Editions des Régionalismes



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    Au cours d'une bagarre dans une de ses usines, un Yankee, self-made man audacieux, Hank Morgan, se retrouve subitement projeté treize cents ans en arrière, à la cour du roi Arthur. « Que peut faire un homme entreprenant, opportuniste et inventif, au milieu d'individus comme sire Galaad, sire Lancelot ou Merlin l'Enchanteur, ce magicien de pacotille ? » Telle est la question qui se pose à lui dès son arrivée. Immédiatement, la réponse lui apparaît : « Devenir le Sire Le Boss ! » Il n'aura de cesse, dès lors, de reconstruire son paradis perdu, et de faire de cette Grande-Bretagne, médiévale et confite en religion, une Amérique laïque des débuts de l'ère industrielle. Roman satirique et humoristique, grand précurseur de la Science-Fiction moderne, et en même temps, à la lisière de l'uchronie et du steampunk. Réédité ici avec les illustrations de la première édition américaine de 1889, voici un livre qu'il faut lire ou relire, jubilatoire et prémonitoire aussi d'un certain antagonisme culturel (voire plus...) entre une certaine vieille Europe et un certain nouveau Monde...
    Mark Twain (1835-1910) écrivain nord-américain. Après une carrière de militaire, il devient imprimeur puis journaliste. Son roman publié en 1876, Les Aventures de Tom Sawyer, le rend immédiatement célèbre. On lui doit de nombreux romans (Les Aventures de Huckleberry Finn, etc.) et contes ainsi que quelques essais dont un curieux Mémoires de Jeanne d'Arc ainsi que des récits de voyage (La vie sur le Mississippi, etc.).

  • Comment peut-on parler de géographie sans s'ennuyer ? Pour cela, il faut peut-être (re)-lire l'Histoire d'une Montagne d'Elisée Reclus : un texte à la fois scientifique, humain, poétique et romantique dont le but est de faire découvrir, à travers tous ses aspects physiques, humains, religieux ou purement scientifiques ce que peut cacher ce terme générique de montagne. C'est l'occasion d'une balade foisonnante dans ce véritable univers que sait recréer - avec quel talent ! avec quelle langue ! - un des plus grands géographes français.
    Elisée Reclus, né à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde) en 1830, fils de pasteur protestant, vécut une partie de sa jeunesse à Orthez en Béarn. Il reste l'auteur internationalement reconnu de la monumentale Nouvelle Géographie Universelle (1894-1895) mais son engagement politique (républicain sous le Second Empire, communard en 1871, anarchiste), l'amène à des exils répétés en Suisse et en Belgique où il meurt en 1905.

  • Qui veut comprendre les îles du Ponant aujourd'hui ne peut faire l'impasse sur leur histoire et leur géographie si particulières. Les meilleurs témoignages littéraires sur la vie dans ces petits mondes insulaires entre 1850 et 1950 nous sont offerts par l'écrivain brestois Henri Queffélec (1910-1992). Ce grand connaisseur des « travailleurs de la mer » y situa en effet l'action de six de ses romans les plus célèbres.
    Le phare de la Jument (ar Gazek-Coz en breton), « morceau de sucre piqué droit dans le gosier du Fromveur », est bel et bien le personnage principal du roman. A tout le moins l'épopée de son érection entre 1904 et 1911 : un ancien négociant, Charles-Eugène Potron, lègue 400.000 francs-or à l'Etat pour édifier un nouveau phare dans les parages d'Ouessant, sous condition de le construire sur une durée maximale de sept ans. Nous suivons donc les péripéties - et les hommes - qui jalonnent la jeunesse de la Jument lors de sa difficile mise en oeuvre, de sa construction, de ses oscillations anormalement fortes dans les tempêtes, enfin de la consolidation de ses fondations dans les années 1920-30.
    Dans le même temps, un pêcheur molénais, Alain Creignou, fonde un foyer avec la fille d'un agriculteur ouessantin, Françoise Mescam. Alain Creignou est subjugué par la Jument. A bord du Sant Mikkaël, il initie son fils François, qui rêve de devenir gardien de phare. Il croit à un pouvoir quasi surnaturel de ces tours de mer qui revivent dès que tombe la nuit ou la brume...
    Le phare s'inscrit parmi les grands romans insulaires français du XXe siècle. Il n'était plus disponible en édition simple depuis 40 ans. Nul doute que sa lecture vous passionnera. La Lumière enchaînée (parution en 2016) poursuit l'aventure de la Jument. - Avant-propos d'Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec.

  • Best-seller de l'édition régionaliste tout au long du XIXe siècle (la dernière édition datait de 1886), l'ouvrage de cet archiviste du département du Nord, également sous-préfet, méritait d'être tiré de l'oubli dans lequel le XXe siècle a laissé l'histoire "régionale".
    Déjà, au moyen âge, au carrefour des puissances européennes, la Flandre et ses comtes défraieront les chroniques par l'éclatante prospérité du pays et par la turbulence avérée qui ca-ractérise leurs relations. Creuset du pouvoir communal qui se heurte frontalement à une féodalité arrogante, la Flandre a connu une histoire complexe et dramatique qu'il est toujours passionnant de mieux connaître et comprendre.

