Langue française

  • Brûler le Louvre

    Didier Goupil


    Dans le fond, il n'y a qu'une seule chose que je regrette : ne pas avoir brûlé le Louvre derrière nous.
    Le mot Bleu, on le sait, ne tache pas les doigts. C'est sans doute pour cela que les personnages des nouvelles de ce recueil, qu'ils soient de pure fiction, connus de tous tels Claude Monet et Chaïm Soutine, ou à même de le devenir demain comme Franciam Charlot et Roger Cosme Estève, ont recours à la peinture pour exprimer leur colère, soulager leur peine ou clamer leurs revendications.

    Mais face aux non-dits de la famille, au silence de la société et à l'indifférence des académies, tous finiront par délaisser les pinceaux et se mettront à peindre avec leurs mains, quand ce n'est pas avec leurs poings.

  • Code Victoria

    Thomas Laurent

    Rochehauh, village perché, oublié de tous, où, selon un manuscrit médiéval, serait enfermé le Diable lui-même... Un sujet parfait pour Victor, journaliste, parti enquêter trois mois plus tôt. Mais Victor disparaît en montagne, et la gendarmerie le déclare mort. Sa compagne, Victoria, veut comprendre et décide de se rendre à Rochehauh. Rapidement, elle est obligée d'admettre que quelque chose ne tourne pas rond. Pourquoi lui interdit-on l'accès au monastère ? Quel secret Victor avait-il découvert dans les pages du codex crypté ? Quel est cet inconnu qui la menace ?
    Entraînée dans un périlleux tourbillon, Victoria n'a d'autre choix que de découvrir la vérité. Sa vie en dépend...
    Code Victoria a reçu le Prix Découverte des Mines Noires 2019.


  • Septembre 1860 dans le Perche, la gendarmerie du paisible bourg de Bazoches-sur-Hoesne s'émeut : la rumeur accuse Julie Clain, demeurant à la ferme de La Motte, d'être coupable d'infanticide. Une affaire reposant sur le seul rapport d'expertise d'un médecin local et quelques témoignages à charge qui conduiront l'accusée devant la cour d'assises de l'Orne. Maître Léon de la Sicotière, un homme bon à l'écoute de ses clients, sera son défenseur.
    En s'appuyant sur ce fait divers, l'auteur livre un roman où prédomine l'analyse d'une certaine société archaïque et misogyne et nous invite à méditer sur la fragilité de la justice humaine.
    Préface d'Henri Leclerc.

    Docteur en histoire du droit, Martine Gasnier signe ici un premier roman poétique qui laisse toute sa place à l'émotion et plonge au coeur de l'humain.

  • Édouard, boutonneux, en mal de filles, est accro aux jeux vidéo. Obéissant au médecin qui lui prescrit de la marche à pied, Édouard va accepter un job de promeneur de chiens. C'est ainsi qu'il rencontre Princesse Butterfly, un yorkshire du sixième arrondissement, avec qui il va tisser une relation assez particulière. En effet, le chien lit dans ses pensées comme lui-même lit dans les pensées du chien. Et, peu à peu, l'animal va le coacher et lui expliquer comment s'y prendre en amour. D'abord réticent, voire mal à l'aise à l'idée d'écouter les conseils d'un clebs, Édouard va finir par jouer le jeu et affiner sa technique d'approche auprès de Nicoline, une copine de classe dont il est secrètement amoureux. Mais si les premiers résultats sont prometteurs, la suite l'est nettement moins...

  • Edith au cou de Cygne, grand amour de Harold, roi éphémère de l'Angleterre, fait broder secrètement une toile racontant sa vie et la terrible défaite de Hastings. De son côté, Wulfnoth, jeune frère de Harold, otage de Guillaume, nous raconte sa vie d'enfant captif, la férocité du Conquérant et nous révèle sa passion cachée pour la reine Mathilde.
    Et voici que par ces deux chroniques en regard, pareilles au chant ultime d'un Cygne répondant à l'autre, vous découvrirez un récit de la conquête normande aussi émouvant qu'éloigné des clichés.

  • Le sel des larmes est parfois doux raconte le périple de trois personnages à la recherche d'eux-mêmes et évoque par fragments l'histoire dont ils sont issus :
    1896. Le Padre Pinto abandonne un jour d'été son église de Castelo das Fontes au Portugal et va fuir jusqu'au Cap-Vert loin de la révélation qui l'a saisi d'effroi. L'Obscurci, un simple d'esprit d'un village voisin, se lance au même moment sur les routes de la Serra da Estrela au nord du Portugal. A des milles de là, dans l'archipel du Cap-Vert, Artémisia, une jeune métisse, esclave affranchie, décide de quitter la plantation de Campina Morna. A travers leurs cheminements se conjuguent et se répondent trois destins dont chacun fait écho à l'autre, où se tissent, indissociables, la recherche d'identité, la quête de vérité et le désir impérieux de liberté.
    D'une écriture élégante et délicate, l'auteur nous entraîne dans leur histoire nourrie de mémoire collective qui prend sa source quelques siècles plus tôt.
    Par l'auteur de L'enchanteur et illustrissime gâteau café-café d'Irina Sasson,(éd. Intervista).

