Alire

  • Parole de Sarkozy, je m'étais juré de ne pas remettre les pieds à Saint-Trailouin. Après tout, la vie de mon fils en dépendait, et c'est pour être près de lui que j'ai ouvert il y a quelques mois une boutique de livres d'occasion à Drummondville. Or, quand Émile m'a annoncé qu'il partait pour la France avec mon ex, j'ai un peu pété les plombs... avant de réaliser que je pourrais peut-être tirer avantage de cette situation.
    Me voilà donc de retour à Malphas. Avec l'aide de Simon Gracq - ça n'a pas été simple de le convaincre de me faire à nouveau confiance -, je compte enfin mener à terme mon enquête sur ce qui se passe dans la cave du cégep. Et régler une fois pour toutes mon différend avec les Archlax père et fils. Et découvrir la véritable identité de Rachel Red et les motivations secrètes qui l'animent... et rêvons un peu, l'animer à mon tour.
    Hélas, malgré le subterfuge qui me permettait d'évoluer en sécurité à Malphas, je dois admettre que le plan que j'avais imaginé pour arriver à mes fins a rapidement foiré. Et me voilà de nouveau dans le « gros trouble ».
    Mais cette fois, je ne suis pas le seul dans le pétrin, car la grève étudiante est imminente à Malphas. Et un raz-de-marée de carrés rouges à Saint-Trailouin, ça risque d'être plus intense qu'ailleurs...

  • Après un mois de convalescence à l'hôpital de Saint-Devlon - les blessures récoltées lors de la dernière séance du club de lecture du cégep de Malphas n'étaient pas mineures -, je suis retourné à Saint-Trailouin, prêt à entamer la session d'hiver 2011. Enfin, je devrais plutôt dire « prêt physiquement », car pour le moral...  De fait, outre le mystère de l'inquiétant occupant de la cave du cégep, j'ai eu droit, pour me pourrir l'existence, au coup de téléphone de mon ex, qui m'a interdit de voir mon fils Émile pendant le temps des Fêtes, puis à une tentative d'assassinat. Oui, oui, vous avez bien lu : on a attenté à ma vie à moi, Julien Sarkozy ! Mais si je me doute bien de l'identité des personnes qui ont engagé le tueur - les Archlax père et fils -, je n'ai pas encore compris pourquoi je ne suis pas mort !  Si j'ajoute l'absence de Simon Gracq, toujours recherché par la police, mon doute grandissant sur la fiabilité de Rachel Red, ma divine collègue du département, pour enquêter sur le mystère de Malphas, et les morts qui surviennent autour de moi, vous conviendrez que j'ai de bonnes raisons d'avoir augmenté un tantinet ma consommation !
    Pourtant, c'est seulement quand j'ai trouvé la façon de m'introduire dans la cave du cégep que j'ai vraiment su ce que ça voulait dire, être dans le « gros trouble » !

  • Je m'appelle Julien Sarkozy. Oui, oui, je me prénomme bien Julien ! Professeur de littérature, j'étais fin prêt il y a quelques jours pour ma première session au cégep de Malphas. Le directeur pédagogique, Rupert Archlax, m'avait annoncé que j'aurais trois groupes dans le cours 102. Comme c'est celui qui se donne pendant la session d'hiver et que nous étions en août, j'avais tout de suite compris que mes élèves seraient ceux qui avaient coulé le cours à la dernière session.  Pour un professeur qui a quatorze années d'ancienneté - les trois premières à Montréal, les autres à Drummondville -, ce n'est pas la situation rêvée. Mais je ne me suis pas plaint : après ce qui est arrivé l'an dernier, je... Enfin, disons que j'étais simplement heureux de pouvoir continuer à enseigner et que le cégep de Malphas, qui est si reculé que même Internet haute vitesse n'est pas encore rendu ici, représentait ma dernière chance !  Et puis, comme je venais de vivre un divorce pénible, je croyais que l'éloignement et le calme allaient m'être bénéfiques. Mais j'ai vite déchanté en ce qui concerne le calme, car Malphas n'est vraiment pas un cégep comme les autres. Tellement que j'en suis à me demander combien il me restera d'étudiants en vie à la fin de la session...

