Robert Laffont

  • Hypérion a été l'événement de l'année 1991 dans le domaine de la science-fiction, unaniment salué par la presse, du Monde à l'Express, et plébiscité par les lecteurs. Après avoir obtenu les prix Hugo et Locus, ce splendide roman a rejoint Dune dans la légende de la science-fiction.

    Voici enfin La chute d'Hypérion, tant attendu, qui prolonge Hypérion.

    Tous les secrets d'Hypérion seront dévoilés, toutes les énigmes résolues, dans un style à nouveau différent qui démontre une fois encore l'exceptionnel talent de Dan Simmons.

    Vous saurez pourquoi les sept pèlerins se sont retrouvés sur la planète mystérieuse qui abrite les Tombeaux du Temps. Vous découvrirez les véritables ressorts de la guerre qui fait rage autour d'elle et qui menace d'embraser toute la galaxie humaine, tout le Retz.

    Vous comprendrez le rôle unique du cybride de John Keats, le poète ressuscité, et celui du gritche.

    Ici s'affrontent des dieux, créés par les humains ou descendant d'eux.

  • Au XXVIIIe siècle, sur la planète Hypérion, les dangers s'amoncellent. Celui de la guerre avec l'approche de la flotte des Extros en perpétuel conflit avec l'Hégémonie. Celui du gritche, figure mythologique et meurtrière que révère l'Eglise des Templiers. Celui de l'ouverture des Tombeaux du Temps qui dérivent de l'avenir vers le passéà la rencontre d'une imprévisible catastrophe.
    Dans l'espoir de sauver Hypérion et d'accomplir leurs destins suspendus, sept pèlerins se dirigent ensemble vers le sanctuaire du gritche. Il y a le père Lenar Hoyt, prêtre catholique, qui a vu l'enfer ; le colonel Kassad, dit le Boucher de Bressia, à la recherche d'un rêve ; Martin Silenus, le poète, qui a connu la Vieille Terre et perdu les mots ; Brawne Lamia, la belle détective, qui a aimé un John Keats synthétique : le Consul qui a régné sur Hypérion ; Sol Weintraub, l'érudit, dont la fille perd des années ; et le Templier Het Masteen, qui garde ses secrets.
    Autant d'énigmes, autant d'histoires, qu'ils choisissent de conter avant d'affronter les labyrinthes d'Hypérion. Autant de styles différents.
    Hypérion a été récompensé par le prix Hugo en 1991.

  • Sur près de deux mille ans, Silverberg illustre par tableaux successifs une histoire parallèle d´un Empire Romain qui a connu bien des vicissitudes, des guerres et des crises politiques mais qui n´a jamais cessé d´exister et de faire régner, avec quelques interludes sanglants, la Pax Romana.
    Le Christianisme en est absent, ne serait-ce que parce que les Juifs n´ont jamais réussi à quitter l´Égypte des Pharaons.Quelques siècles plus tard, un envoyé spécial de l´Empereur particulièrement perspicace liquide proprement un prophète d´Arabie avant qu´il ait eu le temps de fonder l´Islam. Et donc l´Empire a survécu, avec ses dieux auxquels personne ne croit. Trop vaste pour être gouverné par un seul homme, il est le plus souvent divisé en deux zones d´influence, l´Empire d´Orient et l´Empire d´Occident qui parfois se chamaillent, se font même la guerre mais finissent toujours par se réunifier.

