• L'histoire tragique des amants de Vérone, devenus des figures mythiques de l'amour et de la jeunesse en lutte contre l'absurdité des conflits familiaux.
    Notions littéraires : les didascalies initiales et le prologue, la structure d'une intrigue théâtrale, les genres théâtraux et leurs registres, les mythesHistoire des arts : l'architecture du théâtre élisabéthain, l'héritage artistique du Moyen Age, les réécritures musicales de l'oeuvre Repères élèves : frise historique et culturelle du XVIe au XVIIe siècle, lexique, notes de vocabulaire, méthode
    OEuvre du rabat : Frederic Leighton

  • Le cocu imaginaire offre le premier modèle de ces personnages dont les souffrances vont constituer l'essence de la comédie. Celle-ci donne, avec Arnolphe et Agnès, l'image des rêves, des désirs, des passions qui agitent le corps et le coeur des hommes. Et l'éveil d'Agnès, malgré la soumission où l'a tenue son tuteur, pose directement, à une société qui ne l'avait jamais entendue avec autant d'acuité, la question de l'éducation des filles, et celle de leur liberté. L'École des femmes marque ainsi une date dans l'oeuvre de Molière et dans l'histoire du théâtre lui-même : elle élargit le champ de la comédie à la peinture de l'homme et de la société, et affirme la dignité et la richesse du genre comique.

  • Riche bourgeois, M. Jourdain ne rêve que d'une chose : devenir gentilhomme. Et quels ne sont pas ses efforts pour y parvenir ! Cours de danse, de chant, d'armes et de philosophie : tout est bon pour acquérir les manières d'un noble. Hélas ! l'élève multiplie les maladresses et les balourdises. L'extravagance de M. Jourdain atteint son comble quand il refuse la main de sa fille à l'homme qu'elle aime, sous prétexte que celui-ci n'appartient pas à la haute société. Cette fois, c'en est trop, son entourage est bien décidé à lui faire recouvrer la raison...

    + Étude de l'oeuvre :
    o questionnaires de lecture
    o vocabulaire d'analyse du théâtre
    o les ressorts du comique
    o les mises en scène du Bourgeois gentilhomme
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    + Groupements de textes :
    o les « gens de qualité » et le culte du paraître
    o Molière et ses influences

    + Histoire des arts :
    o les vanités à travers les âges
    o un livre, un film : Ridicule de Patrice Leconte.

  • L'Avare

    Molière

    Harpagon, riche avare, organise pour ses enfants Cléante et Élise des mariages d'intérêt. Il se réserve quant à lui d'épouser la jeune et charmante Mariane. Mais Cléante, qui est amoureux de la jeune fille, et Élise, secrètement fiancée à Valère, refusent d'obéir à leur père.

  • Les Fourberies de Scapin

    Molière

    Durant l'absence de leurs pères respectifs, Octave s'est marié en secret avec Hyacinthe, jeune fille pauvre au passé mystérieux, et Léandre est tombé amoureux d'une Égyptienne, Zerbinette...

  • En lien avec le thème «  Résister au plus fort  » du nouveau programme de français en 6e, la célèbre comédie de Molière dans une édition «  Spécial théâtre  : avec des ateliers théâtre, des photos de mise en scène et des extraits vidéo.
     
    La pièce
    Sur un canevas simple de farce, Molière nous fait rire des médecins, comme des pères qui marient leur fille contre leur gré.
     
    Une édition «  Spécial théâtre  »
    L'édition de la pièce comprend  :
    o des pistes d'ateliers théâtre, au fil du texte, pour une lecture très active  ;  
    o des photos en couleurs permettant de comparer des mises en scène  ;
    o une interview du metteur en scène Jean Liermier.
    Et en accès libre sur www.youtube.com/, chaîne Théâtre Hatier  :
    des extraits vidéo de la mise en scène de Jean Liermier au théâtre des Amandiers (2007).
     
    Les autres compléments pédagogiques
    o Un guide de lecture avec des repères et un parcours de l'oeuvre.
    o Un groupement «  Textes & image  » sur le thème du mariage.
    o Une enquête très documentée sur la médecine au temps de Molière.
     