  • REVUE ALIBIS N.53

    Revue Alibis

    LES FICTIONS :
    « Entre le Premier et le Deuxième Point », de Natasha Beaulieu ; « Paranoïa pour les nuls », de Chloé Barbe ; « Elles sont devenues des ombres », de Twist Phelan.
    LES ARTICLES :
    « Hard-Boiled Canada : les polars de David Montrose », de Norbert Spehner ; « Conversation avec Jussi Adler-Olsen », de Christine Fortier.
    LES CHRONIQUES :
    « Camera oscura » ; « Le crime en vitrine » ; « Dans la mire ».

  • REVUE ALIBIS N.52

    Revue Alibis

    LES FICTIONS :
    « Éducation à la napolitaine », de Jean Charbonneau ; « Et tout s'éteint », de François Leblanc ; « Pourquoi se battent les chiens », de Camille Bouchard.
    LES ARTICLES :
    « Le Cas Richard III », de Norbert Spehner ; « Conversation avec Maxime Houde », de Pascale Raud.
    LES CHRONIQUES :
    « Camera oscura » ; « Le crime en vitrine » ; « Dans la mire ».

  • Alibis 54

    Collectif

    LES FICTIONS :
    « N'en déplaise à James Bond », de Geneviève Blouin ; « Petite Sirène », de Daniel-Yves Crouzet ; « Les Patins de Cassandra », de Jonathan Reynolds ; « La Balle dans le coude de Pancho Villa », de Camille Bouchard.
    LES ARTICLES :
    « L'Année 2014 du polar québécois », d'André Jacques ; « Conversation avec Harlan Coben », de Pascale Raud.
    LES CHRONIQUES :
    « Camera oscura » ; « Le crime en vitrine » ; « Dans la mire ».

  • REVUE ALIBIS N.55

    Revue Alibis

    LES FICTIONS : Prix ALIBIS 2015 : « L'Écho du Terroir », de Camille Bouchard ; « Un désir secret pour la pluie », de Claude Lalumière ; « Quand débordent les fosses », de Sylvain Boïdo ; « Dégradations », de Frédéric Laflamme ; « Dernier Round », de Maxime Houde. LES ARTICLES : « Les Printemps Meurtriers de Knowlton », de Morgane Marvier ; « Conversation avec Maxime Chattam », de Christine Fortier. LES CHRONIQUES : « Camera oscura » ; « Le crime en vitrine » ; « Dans la mire ».

  • Je m'appelle Julien Sarkozy. Oui, oui, je me prénomme bien Julien ! Professeur de littérature, j'étais fin prêt il y a quelques jours pour ma première session au cégep de Malphas. Le directeur pédagogique, Rupert Archlax, m'avait annoncé que j'aurais trois groupes dans le cours 102. Comme c'est celui qui se donne pendant la session d'hiver et que nous étions en août, j'avais tout de suite compris que mes élèves seraient ceux qui avaient coulé le cours à la dernière session.
    Pour un professeur qui a quatorze
    années d'ancienneté - les trois premières à Montréal, les autres à Drummondville -, ce n'est pas la situation rêvée. Mais je ne me suis pas plaint : après ce qui est arrivé l'an dernier, je... Enfin, disons que j'étais simplement heureux de pouvoir continuer à enseigner et que le cégep de Malphas, qui est si reculé que même Internet haute vitesse n'est pas encore rendu ici, représentait ma dernière chance !
    Et puis, comme je venais de vivre un divorce pénible, je croyais que l'éloignement et le calme allaient m'être bénéfiques. Mais j'ai vite déchanté en ce qui concerne le calme, car Malphas n'est vraiment pas un cégep comme les autres. Tellement que j'en suis à me demander combien il me restera d'étudiants en vie à la fin de la session...