  • "Le Dit d'Aka" se situe dans le vaste cycle de Hain. La civilisation Hainish, techniquement évoluée et bienveillante, qui a maîtrisé le voyage interstellaire, est entrée en contact avec la Terre. Forte de ses propres erreurs, elle est porteuse d'une promesse prudente de paix, de progrès et intervient le moins possible sur les mondes qu'elle essaie d'intégrer à l'Ekumen, vaste confédération de peuples humanoïdes.La Terre est alors dévastée par la pollution et, avant les événements relatés dans le livre, a été l'objet de graves convulsions sociales qui ont conduit un temps à la dictature d'un théisme antiscientifique : l'Unisme. L'intervention d'Ekumène a limité les dégâts.Sutty, une Terrienne originaire de l'Inde, formée par l'Ekumen, est envoyée sur un monde récemment contacté : Aka. Un régime progressiste et musclé, la Corporation, y a pris le pouvoir, et a entrepris d'interdire et d'éradiquer systématiquement les traditions, jusqu'aux bibliothèques des anciennes cultures d'Aka. Cela lui semble le prix à payer pour se moderniser et atteindre les étoiles, selon l'exemple de l'Ekumen.Membre de la petite mission de l'Ekumen sur Aka, Sutty est envoyée en mission dans l'arrière-pays. L'Ekumen en effet ignore presque tout du passé culturel des peuples d'Aka, et le supérieur de Sutty espère qu'elle saura en ramener les éléments. Elle comprend alors comment une société, longtemps statique et dominée par la Tradition transmise à travers des contes, a été bouleversée par l'arrivée des visiteurs venus des étoiles et a entrepris, à marche forcée et au prix du reniement de son passé, de les rattraper.Le parallèle est esquissé entre la situation de la Terre, où l'Unisme a essayé de détruire le savoir scientifique, et Aka, où la Corporation a entrepris de détruire le savoir traditionnel. Ni Sutty ni l'auteur ne prennent position pour ou contre le progrès ou la tradition, mais suggèrent contre tout fanatisme, en particulier religieux, qu'écarter l'un ou l'autre revient pour une société à s'amputer de son passé ou de son avenir.Ce court roman est complété de "Le Nom du monde est forêt", et d'une postface consacrée à l'oeuvre de Le Guin et à la science-fiction écologiste.

  • Troie, c´est la Guerre chantée par Homère dans l´«Iliade». Ici, les dieux de l´Olympe sont des posthumains qui bénéficient, grâce à la technologie, de pouvoirs extravagants, une quasi-immortalité, la possibilité de se déplacer dans le temps et dans l´espace, des armes prodigieuses. Ils habitent, sur Mars, le mont Olympos, le plus haut volcan connu du système solaire. Leur spectacle favori, voire obsessionnel, demeure cette Guerre qui se déroule sur terre et dont aucun d´eux ne connaît l´issue. Aucun, sauf Zeus...
    Pour vérifier la conformité de la guerre réelle avec ce qu´en a conté Homère, les scholiastes, des spécialistes de l´Antiquité, sont chargés d´observer les dessous de cette Guerre. C´est ainsi que Thomas Hockenberry, un universitaire du xxe siècle, se retrouve malgré lui enrôlé par Aphrodite pour faire triompher les Troyens, et rien moins qu´assassiner Athénée.
    Mais, à jouer ainsi avec l´espace et le temps, les dieux posthumains mettent en péril le système solaire et l´univers tout entier... Une aventure trépidante, une réflexion sur l´avenir d´une humanité dépassée par ses créations et sur le sens de la culture. Certainement l´un des premiers chefs-d´oeuvre de science-fiction de ce XXIe siècle débutant...

  • Sur l'énorme planète Majipoor, avec ses trois immenses continents, ses océans démesurés et son île du Sommeil, un jeune homme s'éveille sans mémoire et sans projets aux abords de la puissante cité de Pidruid. Il sait tout juste son nom : Valentin. Or, son homonyme, Lord Valentin le Coronal, maître de Majipoor, est venu avec sa cour rendre visite à Pidruid. Entre eux, il y a toute l'épaisseur d'un ordre féodal. Mais le Coronal est-il bien qui il paraît être et Valentin un pauvre amnésique ? Tandis qu'il découvre auprès d'une troupe de jongleurs - des Skandars à quatre bras - son aptitude à leur art, Valentin est poursuivi par d'étranges rêves : il serait le vrai Coronal et l'on aurait, par science ou par magie, transféré son esprit dans un corps anonyme. Est-ce folie ? Et même si telle était la vérité, ne serait-il pas insensé pour un jongleur d'occasion de traverser les continents et les mers de Majipoor afin de renverser un usurpateur ? Carabella la jongleuse pressent la vérité et pousse Valentin à accomplir son destin. Et la petite troupe s'engage dans ce qui va devenir la geste de Valentin.

  • Après le succès critique et public d´Ilium, en voici la suite et la fin... Rappelons que les dieux de l´Olympe sont des « posthumains » qui bénéficient grâce à la technologie de pouvoirs extravagants, d´une quasi-immortalité, et de la possibilité de se déplacer dans le temps et dans l´espace ; qu´ils habitent, sur Mars, le mont Olympos, le plus haut volcan connu du système solaire ; qu´ils ont comme principale distraction l´observation de la guerre de Troie ; qu´ils tentent, comme il se doit, de faire triompher leur camp à grand renfort de tromperies et de tricheries ; et que, lassés de s´entretuer sous leurs yeux, Achéens et Troyens ont décidé, à la fin d´Ilium, de s´unir pour se lancer à l´assaut d´Olympos. Parviendront-ils à leur fin ?
    Comme Hypérion naguère, ce roman appelle plusieurs niveaux de lecture : c´est une aventure trépidante mais aussi une réflexion sur l´avenir d´une humanité dépassée par ses créations et par ses descendants. On peut aussi voir Olympos comme une interrogation sur le sens de la culture. Dan Simmons multiplie les citations et les allusions littéraires (il évoque non seulement Homère, mais aussi Shakespeare, Proust, Nabokov et bien d´autres), suggérant par là que les véritables créateurs d´univers sont les écrivains.