    Pour l'enseignant
    Sur www.classiquesetcie.com, un guide pédagogique proposant un descriptif complet de la séquence et des fiches d'activités photocopiables sur l'oeuvre.
     

  • Le Malade imaginaire

    Molière

    Argan se croit malade. Pour conjurer sa peur de la mort, il fait de la médecine sa religion et son divertissement. Molière, lui, ne croyait pas à la médecine : il croyait au théâtre. Mort d'une fluxion de poitrine le 17 février 1673, au soir de la quatrième représentation, il quitte la scène avec un spectacle total, un manifeste pour la jeunesse, un dernier hommage à la force de vérité du théâtre, une ultime pirouette d'acteur.
    On ne saura jamais quelle forme définitive il aurait donnée à la version publiée de sa pièce. La confrontation des versions parues en 1675 et en 1682, que nous donnons à lire dans cette édition, invite à porter un regard nouveau sur cette oeuvre patrimoniale, dont la postérité a fait le testament dramatique de Molière. Elle permet aussi d'entrer dans la fabrique d'un texte résolument vivant - qui garde encore sa part d'ombre.

    1. Molière et la médecine
    2. Héritage moliéresque et opéra dans le théâtre musical
    3. Prologues à la gloire du roi
    4. La mort de Molière, entre mythe et réalité
    5. Deux mises en scène

  • Le roi Lear Nouv.

    « Il faut retraduire tout Shakespeare, avec courage, orgueil et patience. Rendre à ce théâtre génial sa violence et sa rapidité, y mettre tout le savoir-faire possible, ne reculer devant aucun procédé. [...] Écouter la langue et la voix françaises, respecter leur manière particulière. Et porter enfin la plus affectueuse attention à l'ordre des mots. L'ordre des mots ! Mon beau souci. »Jacques Drillon fait précéder sa traduction de la célèbre tragédie Le Roi Lear par une étude pertinente et incisive sur la pratique des traductions shakespeariennes. Il s'appuie sur de nombreux exemples de travaux (de François-Victor Hugo, Jean-Louis Curtis, Jean-Michel Déprats et bien d'autres encore) pour éclairer les maladresses ou les préciosités des traductions shakespeariennes au fil des époques. Il insiste ainsi sur la nécessité de ne pas traduire « au plus près » des mots attribués au dramaturge, et de ne pas se défaire de la complexité de la langue française. Il faut en effet traduire l'oeuvre en gardant en mémoire le but de la pièce : comment la représenter ? Jacques Drillon nous livre ainsi un Roi Lear clair et proprice à la représentation.

  • Un jour de fête, dans un joli château en Espagne : la femme de chambre Suzanne et le valet Figaro s'apprêtent à convoler en justes noces. Mais certains entendent bien troubler leur plaisir - ou au moins y trouver le leur : le maître menace d'empêcher le mariage si la belle ne lui accorde pas ses faveurs ; une autre veut forcer Figaro à l'épouser. Que de coups de théâtre jusqu'à la cérémonie nuptiale, et même au-delà !
    Jalousie, ruses, déguisements, mensonges... sont au programme de cette Folle Journée qui, en dépit de son apparente légèreté, met au jour les inégalités d'une société qui ne réserve pas le même sort aux individus selon qu'ils naissent hommes ou femmes, nobles ou roturiers, riches ou misérables.
    + Étude de l'oeuvre :
    o explications de texte ;
    o le personnage de Figaro et ses origines ;
    + Parcours : « La comédie du valet » ;
    o la figure du valet au théâtre ;
    o quand maîtres et valets s'affrontent ;
    + Culture artistique :
    o cahier photos ;
    o un livre, un film : Gosford Park de Robert Altman (2001) ;
    + Sujets de dissertation.