  • Croyez-le ou non, malgré les terribles événements qui ont perturbé la première semaine de cours, la session d'automne s'est poursuivie comme si de rien n'était au cégep de Malphas. On a même eu droit, au département de littérature, à un nouveau collègue, Michel Condé, qui a décidé de fonder un club de lecture. Je m'y suis aussitôt inscrit : quoi de mieux qu'une activité littéraire normale et tranquille pour oublier ce que j'ai vécu depuis mon arrivée à Saint-Trailouin ?
    Pourtant, au cours de ces dernières semaines, je n'ai pas arrêté de penser au mystère qui entoure Malphas et l'homme qui est à l'origine du cégep, Rupert Archlax senior, et c'est pourquoi j'ai décidé de reprendre mon enquête avec l'aide de Simon Gracq, qui ne demande pas mieux.
    Or, pendant que je cherche une façon de découvrir le lien qui semble unir Archlax senior à la vieille Fudd, une explication à l'odeur nauséabonde du cégep - encore plus persistante dans le local 1814 où le club de lecture se réunit - et ce qui se cache derrière la porte de métal dans le sous-sol du cégep, moi, Julien Sarkozy, j'ai de plus en plus la certitude que cette session, qui a si mal commencé, court maintenant à la catastrophe !

  • Croyez-le ou non, malgré les terribles événements qui ont perturbé la première semaine de cours, la session d'automne s'est poursuivie comme si de rien n'était au cégep de Malphas. On a même eu droit, au département de littérature, à un nouveau collègue,

  • Après un mois de convalescence à l'hôpital de Saint-Devlon - les blessures récoltées lors de la dernière séance du club de lecture du cégep de Malphas n'étaient pas mineures -, je suis retourné à Saint-Trailouin, prêt à entamer la session d'hiver 2011. Enfin, je devrais plutôt dire « prêt physiquement », car pour le moral...
    De fait, outre le mystère de l'inquiétant occupant de la cave du cégep, j'ai eu droit, pour me pourrir l'existence, au coup de téléphone de mon ex, qui m'a interdit de voir mon fils Émile pendant le temps des Fêtes, puis à une tentative d'assassinat. Oui, oui, vous avez bien lu : on a attenté à ma vie à moi, Julien Sarkozy ! Mais si je me doute bien de l'identité des personnes qui ont engagé le tueur - les Archlax père et fils -, je n'ai pas encore compris pourquoi je ne suis pas mort !
    Si j'ajoute l'absence de Simon Gracq, toujours recherché par la police, mon doute grandissant sur la fiabilité de Rachel Red, ma divine collègue du département, pour enquêter sur le mystère de Malphas, et les morts qui surviennent autour de moi, vous conviendrez que j'ai de bonnes raisons d'avoir augmenté un tantinet ma consommation !
    Pourtant, c'est seulement quand j'ai trouvé la façon de m'introduire dans la cave du cégep que j'ai vraiment su ce que ça voulait dire, être dans le « gros trouble » !

  • Grande Liquidation

    Patrick Senecal

    Parole de Sarkozy, je m'étais juré de ne pas remettre les pieds à Saint-Trailouin. Après tout, la vie de mon fils en dépendait, et c'est pour être près de lui que j'ai ouvert il y a quelques mois une boutique de livres d'occasion à Drummondville. Or, quand Émile m'a annoncé qu'il partait pour la France avec mon ex, j'ai un peu pété les plombs... avant de réaliser que je pourrais peut-être tirer avantage de cette situation.
    Me voilà donc de retour à Malphas. Avec l'aide de Simon Gracq - ça n'a pas été simple de le convaincre de me faire à nouveau confiance -, je compte enfin mener à terme mon enquête sur ce qui se passe dans la cave du cégep. Et régler une fois pour toutes mon différend avec les Archlax père et fils. Et découvrir la véritable identité de Rachel Red et les motivations secrètes qui l'animent... et rêvons un peu, l'animer à mon tour.
    Hélas, malgré le subterfuge qui me permettait d'évoluer en sécurité à Malphas, je dois admettre que le plan que j'avais imaginé pour arriver à mes fins a rapidement foiré. Et me voilà de nouveau dans le « gros trouble ».
    Mais cette fois, je ne suis pas le seul dans le pétrin, car la grève étudiante est imminente à Malphas. Et un raz-de-marée de carrés rouges à Saint-Trailouin, ça risque d'être plus intense qu'ailleurs...