  • Sur Majipoor, la planète géante, règne Lord Valentin le Coronal qui, naguère jongleur, a retrouvé son trône, mais conservé un corps d'emprunt. Ces faits de haute chronique ont été relatés dans Le Château de Lord Valentin.
    Mais il n'est pas dit que le règne de Valentin restera serein. Tandis que le Coronal entreprend son Périple à travers les immensités de Majipoor, afin de se faire voir de ses peuples, accompagné de Carabella, son épouse bien aimée, de ses amis des jours d'infortune devenus grands seigneurs et d'une armée de courtisans, les nuages s'amoncellent, les maladies frappent les récoltes, s'étendent comme feu de forêt. Des monstres surgissent des forêts d'habitude paisibles de Majipoor. La famine survient, et la rébellion.
    /> Faudra-t-il faire la guerre aux Changeformes ? Car ce sont eux, premiers occupants de la planète, jadis massacrés et refoulés par les humains venus de l'espace, qui tentent une nouvelle révolte. Valentin, qui est épris de paix et d'amour, ne parvient pas à s'y résoudre. Majipoor va-t-elle sombrer ?

  • Majipoor, planète géante, abrite des dizaines de milliards d'habitants, humains, Hjorts, Métamorphes, Vroons, Skandars et autres étrangers. Parce que les métaux y sont rares, la technologie y est presque absente. Mais on y excelle dans les arts et les aménités de la vie.
    Jeune saute-ruisseau, Hissune est entré au service du Pontife de Majipoor. Il a accès au Registre des Âmes où des millions d'habitants de Majipoor ont déposé au fil de milliers d'années des enregistrements de leurs souvenirs. II suffit de prendre une capsule, de la glisser dans une fente spéciale et, d'un seul coup, c'est comme si on était devenu la personne qui a fait l'enregistrement. Coiffant un casque sophistiqué, Hissune peut alors se laisser submerger par les âmes et les expériences de femmes et d'hommes de toutes les conditions sociales, de tous les continents et de toutes les époques. S'il apprend ainsi à mieux connaître l'histoire et la géographie de sa gigantesque planète, c'est surtout la complexité des désirs et des sentiments humains que l'adolescent va découvrir à travers cette étrange expérience...

  • La plupart des grands romans de science-fiction d´Ursula Le Guin se situent dans le cadre galactique de l´Ekumen. Ainsi La Main gauche de la nuit (Prix Hugo et Nebula), Les Dépossédés (Prix Hugo et Nebula), Le nom du monde est forêt (Prix Hugo) et Le Dit d´Aka, tous publiés dans la collection « Ailleurs & Demain ».
    L´Ekumen a été créé il y a des centaines de milliers d´années à partir de la planète Hain. Dans ces temps reculés, les Hainiens, de type humain, ont essaimé sur une multitude de planètes, dont la Terre. Et dans les premiers temps de leur civilisation, ils se sont livrés à des expériences génétiques et sociologiques, et ont dispersé à travers l´univers différentes sortes d´humains. Puis ils se sont désintéressés de ces expériences. Saisis de remords devant le caractère pervers de certaines et assumant leurs responsabilités, ils ont repris contact, longtemps après, avec ces mondes et interviennent avec douceur et patience pour corriger les excès les plus extrêmes.
    Ce cadre donne à Le Guin l´occasion de décrire des sociétés très différentes, notamment du point de vue de la sexualité, trop rarement abordée dans la science-fiction. Sept sur les huit nouvelles de ce recueil de pure science-fiction appartiennent au cycle de Hain. Par exemple, La question de Seggri se déroule sur un monde où naît un garçon pour seize filles. La situation des hommes, qui vivent dans des châteaux et passent leur existence en jeux, semble d´abord idyllique jusqu´à ce que l´on comprenne que les femmes, en fait, détiennent tout le pouvoir...
    Comme elle l´explique clairement dans une brève préface, Ursula le Guin n´a pas créé cet Ekumen de façon systématique, mais elle l´a plutôt exploré en ethnologue de la fiction, et il s´est constitué peu à peu dans un certain désordre avoué. Ce désordre correspond à l´immensité de l´espace et du temps considérés. Un lien narratif est assuré par les agents Hainiens qui explorent ces mondes, les Mobiles, et par les travaux des archivistes sur Hain, les Stabiles.

