « Née d'observations et d'émotions, cette série de poèmes tente de traduire l'impact indélébile que créent parfois une scène éphémère, ou des moments fulgurants, chargés d'intensité. Telles des estampes gravées dans mon imaginaire, ces impressions sont nées d'images et de réflexions et de sensations fortes que m'a laissé, au fil du temps insaisissable, ma vie chronophage. » LGD empreintes est le cinquième recueil de poésie de Lise Gaboury-Diallo publié aux Éditions du Blé. En passant par quatre grands volets la poète se dévoile doucement et nous plonge, au fil des pages, vers son « moi » intime.

  • Un phare, ça n'a pas tous les jours vingt ans. Alors ça se fête ! Ratatiné sur ses pilotis bétonnés, à mille lieux des tailles mannequins des phares élancés, Phare-Du-Bout-Du-Monde souffle ses bougies. Mais partager un jour et une nuit avec Fabienne sa nouvelle gardienne parisienne, c'est pas du gâteau. Et quand la mer prend la couleur de l'encre, ça tangue haut. Le huis-clos prend l'allure d'une pyjama-partie iodée où la force des tourments fait surface... Un tête-à-tête impensable et pittoresque où la vraie hauteur d'un phare se mesure à la portée du regard qu'on lui accorde.
    Un tête-à-tête impensable et pittoresque où la vraie hauteur d'un phare se mesure à la portée du regard qu'on lui accorde.

  • Satie est dévastée par un immense chagrin. Elle quitte le Québec pour fuir jusqu'en Norvège, en espérant s'éloigner de sa peine. D'Oslo à Bergen, de Bodø aux îles Lofoten, la jeune femme rencontre des personnages qui l'aideront à faire son deuil puis à renaître. Un psychiatre séduisant, un mystérieux vieillard borgne, une aubergiste accueillante, un couple gai en vacances, une femme brisée par un amour toxique; des rencontres initiées par le hasard et qui, pourtant, tisseront une toile de solidarité et d'amour autour de Satie.

    Tout au long de l'histoire, l'art et les paysages de Norvège font écho aux émotions vives ressenties par la jeune femme. Le tableau Le Cri, d'Edward Munch, les statues de Vigeland, la brume ainsi que les pics rocheux du Nord, acérés comme des crocs qui déchirent le ciel, sans oublier le maudit soleil qui vole les nuits d'été, dessinent la tempête intérieure de l'héroïne avant sa renaissance.

    Avec sa trame fluide, qui coule à un rythme lent, mais continu, Ne me tue pas si tu t'en vas est un roman sur le deuil, l'espoir et surtout la force de vivre; des thèmes universels abordés avec sensibilité et profondeur par une auteure prometteuse. Et si nous avions tous besoin de nous rappeler que par les failles entre la lumière...

empty