Catherine Breillat

  • Vivian Parker, une star sublime et hautaine, rencontre Louis lors d'un festival de cinma. Sans savoir pourquoi, elle lui donne son numro de tlphone. Commence alors une passion qui runit deux tres que tout oppose. Entrans dans le vertige de leur amour irrationnel, les deux amants vont se dcouvrir peu peu, avant de se dchirer. Avec ce roman deux voix, tour tour mouvant, sensuel, sombre et cruel, Catherine Breillat met en scne une histoire d'amour tragique, une histoire de dvoration mutuelle. Catherine Breillat est metteur en scne de cinma et crivain.

  • « L... sait refuser sèchement en plissant ses yeux et en ouvrant ses narines comme une barbare ; mais lorsqu'il roule par côté pour lui échapper, L... redevient petite fille et l'agrippe par-derrière avec une hypocrisie totale et innocente. Quand il ferme les yeux, il s'aperçoit que c'est pour ne plus sentir que sa cuisse nue et son ventre délibérément appuyé contre lui, tellement bien qu'il distingue les poils crêpelés de son sexe et que cela tend la peau de son ventre comme celle d'un tam-tam. Il suffirait qu'on l'effleure pour qu'il hurle et c'est ce qui l'attend. » !

  • Le livre du plaisir

    Catherine Breillat

    "Ecrire sur le plaisir, c'est décharger dans le corps du lecteur. C'est l'orgie suprême. Ce livre, je l'ai fait comme un rêve éveillé pour ceux qui, comme moi, se laisseront guider, glisser d'émois en mots dans les catacombes du plaisir. Je ne l'ai pas fait, je l'ai commis." Catherine Breillat Nourrie des textes d'écrivains aussi divers que Jean Genet, Michel Houellebecq, Pauline Réage, Virginie Despentes ou Pier Paolo Pasolini, Catherine Breillat effectue un véritable voyage à travers la littérature consacrée au plaisir. Ce vaste champ d'expérience où tout peut se concevoir - surtout ce qui ne se fait pas - offre un extraordinaire passage vers le rêve. Conçu comme un collage de pages inscrites au plus profond de la mémoire de l'auteur, ce livre est une plongée dans l'univers du plaisir.

  • "Belleville, c'est mon quartier, quinze ans que j'y respire le même air que les voyous. Tous ceux que j'ai arrêtés, y'a longtemps qu'ils sont tous ressortis. C'est vraiment pas la peine de jouer les méchants. Et l'entrée de la B.T. aussi, je peux vous dire que je la connais vraiment par coeur. Quinze ans que je suis arrivé simple stagiaire. Je n'ai jamais eu envie de changer. J'ai fait tout mon chemin ici, dans ce blockhaus. Mon chemin complet d'ailleurs. Maintenant qu'on m'a nommé chef de groupe, je suis au sommet. Ça paraît drôle à trente-deux berges, se dire qu'on va pas évoluer jusqu'à l'âge de la retraite. Mais je trouverai bien quelque chose. Je passerai commissaire, même si personne n'y croit". Héros d'un polar ? Plutôt d'une "chronique policière", d'un document choc qui nous montre une réalité d'aujourd'hui. Un univers où tout le monde a le même langage, le même argot, le même comportement douteux. Flics, truands, avocats véreux, jeunes délinquants. Un vrai sac d'embrouilles du côté de la Goutte d'Or.

  • « L... sait refuser sèchement en plissant ses yeux et en ouvrant ses narines comme une barbare ; mais lorsqu'il roule par côté pour lui échapper, L... redevient petite fille et l'agrippe par-derrière avec une hypocrisie totale et innocente. Quand il ferme les yeux, il s'aperçoit que c'est pour ne plus sentir que sa cuisse nue et son ventre délibérément appuyé contre lui, tellement bien qu'il distingue les poils crêpelés de son sexe et que cela tend la peau de son ventre comme celle d'un tam-tam. Il suffirait qu'on l'effleure pour qu'il hurle et c'est ce qui l'attend. » !

  • Découvrez le scénario du film Sex is comedy
    « J'ai tout d'abord eu envie de faire un film sur le cinéma, sur ce processus mystérieux et ce qu'on appelle (à tort) diriger un film ou des acteurs. On ne dirige pas un film : on le fait. J'ai eu envie de faire ce film à cause de la prolifération des « making off » destinés à faire croire que le mystère du tournage est ainsi dévoilé. Lorsque les « making off » ne dévoilent que la futilité des films, l'apparence du tournage. Le coeur en reste secret. Comme le coeur du volcan. C'est le moment de l'Épreuve, celui où la peur est la même pour chacun - acteur ou metteur en scène - et qu'à ce moment-là le tournage devient un huis-clos inviolable. C'est ce huis-clos, le sujet de « Scènes intimes ». » Catherine Breillat

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