  • Cet ultime chapitre de l'Histoire de la Culture restera comme l'un des chefs-d'oeuvre de Iain M. Banks, récemment disparu.
    La Galaxie est peuplée d'un grouillement de civilisations plus ou moins avancées parmi lesquelles la Culture tient une très bonne place. Lorsqu'une de ces civilisations, humanoïde ou autre, atteint un très haut niveau de développement, elle choisit généralement la Sublimation, c'est à dire qu'elle accède collectivement à un niveau supérieur de l'être. Personne ou presque n'est jamais revenu pour en parler ou ceux, très rares, qui l'ont fait se sont montrés incapables d'en dire quelque chose d'intelligible.
    Une forme de transcendance ? Peut-être. Mais physique puisqu'il s'agit de passer aux dimensions supérieures que nous annonce la théorie des cordes et dans lesquelles s'ouvriraient une infinité de possibles que les Non-Sublimés ne peuvent même pas imaginer.
    Les Gziltes, humanoïdes, alliés de la Culture mais qui n'y ont jamais adhéré, ont atteint ce stade et se préparent à une Sublimation générale. Mais les choses ne sont pas simples. Malgré leur très haut niveau de civilisation, les Gziltes ont développé une espèce de complexe de supériorité : dans leur plus haute antiquité, un Livre Sacré leur promettant un destin manifeste leur a été remis par les Zihdren, une civilisation depuis Sublimée qui leur a servi de Mentor. Ce Livre Sacré avait une particularité: il contenait des prévisions scientifiques qui allaient se révéler exactes. De là à se considérer comme une espèce élue, il n'y avait qu'un pas que certains Gziltes ont franchi.
    À la veille de leur Sublimation, un vaisseau Zihdren se présente qui doit délivrer un message. Il est détruit. Puis est détruit également le Quartier Général des Gziltes.
    Tout cela ne concerne apparemment en rien la Culture. Mais quelques-uns de ses vaisseaux et de leurs Mentaux s'inquiètent du conflit possible et apprécient peu le funeste sort fait à l'envoyé Zidhren. Parmi les Gziltes eux-mêmes, certains veulent savoir la vérité. Une jeune Gzilte, Cossont, virtuose avec ses quatre bras (dont deux rajoutés) d'un improbable instrument de musique conçu pour exécuter une pièce célèbre réputée pour être presque injouable et selon certains inécoutable, la Sonate pour Hydrogène, est envoyée à travers la Galaxie remplir une mission impossible : retrouver la trace d'un humain, un certain QiRia, qui prétend être aussi vieux que la Culture et savoir quelque chose sur le Livre Sacré des Gziltes.
    Ce roman sera malheureusement le dernier du cycle de la Culture, car Iain M. Banks est décédé le 9 juin 2013 des suites d'un cancer foudroyant.

  • Les États-Unis vers 2035. L´Amérique est en faillite financière, politique et morale. L´équilibre du monde que nous connaissons a été entièrement bouleversé. Israël a été rayé de la carte, terrassé par des bombes nucléaires. Nick Bottom, un ancien policier de Denver, est engagé par le multimilliardaire japonais Hiroshi Nakamura pour reprendre l´enquête sur l´assassinat de son fils Keigo et de la compagne de celui-ci, survenu six ans plus tôt. Nick a déjà enquêtéà l´époque sur cette affaire mais depuis la mort de sa femme, il a quitté la police et est devenu accro au flashback. Toute l´Amérique, désintégrée, sans repères, s´adonne à cette drogue révolutionnaire qui permet de revivre ses souvenirs. Dans ce contexte apocalyptique, Nakamura tire son pouvoir presque illimité de son immense fortune et de son rôle de conseiller plénipotentiaire pour la reconstruction de l´Amérique. Mais pourquoi tient-il tant à ce que Nick reprenne une enquête qui n´a rien donné six ans plus tôt ?