  • La mort rôde en 1914 dans ce hameau reculé des Vosges. Elle menace un étrange petit homme venu de l'Alsace allemande, en butte à l'hostilité des habitants, et le forgeron qui l'a pris sous sa protection. Elle crie victoire quand éclate la Grande Guerre, mais la vie, l'amour et l'amitié n'ont pas dit leur dernier mot.
    « C'était à l'aube. Le jour diluait lentement la nuit. La Harpaille sommeillait encore et la campagne, plombée par un ciel gris, se reposait des hommes... Un vent à décorner les boeufs éparpillait une à une les traînées de brume dormante, emmêlées aux branches des peupliers. On entendait au loin sa basse sonore hurler dans les sapins, sinistre. »
    Prix des postiers écrivains 2018 et Prix du Jury Premier roman de la ville de Mennecy.

  • Contraint à un voyage en solitaire, Jean Guézennec, retraité nouvellement divorcé, s'envole pour l'Inde avec, en poche, un guide touristique qu'il a la fâcheuse idée de prendre pour une bible. L'apprenti globe-trotter, mal préparé à ce choc culturel, s'en mordra les doigts. Trois mois après son retour en Bretagne, le temps de se refaire une santé mentale, le rescapé entreprend d'écrire une lettre de réclamation plus que circonstanciée à l'éditeur dudit guide. La rédaction de ce courrier lui permet de découvrir une nouvelle facette à ses tribulations. Car l'Inde, il le comprend alors, est un voyage sans retour. Un chemin vers l'autre, un chemin vers soi...


  • « Mais qu'est-ce que vous avez là... Ce ne serait pas un... ? » Quelques mots ont suffi pour que la curiosité désormais torture la narratrice : ce tableau qu'elle a toujours connu, ce tableau de famille, transmis de grand-mère en petite-fille... est-ce vraiment un Courbet ? Et si c'est le cas, par quel étrange chemin est-il arrivé là ? Pour tenter de découvrir les secrets qu'il recèle, la narratrice va se lancer dans une enquête qui l'entraînera du Second Empire à nos jours jusqu'au coeur de la création. Et c'est l'amour, sa force, son absence, le pouvoir qu'il a de se magnifier, que l'on entend dans ce texte envoûtant.



  • Fuyant la misère de leur terre bretonne, Jules et Antoinette s'exilent à Paris où ils vont contribuer par leur labeur à l'essor de l'industrie dévoreuse d'humanité. Au sein de leur foyer, naissent deux garçons dont le plus jeune, Jean, se révolte très tôt contre toute forme d'exploitation. Un choix qui le conduira de la prison de la Petite Roquette à la colonie pénitentiaire de Soligny-la-Trappe avant un embarquement pour la Martinique.


    Avec pour toile de fond la révolution de 1848, les ravages du choléra et la pratique de l'engagisme, succédané de l'esclavage, le destin de Jean illustre une page de notre histoire, pas si lointaine, marquée par l'égoïsme forcené des nantis.

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  • « Maire écologiste d'un petit village du Pays d'Auge, Guerquesalles, durant trois mandats, j'ai vécu au plus près la réalité du monde rural, avec ses bons et moins bons côtés. Bedeau, facteur, éboueur, psychologue, gendarme, écrivain public, gestionnaire... la liste des tâches dévolues au maire est longue et infinie. »
    Fort de cette expérience et avec détachement, Didier Goret relate la vie quotidienne et politique du village à travers des épisodes cocasses et parfois aussi tragiques. Il fait ainsi référence à l'Histoire qui a particulièrement marqué ce village.
    Cette vingtaine de nouvelles décline une approche humaniste du quotidien d'un maire, bien loin d'une vision comptable de l'Administration.

  • Épris de l'Antiquité, mécène, le duc Vespasien de Gonzague fut le prince bâtisseur de Sabbioneta, une ville utopique dédiée à Diane de Cardona, la femme aimée puis sacrifiée sur l'autel de la jalousie. Sa vie fut une épopée tragique qu'il traversa jusqu'à la mort en refusant d'abdiquer devant sa quête d'absolu. La mélancolie fut sa compagne, il lui abandonna tout jusqu'à sa raison.
    Entrelaçant éléments historiques et épisodes romanesques, Martine Gasnier fait de ce prince demeuré mystérieux, l'une des grandes figures de la mélancolie.