  • Iphigénie

    Jean Racine

    Iphigénie est innocente et vertueuse  ; c'est pourtant elle que son père doit se résoudre à sacrifier. Iphigénie incarne la douceur et la tendresse  ; c'est pourtant elle qui est au centre du déchaînement des fureurs familiales. Iphigénie exalte le dévouement et l'abnégation jusqu'au sublime  ; c'est pourtant elle qui subit les lâchetés et les excès dévastateurs. Tels sont les tragiques paradoxes d'Iphigénie, où l'oracle divin ne semble rien d'autre que le révélateur des passions des hommes.

  • Noble Orsino, Vous me donnez des noms que je refuse, Je n'ai rien d'un voleur ou d'un pirate Même si, je l'avoue, je l'ai prouvé, Je fus votre ennemi. Si je suis là, C'est attiré par un pouvoir magique :

    Cet ingrat, ce garçon à vos côtés, De la bouche écumante des tempêtes Je l'ai sauvé ; il n'avait plus d'espoir ;

    En lui rendant la vie, c'est mon amour Que je lui ai offert, sans restriction, En me vouant à lui.

  • L'histoire de George Dandin est celle d'un mariage mal assorti : un riche paysan, qui veut devenir gentilhomme, épouse la fille d'un couple d'aristocrates, Angélique de Sotenville. Insatisfaite de cette union imposée, cette dernière ne cesse de lui rappeler ses origines et de se jouer de lui. George Dandin aura-t-il raison des ruses de sa femme ?
    À travers cette pièce grinçante, à mi-chemin entre la farce et la comédie de moeurs, Molière fait une peinture savoureuse du mariage et de la société de son temps.
    o Qui est qui ? (rubrique BD) ;
    o Étude du genre comique : farces et comédies ;
    o Lecture comparée : George Dandin et La Jalousie du Barbouillé ;
    o Cahier photos :
    /> - aux origines de George Dandin ;
    - une farce et une comédie de moeurs ;
    - mettre en scène George Dandin aujourd'hui.

  • Une ambiance de fête règne à la cour de François Ier. Le roi s'encanaille : il boit et rit des railleries de son bouffon Triboulet, qui l'incite à la débauche. Tous ignorent que l'amuseur bossu a une fille, Blanche, un joyau qu'il chérit et tient précieusement éloigné des frasques des courtisans.
    Mais la vigilance d'un père ne saurait empêcher une malédiction de se réaliser et le roi de convoiter la belle Blanche...
    Jalousies, complots et vengeances composent ce drame écrit en 1832, au coeur de la bataille romantique.

    L'édition :
    o Parcours de lecture
    o Groupement de textes : les résonances dramatiques de la pièce (Dom Juan, Phèdre, Lucrèce Borgia)
    o Du texte à la représentation : mise en scène de Jean-Luc Boutté à la Comédie-Française, 1991
    o La réception de la pièce (EMI)

  • « Contrairement aux Contes moraux, les Contes des 4 saisons ne se présentent pas comme une suite de variations sur un thème donné : celui d'un homme qui, parti à la recherche d'une femme, en rencontre une autre et revient à la première. On peut toutefois déceler a posteriori dans leur structure et leur problématique des analogies, des oppositions, voire de vraies symétries. Le troisième conte (Automne) par exemple, rime avec le premier (Printemps), traitant comme lui la "pensée" au sens large, et décrivant une ou plusieurs machinations effectives ou supposées. Le quatrième (Hiver) et le second (Été) se renvoient une image inversée : une femme - trois hommes et un homme - trois femmes, respectivement. Ils ont, peut-on dire, pour objet une "foi" certaine de son choix dans l'un, presque aussi sûre, dans l'autre, de son non-choix. Etc. »
    Éric Rohmer


    Contes des 4 saisons : Conte de printemps (1990), Conte d'été (1996), Conte d'automne (1998), Conte d'hiver (1992).

  • Cromwell

    Victor Hugo

    « Cromwell » est une pièce de théâtre dramatique de Victor Hugo écrite en 1827. C'est la première oeuvre connue du jeune Hugo, une pièce injouable, mais pourtant monumentale dans l'histoire du théâtre français, une pièce devenue célèbre pour sa préface, censée définir les grands principes du Romantisme tels que les conçoit Hugo.