  • Dans la Galaxie, l'étoile Marche-Arrêt représente une énigme : elle observe un cycle de deux cent cinquante ans, s'éteint pendant deux cent quinze puis se rallume pour trente-cinq ans. Son unique planète est habitée par des araignées intelligentes qui viennent d'inventer la radio.
    Le système de Marche-Arrêt n'a jamais été exploré. Et voilà que deux expéditions, attirées par les signaux radio, s'y installent. L'une a été montée par les Qeng Ho, un peuple marchand qui parcourt l'espace en achetant et vendant des informations technologiques. L'autre par une civilisation violente et sadique, dite des Emergents, qui a fait de la lutte pour le pouvoir son mode de vie. Son chef, Tomas Nau, cherche à se rendre maître de la planète des Araignées pour exploiter ses ressources. Il lui faut d'abord détruire la flotte Qeng Ho ou s'en emparer.
    Mais parmi les Qeng Ho se cache une figure mythique, Pham Nuwen, né mille ans plus tôt, qui connaît tous les tours...
    Au tréfonds du ciel a reçu, en l'an 2000, le prix Hugo, tout comme le roman précédent de cet auteur, Un feu sur l'abîme, publié dans la même collection, l'avait obtenu en 1993. Vernor Vinge décrit avec sa verve habituelle trois civilisations entièrement différentes sur fond galactique.

  • La machine à explorer le temps est le texte fondateur de la science-fiction moderne. Lorsque s'achève le récit de H. G. Wells, le Voyageur se prépare à repartir dans le futur sauver Weena, la charmante Eloï, menacée par les cruels Morlocks...
    Par une chance extraordinaire, la narration de ce second voyage est parvenue à Stephen Baxter, un siècle exactement après la parution, en 1895, de La machine à explorer le temps.

    En voici la fidèle et surprenante transcription.
    Il n'est pas nécessaire pour le goûter d'avoir lu le récit du premier voyage.
    Reparti dans un lointain avenir, le Voyageur surpris découvre un monde différent de celui qu'il avait exploré, où les Morlocks disposent d'une civilisation technologique avancée et ne ressemblent plus aux barbares qu'il a connus.
    Flanqué du Morlock Nebogipfel, il s'aventurera sur les Vaisseaux du temps jusqu'aux confins du temps et de l'espace, des univers parallèles et des possibles.
    Sans jamais perdre l'espoir de retrouver la délicieuse Weena.
    Les vaisseaux du temps, dans la tradition de la plus haute science-fiction britannique, celle de Wells, de Stapledon, de Brunner, de Ballard, d'Aldiss et de Banks, est à la fois un roman d'aventures et un conte philosophique.
    C'est sans doute l'un des plus grands textes de science-fiction de la décennie. Il a obtenu le British Science-Fiction Award 1996, le John Campbell Memorial Award 1996 et le Philip K. Dick Award 1997, et il a figuré parmi les cinq finalistes du prix Hugo en 1996.

  • XXIVe siècle. Effet de serre. Plus de couche d'ozone. La Terre a basculé dans les bouleversements climatiques, et le ciel brûlant de minuit ne laisse jamais filtrer la moindre fraîcheur.
    Tandis que Paul Carpenter remorque un iceberg monstrueux afin d'alimenter Los Angeles en eau potable, Nick Rhodes, biologiste, cherche à adapter l'humanité à une atmosphère pauvre en oxygène, pour le compte d'un conglomérat japonais. Isabelle cherche l'amour, et Jolanda le dépassement de l'art.
    Ils sont tous pris au piège de ce monde dégradé, de leurs vies bancales et de leurs amours furtives, aussi déboussolés que la Terre brûlante qui les porte.
    Et tous, ils cherchent la sortie.
    Dans les étoiles...
    Robert Silverberg, consacré par quatre prix Hugo et cinq prix Nebula, dresse ici le tableau d'un avenir plausible, terrifiant et fascinant.

  • Le roman inédit de l'auteur de Dune.