  • Aristocrate désargentée, Dragonette de Sermoafort "monte à la capitale" après avoir enterré son volage de mari qui l´a ruinée. Pour gagner sa vie, elle va faire des ménages. Au hasard des petites annonces, Dragonette va dénicher ses futurs employeurs : une psychiatre dépressive, une joggeuse milliardaire, une intermittente du sexe, un thanatopracteur intempérant, un couple de charcutiers, chevaliers de la rillette, et bien d´autres. Sans tabous ni complexes, résolument optimiste, aimée de tous, elle va traverser avec bonheur et légèreté les aventures les plus burlesques et vivre les situations les plus improbables.

  • Trois femmes sont contraintes de renoncer au monde tel qu'elles l'ont toujours connu. Le virage que prend le destin est l'occasion, pour ces femmes intelligentes, sensibles et généreuses, de faire le point sur leurs rêves, leurs ambitions. Les épreuves traversées les forcent à se débarrasser du superflu pour percevoir que l'essentiel se trouve au coeur de leur conscience.
    Utilisant le fil rouge de la guerre, l'auteure dit la difficulté à être une femme, lorsque la marche du monde dérape vers la violence. Mais en creux se dessine l'espoir, la grâce et la puissance silencieuse de la femme quand elle fait le choix du refus.

  • A la veille de la Seconde Guerre mondiale, dans un hameau reculé des Vosges, nous suivons Pierre et Jean, deux frères que tout oppose. Pierre, l'insoumis, défie l'autorité en braconnant sur les terres d'un fermier parvenu, débauché et naufrageur de petits paysans endettés. Arrêté, emprisonné, il sera envoyé à sa sortie de prison au camp disciplinaire de Tataouine pour faire son service militaire. Jean, le conformiste, aime l'ordre et la discipline. Après la débâcle de 40, à l'image de la France divisée, chacun choisit son camp, l'un la Résistance, l'autre celui du Maréchal Pétain puis la Milice. Ils ont en commun l'amour pour une même jeune fille et le sens de l'honneur hérité de leur grand-père.
    Le combat intérieur que mènent les personnages entre leurs parts d'ombre et de lumière les pétrit d'humanité, donne à leur destin une résonance universelle et fait du roman une tragédie. Alexis Ruset écrit dans une langue riche et poétique et fait place aux expressions populaires, voire dialectales. Son style soutenu recourt aux métaphores et aux assonances. Cette variété des moyens d'expression donne vie et couleur au récit.

  • Dans ces cinq nouvelles, Marie-France de Monneron explore avec humour les mille et une facettes du désir. Comment hommes et femmes réagissent-ils devant une même situation ? Pourquoi les uns donnent-ils une réponse rationnelle, les autres une réponse émotionnelle ? Au-delà de tout sexisme, au-delà de tout préjugé, au-delà de tout complexe, l'auteure sait seulement que les humains cherchent à tout prix le bonheur. Pour y parvenir, ils doivent s'extraire de leur quotidien afin de vivre une réalité meilleure: ils fantasment, ils rêvent, ils se mentent à eux-mêmes, et par là même aux autres, ils trichent, ils séduisent... Ils ont un terrible défi à assumer : rester vivants envers et contre tout !

  • Un ange est passé Nouv.

    Christine Sagnier dit le bonheur d'avoir attendu un enfant huit mois et le désespoir de le perdre. Le chagrin comme une torture et puis la solitude face à l'incompréhension des autres.

  • Félix Meyer est de retour dans la ville où il a passé son enfance, pour le décès de sa soeur, Carole, écrasée en plein centre-ville. Accident ou meurtre ? Un doute subsiste au vu de l'acharnement du chauffard sur le corps de la jeune femme. Le lieutenant Aurélie Costa s'occupe de l'affaire.
    À l'occasion de ses retrouvailles avec la ville, Meyer passe en revue les fantômes du passé, revient sur les moments heureux et malheureux avec sa soeur, dont il ne sait presque rien aujourd'hui. Mais lui-même qu'est-il devenu ? Que signifie cette violence qui couve en lui, prête à exploser à tout moment ? Qui sont ces mystérieux interlocuteurs qui le renseignent tout au long de l'enquête parallèle qu'il a entreprise pour découvrir l'assassin de sa soeur ?
    Et que vient faire ici la boussole d'Einstein ?


  • À la suite d'un accident de voiture dans lequel sa compagne est tuée et lui-même gravement brûlé, Jean-Paul se retrouve défiguré. Au cours de sa longue rééducation, la tentation petit à petit se glisse en lui de revoir, trente ans plus tard, sous l'anonymat de son nouveau visage, Marion, la jeune femme qui, au sortir de son adolescence, l'a quitté sans explication. Une première blessure demeurée longtemps mal fermée.