  • Six contes moraux

    Eric Rohmer

    « Pourquoi filmer une histoire quand on peut l'écrire ? Pourquoi l'écrire quand on va la filmer ? Cette double question n'est oiseuse qu'en apparence. Elle s'est posée très précisément à moi. L'idée de ces contes m'est venue à un âge où je ne savais pas encore si je serais cinéaste. Si j'en ai fait des films, c'est parce que je n'ai pas réussi à les écrire. Et si, d'une certaine façon, il est vrai que je les ai écrits - sous la forme même où on va les lire - c'est uniquement pour pouvoir les filmer. Ces textes donc, ne sont pas "tirés" de mes films. Ils les précèdent dans le temps, mais j'ai voulu d'emblée qu'ils fussent autre chose que des "scénarios". C'est ainsi que toute référence à une mise en scène cinématographique en est absente. Ils ont eu, dès le premier jet, une apparence résolument littéraire. » Éric Rohmer.

    Six contes moraux : La Boulangère de Monceau (1962), La Carrière de Suzanne (1963), La Collectionneuse (1967), Ma nuit chez Maud (1969), Le Genou de Claire (1970), L'Amour l'après-midi (1972).

  • Zaïre

    Voltaire

    L'histoire se situe à Jérusalem, en Palestine, au treizième siècle, durant l'époque des grandes croisades. Il s'agit de la période où le Roi de France, Saint Louis, livre un combat sans merci sur les terres d'Arabie. Orosmane, le bel et jeune soudan régnant sur Jérusalem, de confession musulmane, est amoureux d'une de ses esclaves, Zaïre. Tout le monde pense que la jeune fille est musulmane, car elle a été élevée dans cette foi depuis son enfance, mais en réalité sa religion de naissance est la religion chrétienne. Elle partage largement les sentiments que le sultan Orosmane éprouve à son égard. La jeune femme confie d'ailleurs cette idylle à son amie et esclave Fatime. Elle lui avoue même qu'elle serait prête à renoncer à sa religion de baptême par amour. Toutefois, un évènement inattendu vient perturber les projets des deux amoureux.

  • Edition enrichie (Présentation, notes, dossier, repères chronologiques, bibliographie)
    Éraste et Julie s'aiment tendrement, mais Oronte, le père de la jeune femme, a d'autres ambitions pour sa fille. Il la destine à Monsieur de Pourceaugnac, un gentilhomme de Limoges. Les deux amants usent alors de tous les stratagèmes pour se débarrasser du prétendant, qui se voit livré tour à tour à des médecins, des gardes suisses, des avocats ; menacé de lavement et accusé de polygamie... Créée en 1669, cette comédie-ballet, considérée comme l'une des plus cruelles de Molière, reprend les grands thèmes qui traversent son oeuvre : le mariage forcé, l'argent et la maladie.
    Édition de Céline Paringaux.

  • Le mariage forcé

    Molière

    Le riche Sganarelle, âgé de 52 ans, veut épouser la jeune Dorimène. Il demande leur avis à son ami Geronimo, ainsi qu'à deux philosophes et deux bohémiennes, lesquels, par leurs réponses, le font douter. Apprenant que Dorimène ne souhaite se marier que pour l'argent, Sganarelle change finalement d'avis. Mais Alcidas, le frère de Dorimène, le provoque alors en duel et le roue de coups de bâton...

  • « RICHARD, se levant : Ohé ! maître Orsini, notre hôte, tavernier du diable, double empoisonneur ! il paraît qu'il faut te donner tous tes noms avant que tu répondes. ORSINI : Que voulez-vous ? du vin ? SIMON, se levant : Merci, nous en avons encore ; c'est Richard le savetier qui veut savoir combien ton patron Satan a reçu d'âmes ce matin. RICHARD : Ou, pour parler plus chrétiennement, combien on a relevé de cadavres sur le bord de la Seine, de la tour de Nesle aux Bons-Hommes. ORSINI : Trois. RICHARD : C'est le compte ! Et tous trois, sans doute, nobles, jeunes et beaux ? ORSINI : Tous trois nobles, jeunes et beaux. »