    Après des décennies de désordres, un gouvernement mondial s'est imposé sur notre planète. Il tire - du moins officiellement - sa légitimité de l'opinion publique et fonde ses décisions sur des sondages quotidiens. Le Coordinateur assume l'autorité suprême sur les bureaux : Bur-Opp, le Bureau des Opinions, Bur-Cont, Bur-Psy, Bur-Trans et autres administrations , dont les dirigeants se livrent à d'incessantes luttes d'influence.
    Chargé d'assurer l'entente entre les bureaux, Daniel Movius est le Liaitor. Mais, victime d'un conflit avec un rival, le voilà débarqué, perdant ses privilèges de High-Opp et renvoyé dans les rangs des Low-Opps, qui occupent les emplois subalternes et survivent misérablement dans les Terriers. Ici, le mécontentement gronde, et une crise pourrait bien survenir qui risquerait de mettre en péril la civilisation sur toute la planète.
    Instruit par sa chute et sa découverte du monde clandestin des Seps, les Séparatistes, qui défendent la valeur de l'individu contre la machine bureaucratique, Movius reprendra-t-il le chemin des sommets ?
    Demeuré inédit jusqu'à ce jour, refusé à l'époque et sans doute retrouvé dans les archives d'un agent littéraire, High-Opp est le roman des débuts de Frank Herbert. Il annonce les chefs-d'oeuvre ultérieurs, dont Dune et Dosadi, par sa richesse d'idées et sa défense des valeurs humaines contre toute forme de tyrannie.
    Une postface de Gérard Klein replace ce roman dans son époque et tente d'expliquer pourquoi il a si longtemps été ignoré.

  • Joseph Keilloran, adolescent, vient d'accomplir en quelques heures d'avion un long voyage entre la Maison de son père, l'un des Maîtres de la planète Patrie, et celle de ses nobles hôtes, les Geften. Il y jouira de tous les privilèges de sa caste. Car Patrie, ainsi nommée depuis l'arrivée des Maîtres venus de la Terre des milliers d'années plus tôt, est habitée par trois peuples différents. Il y a les Indigènes, les seuls véritables autochtones, qui vivent à l'écart. Il y a le Peuple, d'origine humaine, qui a colonisé une bonne partie de la planète dans des temps immémoriaux. Et il y a les Maïtres, les derniers venus, qui ont assujetti le Peuple - certains disent qu'ils l'ont réduit en esclavage - lors de la Conquête. Un ordre, apparemment immuable, s'est institué.
    Mais une nuit, Joseph est réveillé par des explosions. Le Peuple s'est soulevé et a commencé à massacrer les Maïtres. Une servante loyale lui permet de fuir et de gagner les forêts. Et Joseph comprend qu'il va lui falloir empreunter le long chemin du retour vers la Maison Keilloran, huit ou dix mille kilomètres, à pied, sans aide ni allié. En espérant que la révolte ne s'est pas étendue jusque chez lui.
    Il va lui falloir traverser un territoire hostile habité de créatures étrangères, les unes redoutables, d'autres secourables, marcher jusqu'au bout de ses forces, découvrir un monde inconnu et faire l'expérience de la vie.

  • Majipoor est l'une des plus belles créations de Robert Silverberg. Il a exploré l'histoire et la géographie de cette planète dans trois de ses oeuvres les plus fameuses, Le château de Lord Valentin, Chroniques de Majipoor et Valentin de Majipoor. Dans le quatrième volet de cette immense fresque indépendant des précédents, il s'attache à suivre le destin du prince Harpirias. Ce jeune homme brillant et plein d'avenir a offensé par mégarde l'un des hommes les plus influents de Majipoor, et le voilà relégué dans une lointaine province à un obscur poste administratif qui le fait périr d'ennui. Son seul espoir de regagner un jour le Mont du Château passe par une mission dangereuse. Il lui faudrait, au péril de sa vie, s'aventurer chez des barbares mythiques qui peupleraient une vallée perdue tout près du pôle glacé pour négocier la libération de quelques savants. Flanqué de rudes Skandars à quatre bras et d'un interprète Métamorphe à la loyauté incertaine, il se risque sans enthousiasme loin du monde, loin de ce qu'il croit être la vie. Pour y apprendre le courage et y trouver, peut-être, l'amour.

  • Dans «L´Échelle de Darwin», son précédent roman couronné par le prix Nebula, Greg Bear s´attaquait à un sujet classique: le mutant, l´espèce qui viendra après l´Homo sapiens et le supplantera peut-être. Si celui-ci se laisse faire... L´opposition de l´ancienne à la nouvelle espèce est justement le thème des «Enfants de Darwin». On y voit les jeunes mutants (qui se caractérisent notamment par d´extraordinaires capacités d´empathie et de socialisation et des taches mobiles sur le visage exprimant leurs émotions) pris en chasse et menacés d´extermination par une humanité peu encline à leur céder la place...Outre l´habileté avec laquelle Greg Bear rend vraisemblable sa théorie de l´évolution, ce qui est remarquable dans ce roman complexe est la façon dont il développe, en racontant l´insertion dramatique des représentants de la nouvelle espèce dans la société humaine (en particulier américaine), une critique virulente des travers de notre époque. Le succès de «L´Échelle de Darwin» a sans doute été dû au lectorat féminin, d´habitude peu porté sur le genre. «Les Enfants de Darwin» devraient tout autant intéresser les femmes: elles y tiennent en effet la toute première place (l´héroïne est une courageuse mère acharnée à défendre sa mutante progéniture, la jeune Stella).