  • Bain de sang

    Jean-Jacques Pelletier

    Certes, la découverte - au beau milieu de la vitrine d'une galerie d'arts de Montréal - d'un cadavre reposant dans une baignoire remplie de sang a fait sourciller l'inspecteur Dufaux. Mais ce qui l'a ébranlé, c'est la quantité de sang, car cela indique qu'au moins cinq ou six personnes ont été « saignées » pour obtenir un tel résultat. Il devra donc, avec son équipe de jeunes policiers marginaux, rechercher, outre l'identité du cadavre, qui sont les « donateurs » qui ont participé à cette mise en scène macabre. Hélas, les policiers n'ont, comme indices, que les signatures ADN trouvées dans la baignoire... et le répertoire des personnes récemment disparues de Montréal.
    Dufaux, qui doit en plus se défendre contre les attaques perfides des Affaires internes qui menacent de démanteler son équipe - paraîtrait qu'elle abrite une « taupe » ! -, devient donc très méfiant quand Lydia Balco, la directrice adjointe du SCRS, lui offre soudainement son aide.
    Or, devant l'étrangeté de son enquête et face à un tel appui providentiel, Dufaux ne peut arriver qu'à une seule conclusion : un terrible danger rôde, il est même en approche rapide ! Heureusement, sa femme, morte depuis près de trois ans, est là pour le conseiller !

  • Des cadavres, Henri Dufaux en a vu de toutes les sortes, mais celui-là... Vêtu d'un chic complet Dolce & Gabbana, l'homme, sourire aux lèvres, est allongé sur un banc de parc. Mis à part les deux balles reçues derrière la tête, on pourrait le croire heureux. Quant à la pièce d'or de la Monnaie royale canadienne, datée de 1979, découverte au fond de sa gorge, elle ne vient qu'amplifier l'énigme.
    Or, le meurtre est rapidement revendiqué par le groupe écologiste Vert Demain, qui assure que la victime - un banquier surnommé le « vice-président aux paradis fiscaux » par les initiés - était un rouage important du système d'exploitation et de saccage mené par les grandes minières canadiennes. Quand un deuxième cadavre « heureux » est découvert, cette fois avec une pièce d'or de 1980 dans la bouche, les craintes de Dufaux se confirment : c'est bien une série meurtrière qu'il aura à résoudre, et qui pourrait s'allonger drôlement puisque la Monnaie royale a gravé de telles pièces jusqu'en 2017.
    Et pour aggraver encore plus la situation, voilà que l'enquêteur rencontre un sinistre personnage, pourtant mort depuis des années... Puis son propre conseiller financier l'informe que lui-même, Henri Dufaux, est mort récemment !

  • 5150, rue des Ormes

    Patrick Senécal

    • Alire
    • 14 Juin 2011

    Il s'appelle Yannick Bérubé, il a vingt-trois ans, il est séquestré au 5150, rue des Ormes, dans la ville de Montcharles, et c'est pourquoi il a décidé d'écrire son histoire.
    Or, si son récit débute par une banale chute à bicyclette, la suite bascule rapidement dans l'horreur, car la famille qui le retient prisonnier est loin d'être normale : Jacques Beaulieu, le père, est un psychopathe qui ne jure que par le jeu d'échecs et qui se prend pour le dernier des Justes ; Michelle, l'adolescente, semble encore plus dangereuse que son père ; Maude, l'épouse et la mère, est obsédée par le Seigneur et elle obéit aveuglément à son mari. Quant à la petite Anne, elle est muette et ses grands yeux immobiles ressemblent à des puits de néant...
    Pour Yannick Bérubé, l'enjeu est simple : il doit s'évader à tout prix de cette maison de fous, sinon il va y laisser sa peau... ou sa raison !