  • Julie était la fille du chaos. Le mal dont elle souffrait était congénital. Il provenait du choc violent entre la France et l'Algérie, ces deux sources auxquelles sa mère avait bu, les deux terres qui l'avaient nourrie et dont elle-même était pétrie. L'hérédité l'avait coupée en deux. Elle se croyait unique, faite d'une seule pièce, alors qu'une autre se tenait derrière. Cette fracture la minait. Pour la réduire et se reconstruire, il lui fallait combler le trou dans son corps et le puits d'ignorance où elle avait vécu. Elle n'y parviendrait qu'en assumant pleinement sa part algérienne, qu'elle avait jusqu'alors seulement constatée sur son visage et perçue dans le regard d'autrui.

  • En partageant la vie intime de ses personnages, le narrateur lève un pan sur les drames de l'Histoire qu'elle recèle et qui n'en finit pas de se répéter. Mais loin d'être simple spectateur, il fait partie intégrante de ce récit dans lequel il se livre, sans fard et avec humour. Nostalgique de l'amour enfui, du pays perdu, de la jeunesse disparue, il reste un combattant de la mémoire et un poète, qui, tel l'Étranger de Baudelaire, aime les nuages qui passent.

  • 1557

    Jean-Pierre Croset



    Le 2 août 1557, Saint-Quentin, bourgade picarde de huit mille âmes, voit l'armée impériale espagnole venue des Flandres mettre le siège devant ses murs. Philipe II, roi d'Espagne, et son commandant en chef Emmanuel-Philibert de Savoie sont certains d'enlever rapidement la place, s'ouvrant ainsi la route de Paris. Mais c'était sans compter sur la résistance héroïque des habitants. Au bout de vingt-sept jours de combats acharnés, Saint-Quentin capitule, cependant les semaines gagnées ont pour conséquence l'affaiblissement de l'ennemi : Philippe II renonce à marcher sur Paris.
    C'est dans ce contexte que se rencontrent Anne, jeune résistante saint-quentinoise à la tête des combats, et Guillaume, chevalier au service du roi Henri II. L'amour les foudroie sur-le-champ. Mais les événements vont se charger de les séparer et de mettre leur vie en danger : guerre d'Italie, complots ourdis par la reine Catherine de Médicis et ses sbires, emprisonnement d'Anne accusée d'espionnage, intrigues d'une cour où Diane de Poitiers, favorite du roi, suscite bien des jalousies,...
    « Ce chapitre tragique et glorieux de l'histoire de Saint-Quentin et de l'Histoire de France, Jean-Pierre Croset nous le fait revivre dans un roman à la Dumas, au travers d'une succession d'intrigues captivantes vécues par des personnages aussi bien fictifs que réels. » souligne Xavier Bertrand dans sa préface.

  • À Marseille, avec en toile de fond passions amoureuses et crimes de sang, la belle et mystérieuse Lydie est médecin légiste. Son fiancé et deux de ses amis reçoivent des lettres anonymes les informant de leur mort prochaine en représailles à un acte qu'ils auraient commis dix ans plus tôt.
    L'enquête diligentée par le commissaire Gastaud va-t-elle les sauver ? Va-t-elle permettre d'arrêter à temps l'auteur de ces missives en prouvant leur innocence ?
    Dans une course contre la montre et la mort, les différents personnages vont être confrontés à des groupuscules n'ayant pour seule loi que les règles qu'ils se sont fixées.
    Visite dans un Marseille interlope, secret et mystérieux où rien ni personne n'est ce qu'il paraît être.

  • Après la mort violente du baron Raoul de Hurlebosque, son fils Philippe est atteint d'un mal étrange. Tous y voient la marque du diable. La jeune Morgane, avec sa tache de naissance au front, est un coupable tout désigné. Arrêtée par l'inquisiteur Henri Niger, torturée, Morgane avoue un crime qu'elle n'a pas commis. Tandis qu'elle attend la mort, un mystérieux sauveur la délivre. Mais elle va devoir honorer le pacte conclu...
    L'auteur entraîne le lecteur dans une véritable enquête policière au coeur du XVe siècle où la recherche de vérité se heurte aux superstitions et à l'ignorance.
    La fin du Moyen Âge est pour l'Europe chrétienne le temps de la malepeur du Diable, des bûchers et des chasses aux sorcières. Le Signe du Diable offre une immersion saisissante dans cet âge tourmenté et prompt à l'exaltation de l'irrationnel. Loin des codes traditionnels du roman historique, ce récit se place dans la veine des grands thrillers médiévaux : l'Histoire s'érige en scène de théâtre pour laisser se jouer une aventure inédite.

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