  • Le Cycle de la Culture, devenu légendaire dans les pays anglo-saxons, a renouvelé le space opera en dressant le tableau d´une société galactique anarchiste, hédoniste, riche et secrètement dominée par des Intelligences Artificielles qui organisent son abondance et savent faire valoir leurs valeurs éminemment tolérantes et humanistes. Iain M. Banks y montre un génie particulier pour décrire des êtres, des sociétés et des paysages ou objets cosmiques d´une extraordinaire originalité et variété, parfois extravagants mais qu´il parvient à rendre vraisemblables. Trames ne fait pas exception : l´action débute à l´intérieur d´une immense planète artificielle, Sursamen, créée il y a des milliards d´années par une espèce disparue, composée de coques concentriques, et colonisée sur ses différents niveaux par des dizaines d´espèces dont les habitats et les modes de vie diffèrent tout à fait, du gazeux au liquide. Les niveaux 8 et 9 sont partiellement occupés par deux peuples humains en guerre perpétuelle et dont le niveau technologique et social est à peu près celui de la fin de notre Moyen-Âge. Un des deux peuples, les Sarl, l´emporte sur l´autre, l´unification allant dans le sens souhaité par la Culture qui cherche à introduire le progrès et la démocratie. Le roi vainqueur est assassiné lâchement par son second qui entend prendre sa place. La fille de ce roi est devenue un agent de la Culture. Mais lorsqu´elle apprend la mort de son père et le danger que courent ses deux frères, elle décide de revenir sur Sursamen. Banks décrit pour la première fois la Culture dans son contexte galactique. Malgré son étendue et sa puissance, elle est entourée par d´autres civilisations aussi avancées avec lesquelles elle doit composer. Plus surprenant encore, elle a été devancée dans le temps par des civilisations incroyablement puissantes qui ont disparu, ou qui ont quitté cet univers en atteignant un statut quasi divin. C´est l´une de ces civilisations qui a fabriqué Sursamen et des dizaines d´autres mondes semblables. Et c´est l´existence même de Sursamen qui est menacée par l´éveil provoqué d´une entité qui reposait dans un sarcophage...

  • Antoine mène la vie tranquille d'un paysan dans la ferme où il travaille depuis l'enfance. Cette vie et son entourage lui plaisent et il n'en attend pas plus de l'existence. Mais pourquoi deux inspecteurs venus de la ville viennent-ils lui demander avec insistance un numéro de sécurité sociale qu'il leur affirme avoir oublié ? Antoine a le sentiment qu'il ne doit pas leur répondre. Et, dès lors, les choses se détraquent insensiblement. L'univers paisible de la ferme se peuple de signes étranges. Il a, certains soirs, l'impression que le ciel se déchire, que le vin se transforme en cendres, que des puissances malfaisantes venues d'ailleurs veulent lui extorquer un secret dont il ignore la nature. Son univers est-il aussi réel qu'il y paraît ? Alors qu'il noue une relation amoureuse avec Juliette, il pense découvrir le bout du monde au fond d'un puits, ou au-delà d'une lisière de forêt que borde le noir du néant... Antoine habite une dimension virtuelle - celle de la Matrice - où il se trouve, parce qu'il détient - ou a détenu - un secret qui menace l'équilibre des « deux blocs » et dont l'aveu pourrait bien conduire à la fin de l'humanité. Et l'autre face du réel qui apparaît dans un chapitre sur deux de cet étonnant techno-thriller, à la lisière du roman d'espionnage et de la science-fiction, rejoint peu à peu l'univers rural qui, pour Antoine Dirac, est peut-être plus vrai que nature.

  • Le Chant de la Terre dont Michael Coney a déjà communiqué aux Terriens de notre siècle trois fragments, La Grande Course de chars à voiles, La Locomotive à vapeur céleste et Les Dieux du Grand-Loin, couvre le passé, le présent et le futur de l'humanité ; mais aussi tous ses possibles qui suivent d'autres aléapistes.