  • Sept ans après les sordides événements qui ont secoué la petite ville de Saint-Clovis, Francis, qui va bientôt avoir dix-sept ans, est de retour dans son patelin. Il a reçu son congé de l'institution psychiatrique où il a résidé tout ce temps, son pédopsychiatre considérant le jeune homme prêt à réintégrer la société... pourvu qu'il prenne religieu­sement sa médication quotidienne.
    Puisque sa mère est toujours hospitalisée, en proie à une interminable dépression, Francis demeu­rera chez sa tante Lucie, le temps de terminer sa cinquième secondaire. Il devra donc affronter, en plus des fantômes de son enfance meurtrie, ses anciens tortionnaires, dont la terrible Sophie Malo, devenue entre-temps la reine de la polyvalente.
    Mais Francis a changé : il n'est plus - ne sera jamais plus - le souffre-douleur de quiconque. Et il peut compter sur l'appui de Geneviève, qui lui a toujours gardé son amitié même si son père, le sergent détective Filiatreault, est persuadé que Francis s'en est tiré à trop bon compte à l'époque. Or, quand un premier étudiant est assassiné, puis un deuxième, les soupçons se portent aussitôt sur Francis... qui sait pertinemment que l'horreur ne fait que (re)commencer.

  • Vous aimez les romans policiers. Vous avez lu Agatha Christie, Georges Simenon, sans oublier Conan Doyle et son fameux Sherlock Holmes. Vous êtes en plus un inconditionnel de Ellroy, de Mankell, une grande amatrice de Chrystine Brouillet et Mary Higgins Clark. Bien.
    Pourtant, devant les centaines de nouveaux titres qui, chaque année, apparaissent sur les tablettes de votre librairie, vous hésitez : comment y trouver à coup sûr le nouvel auteur qui répondra à vos attentes, comment mettre la main sur ce livre qui vous tiendra en haleine des heures durant et dont l'intrigue vous habitera longtemps après que vous aurez tourné la dernière page ? Certes, votre libraire est de bon conseil, mais il ne peut tout lire, le pauvre !
    Voici le premier volet d'une série dont la vo­cation est de présenter un panorama descriptif, analytique et critique du polar en ce début de XXIe siècle. À la fois guide de lecture et analyse critique et thématique, Scènes de crimes se com­pose de huit chapitres qui explorent tour à tour di­verses facettes du genre, différentes « scènes de crimes » : ses composantes essentielles ou sous-genres (le récit de procédure policière, le thriller, le roman noir, le récit à suspense), sa géographie canadienne (le polar québécois et le polar canadien-anglais) et ses aspects thématiques (le polar féminin, le polar et la guerre, le polar et le western).
    Des dizaines d'auteurs présentés, plus de deux cents romans commentés par un passionné du genre (qui ne dévoile pas les dénouements, il va sans dire !), voilà qui saura combler tous les amateurs de polar et leur assurer des heures et des heures de lecture passionnante !

  • Il s'immobilisa. Non, il courait toujours. Il courait... il avait trébuché. Il se releva, un peu sonné. Les hautes herbes avaient amorti sa chute. Qu'est-ce que... Il approcha ses mains de son visage. De la boue ? Il eut comme une impression de déjà-vu. Il écarta ses mains et baissa les yeux. Quelque chose reposait à ses pieds.

    Il s'appelle Francis, il a huit ans ­ bientôt neuf ­ et, en compagnie de sa mère, il habite la petite municipalité de Saint-Clovis (trois mille neuf cents âmes et des poussières) où, de l'avis de tous, la vie n'est pas désagréable, même s'il ne s'y passe jamais rien d'extraordinaire.
    Pourtant, depuis le départ du père de Francis, sa mère fume beaucoup, prend des cachets et dort énormément ; alors le jeune garçon se réfugie au sous-sol pour regarder en boucle ses films d'horreur, pour lesquels il éprouve une véritable fascination. Francis tente ainsi d'oublier sa triste réalité, car cette année, à l'école, il est tout à coup devenu le souffre-douleur de la terrible Sophie, et... et pourquoi donc son père n'appelle-t-il jamais s'il a dû quitter la maison « en raison de son travail », comme sa mère le lui a expliqué ?
    Mais alors que l'automne colore le paysage de Saint-Clovis, la sérénité de ses habitants est mise à mal par la mort violente d'un enfant, puis par celle d'un deuxième. Pour Francis, il ne fait aucun doute que les monstres qui peuplent ses films d'épouvante ont décidé d'envahir la réalité...