  • Livre collectif sous la direction d'Axel Cadieux avec Benoit Marchisio, Hugues Derolez, Linda Belhadj et Julien Abadie. Suivi d'un entretien exclusif avec le cinéaste. Paul Verhoeven est insaisissable. Tour à tour qualifié de misogyne et féministe, fasciste et libertaire, vendu aux sirènes d'Hollywood, puis artiste sauvage et intenable, le cinéaste trace son propre sillon, pulvérisant de l'intérieur les codes des genres qu'il se réapproprie. La puissance manipulatrice de l'image est au coeur de son cinéma : qu'il traite des systèmes politiques qui écrasent les individus, de la place de la femme au sein de nos sociétés ou du devenir du corps humain face à la technologie, ses procédés retors et l'ambiguité de son message donnent à ses films une portée subversive hors du commun. De Basic Instinct à Elle en passant par Starship Troopers, son oeuvre n'a cessé, depuis plus de quarante ans, de susciter controverses et fascination. Axel Cadieux est journaliste pour Sofilm, Society, Arte et Ciné+. Il est également l'auteur de plusieurs essais sur le cinéma : Une série de tueurs (Capricci, 2014), Contes de l'au-delà : Le cinéma de M. Night Shyamalan (Vendémiaire, 2015), L'horizon de Michael Mann (Playlist Society, 2015) et prépare des ouvrages sur la chaîne HBO et sur la série Twin Peaks ; Benoit Marchisio est journaliste pour Sofilm. Il prépare un ouvrage sur la maison de production Propaganda ; Hugues Derolez suit actuellement un cursus à la Femis, spécialisé dans les séries TV. Il a dirigé le livre Contes de l'au-delà : Le cinéma de M. Night Shyamalan ; Linda Belhadj, installée à Londres, est journaliste cinéma et tient le blog Almost Kael ; Julien Abadie, installé à Montréal, est journaliste économique, anciennement critique de cinéma.

  • « S'appuyer sur l'air », « partager l'espace », « donner son poids », « danser à l'écoute »... Les danseurs et les danseuses sont dépositaires de savoirs implicites dont on trouve trace dans leur langue. Mais comment faire la lumière sur ces savoirs issus de l'expérience du geste et de la perception ? Sur quelle pensée de l'imaginaire ou de l'émotion prendre appui pour saisir au mieux les enjeux du geste dansé ? Comment « lire » ce geste, et avec quels outils ? Comment peut-il faire sens pour celui qui bouge, comme pour celui qui regarde ?
    Dans le prolongement des travaux des chercheurs en danse Michel Bernard et Hubert Godard, Christine Roquet nous invite ici à penser la corporéité dansante comme un système complexe d'éléments en interaction. Nourrie de son expérience de terrain au contact des danseurs, elle interroge également la manière dont la danse peut contribuer à inventer de la relation et offrir en partage la joie de danser. Car, du cours à l'atelier, du bal à la scène, du point de vue du danseur à celui du spectateur, Christine Roquet nous révèle comment l'analyse du mouvement peut enrichir notre perception, interroger notre relation à l'autre et au monde.

  • Un geste dansé n'est pas nécessairement éphémère : il peut connaître une longue vie s'il trouve des milieux pour l'accueillir et l'entretenir. C'est ainsi que des ballets « classiques » ou des chorégraphies « contemporaines » circulent, se transmettent et se transforment avec le temps. Croisant esthétique, histoire et anthropologie, cet essai critique s'attache à la mémoire des oeuvres en danse. Il expose les conditions artistiques et politiques de leur survie et de leurs devenirs à travers trois cas de répertoires emblématiques : celui du Ballet de l'Opéra de Paris, de Merce Cunningham (1919-2009) et de Dominique Bagouet (1951-1992). Mettant au coeur de sa réflexion le travail des danseurs et des chorégraphes, leur savoir-faire, les représentations et les imaginaires qui nourrissent leurs pratiques, Isabelle Launay analyse et historicise diverses façons d'activer (voire d'inventer) une tradition en danse ainsi que les débats contradictoires qui animent celle-ci.

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