    À la suite de l'attaque sauvage des habitants de la Planète Rouge, les humains furent contraints de se défendre en semant dans l'espace des Bombes de Haine. Le système solaire s'en trouva protégé, mais ses habitants furent coupés de leurs colonies stellaires et leur civilisation commença de décliner. Surtout, les Bombes de Haine retinrent prisonnier dans la région du système solaire un être immense et puissant, Starquin. Celui-ci dut, pour se libérer, intervenir dans les affaires humaines pendant plus de trente-six millénaires. Le gnome Fang devait jouer un rôle dans la série d'événements qui conduirait des milliers d'années plus tard à la destruction ou à la libération de Starquin, le Cinq-en-un. Il mit en fuite, un peu par erreur et beaucoup par chance, un horrible monstre, du moins à son échelle, et devint un héros de légende. Cela lui assura, comme à la licorne, à la jeune Nyneve et à une poignée d'humains, une place dans Le Chant de la Terre.


    C'est bien entendu sur une aléapiste différente de la nôtre qu'ont existé gnomes, licorne, chevaliers de la Table Ronde et autres dragons. Mais cette aléapiste a, un certain temps, croisé la nôtre au point de susciter nos mythes et de permettre à Michael Coney, maître des mots et créateur d'un univers sans égal, de transgresser les frontières entre genres et d'annexer les terres brumeuses des légendes à l'avenir cliquetant de la science-fiction.



    Le Chant de la Terre, dont Le Gnome est le quatrième volet, se situe à la lisière de la science-fiction et du mythe. Par son souffle, sa dimension épique, son imagination échevelée, il égale les plus grands livres univers de la fantasy et de la science-fiction.

  • Le Chant de la Terre raconte l'histoire de l'humanité sur de nombreuses aléapistes pendant des dizaines de millénaires. Michael Coney a déjà entrepris d'en relater des fragments dans quatre romans d'une imagination et d'une poésie exceptionnelles : La Grande Course de chars à voiles, La Locomotive à vapeur céleste, Les Dieux du Grand-Loin et Le Gnome.
    Dans le lointain avenir, Starquin le Cinq-en-un, être aux pouvoirs divin, s'est trouvé pris au piège au plus profond de l'espace par une humanité qui l'ignore. S'il ne peut se libérer, il mourra. C'est pourquoi il entreprend de remanier les possibles, les aléapistes du passé le plus lointain, par l'intermédiaire des Didons, à l'apparence de femmes, mais immortelles.
    Bien entendu, le roi de l'île au sceptre, c'est Arthur, l'inventeur de la Table Ronde. Dans cet ouvrage, ces aléapistes se mettent à communiquer parfois, voire à se confondre, et les gnomes se retrouvent dans les univers des géants, c'est-à-dire celui des redoutables chevaliers de la Table Ronde, et le nôtre. Dans le lointain avenir de ce dernier, la plupart des Vrais Humains vivent protégés sous les dômes à l'intérieur d'univers virtuels, des univers de rêve, de fiction, où il perdent leur vie et tout sens de la réalité. Et il ne faudra rien de moins que l'intervention d'êtres venus d'autres aléapistes, telle la fée Morgane, pour les éveiller.

  • 0300 Encore heureux qu'il y ait lechangement, sans lequel la vie ne vaudrait pas d'être vécue.
    La langue de ce roman est étrange. Ce n´est pas tout à fait la nôtre. C´est celle d´un autre univers, parallèle si l´on veut, autorisé par la théorie des cordes, et où les personnages ont la faculté de passer d´un monde à l´autre, voire peut-être de créer des mondes, la faculté de changer.
    May le mondeest peut-être le monde que la petite May mourante est en train de se créer pour y vivre (qui sait ?) à jamais. Peu de romans de science-fiction sont aussi bouleversants. Aucun n´a jamais été aussi loin dans l´originalité en s´attaquant aux règles même du langage sans jamais sombrer dans l´inintelligibilité ou l´obscurité.0300Après vingt ans d´attente,May le mondemarque le grand retour de Michel Jeury à la science-fiction, genre qu´il a révolutionné dans les années 1970 avecLe Temps incertain, sa trilogie consacrée à la chronolyse. L´histoire de May, une petite fille soignée dans un centre pour une maladie incurable, se déroule dans un univers à la langue étrange, différent mais parallèle au nôtre, autorisé par la théorie des cordes, et où les personnages ont la faculté de passer d´un monde à l´autre, voire d´en créer de toutes pièces... En s´attaquant aux règles mêmes du langage sans jamais sombrer dans l´inintelligibilité ou l´obscurité, Michel Jeury revient à la science-fiction avec un roman novateur et bouleversant.

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