  • Que feriez-vous si vous saviez qu'il y a un cadavre dans le congélateur, mais que, parce que vous êtes une vieille dame acariâtre en fauteuil roulant, personne ne vous croit ?
    Comment réagiriez-vous si, au casino, un individu vous proposait une façon sûre et infaillible de vous emparer du jackpot ?
    Et comment prouveriez-vous votre innocence si, alors que vous n'avez aucun alibi sous la main, tous les indices s'accordaient pour faire de vous l'auteur du sordide assassinat d'une jeune fille ?
    Depuis 1988, le jury du prix Arthur-Ellis détermine et récompense chaque année la meilleure nouvelle policière, noire ou mystérieuse publiée par un auteur canadien anglophone. Peter Sellers, ancien président de la Canadian Crime Writers Association et créateur de Cold Blood, la célèbre série d'anthologies policières canadiennes anglaises, a réuni les lauréats du siècle dernier dans ce premier tome qui ne peut qu'être... gagnant !

  • Nous avons tous lu, ne serait-ce qu'une fois dans notre vie, un roman policier. Et en ce début de nouveau millénaire, est-il possible de n'avoir jamais entendu parler d'Hercule Poirot ni de l'inspecteur Maigret, ou de leurs créateurs, Agatha Christie et Georges Simenon ? Or, si le « polar » fait partie de notre culture, quelle place occupe-t-il dans notre production littéraire nationale ? D'ailleurs, avons-nous vraiment une littérature policière en Amérique française ?
    C'est pour répondre à ces questions que Norbert Spehner a entrepris, voilà plus d'une décennie, un colossal travail de recherche. Résultat ? Le Roman policier en Amérique française constitue le premier guide de lecture analytique et critique des récits policiers et criminels publiés entre 1837 et juin 2000 par des auteurs canadiens de langue française, majoritairement québécois.
    Outre qu'il présente une étude éclairante sur les origines du genre littéraire lui-même et ses multiples déclinaisons, ce travail recense 606 romans pour adultes, 350 romans pour la jeunesse, 34 séries de fascicules (dont certaines comptent des centaines de titres), 10 revues et pas moins de 963 études sur le genre. Et si on ajoute à cela 157 titres de romans canadiens traduits, on arrive avec un bilan final de plus de 2000 références.
    Pas mal pour un genre qui, selon certains, n'existe pas !

    PRIX ARTHUR-ELLIS 2001

  • Sur le seuil

    Patrick Senécal

    Il se nomme Thomas Roy. C'est l'écrivain le plus adulé du Québec. Invité régulier des talk-shows, la parution de ses romans d'horreur est toujours un événement médiatique majeur. Or, voici qu'on le retrouve chez lui, horriblement mutilé et catatonique. Tentative de meurtre ou suicide manqué ?
    Pendant que la police enquête, Roy est placé en observation dans un hôpital de Montréal. Paul Lacasse, le psychiatre qui traite l'écrivain, considère au départ le cas comme assez banal. La découverte de faits troublants l'oblige cependant à reconsidérer petit à petit son opinion.
    Bientôt, ce sont toutes ses certitudes, tant personnelles que professionnelles, qui chancellent. Car, au-delà du drame de Roy, quelque chose de terrifiant se dévoile lentement, quelque chose d'inimaginable et aux conséquences monstrueuses...
    Sur le seuil : un suspense d'une redoutable efficacité, écrit par celui que plusieurs considèrent déjà comme le maître du roman d'horreur québécois.

    PRIX DU PUBLIC - SALON DU LIVRE DE LA CÔTE NORD 2004 PRIX MASTERTON 2007

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