  • Qui veut comprendre les îles bretonnes aujourd'hui ne peut faire l'impasse sur leur histoire et leur géographie si particulières. A ce titre, les meilleurs témoignages littéraires sur la vie dans ces petits mondes insulaires sous l'Ancien Régime et la Révolution nous sont offerts par ce grand connaisseur des « travailleurs de la mer » que fut Henri Queffélec. En 1944, il y a tout juste 70 ans, la publication d'Un recteur de l'île de Sein balisa l'ouverture d'une ère nouvelle dans l'histoire de la littérature française : elle plantait un décor neuf dans le paysage littéraire, en rompant avec le pessimisme des années sombres et en préparant le renouveau de l'après-guerre. Un Recteur de l'Île de Sein, est le premier des quelque neuf romans que le célèbre écrivain Henri Queffélec, né à Brest (1910-1992), consacre aux îles bretonnes.
    Un voyage à l'île de Sein à l'hiver 1937 lui sera l'occasion de découvrir l'île, ses habitants et, de la bouche du recteur d'alors, l'histoire de François Guilcher, le sacristain devenu prêtre de l'île au XVIIe siècle, alors que Sein se trouve dépourvue de desservant religieux.
    Dans son roman, Henri Queffélec nous offre un tableau vivant de l'île de Sein sous l'Ancien Régime. La communauté chrétienne sénane, depuis le départ de son recteur, se trouve dans le plus grand désarroi et se sent délaissée par l'Eglise de Quimper, voire par le continent tout entier... Dans ce contexte, le sacristain, homme pieux et respecté, est amené presque malgré lui, sous la pression des îliens, à prendre en main les destinées de la paroisse et finira, après bien des péripéties, par être « validé » par la hiérarchie catholique comme authentique recteur de l'île, désormais titulaire en droit de la paroisse qu'il dirige en fait depuis des décennies.
    L'ouvrage a également fait l'objet d'une libre adaptation cinématographique dans Dieu a besoin des hommes de Jean Delannoy en 1950, Pierre Fresnay prêtant ses traits au pêcheur devenu curé.
    Un Recteur de l'île de Sein s'inscrit parmi les grands romans insulaires français du XXe siècle. Il n'était plus disponible en édition de qualité depuis 30 ans. Nul doute que sa lecture vous transportera dans le temps et dans l'espace, jusque dans cette petite île de Sein, si grande dans sa volonté de ne jamais abdiquer, ni en 1613, ni en 1940, ni aujourd'hui. - Avant-propos d'Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec.

  • Après le Grand Dictionnaire, Lou Tresor dóu Felibrige de l'illustre Frédéric Mistral, qui s'est montré en cette oeuvre le Littré de la langue provençale, on demandait et de tous côtés on réclamait Lou Pichot Trésor du Félibrige. Eh bien ! le voici. Prenez-le et parcourez-le à loisir. C'est là notre préface. Nous pourrions, sans doute, expliquer combien nous ont été utiles, dans la composition de cet ouvrage, nos fréquentations familières et assidues avec le peuple, et, d'autre part, quel précieux secours nous ont apporté les dictionnaires de Mistral, d'Honorat, de Doujat, d'Avril, de Piat et du niçard Pellegrini, ainsi que les autres lexiques ou vocabulaires de la Langue d'Oc, languedociens, gascons, limousins, dauphinois, etc. Nous pourrions aussi faire ressortir le côté pratique de notre petit dictionnaire : d'abord au point de vue linguistique qui nous a fait grouper ensemble, et par paragraphes distincts, les mots de même famille, autant, bien entendu, que l'ordre alphabétique le comportait - ; ensuite au point de vue historique et ethnographique... (extrait de la Préface, édition originale de 1902).
    Constamment « reprinté » (à l'identique de l'édition de 1902) depuis plus d'un siècle, aucun éditeur n'avait osé s'attaquer à la recomposition complète de l'ouvrage en deux tomes (français-provençal et provençal-français). C'est désormais chose faite. Voici le nouveau Pichot Tresor !
    Xavier de Fourvières (1853-1912), né à Robion (Vaucluse), chanoine de l'ordre des prémontrés. Il s'exila en Angleterre de 1903 à 1912, après la loi sur les Congrégations et devint supérieur du prieuré de Storrington dans le Sussex. Auteur de nombreux ouvrages en provençal (dont le plus célèbre reste son Pichot Tresor), il fut majoral du Felibrige.

  • Ainsi que le dit Brantôme : « Je crois qu'il ne fut jamais quatre plus grands ducs les uns après les autres, comme furent ces quatre ducs de Bourgogne ». Le premier, Philippe-le-Hardi, commença à établir la puissance bourguignonne et gouverna la France durant plus de vingt ans. Le second, Jean-sans-Peur, pour conserver sur le royaume le pouvoir qu'avait eu son père, commit un des crimes les plus éclatants de l'histoire moderne; par là il forma de sanglantes factions et alluma une guerre civile, la plus cruelle peut-être qui ait jamais souillé notre sol. Succombant sous un crime semblable, sa mort livra la France aux Anglais. Philippe-le-Bon, son successeur, se vit l'arbitre entre la France et l'Angleterre ; le sort de la monarchie sembla dépendre de lui. Son règne, long et prospère, s'est signalé par le faste et la majesté dont commença à s'investir le pouvoir souverain, et par la perte des libertés de la Flandre, de ce pays jusqu'alors le plus riche et le plus libre de l'Europe. Enfin le règne de Charles-le-Téméraire offre le spectacle continuel de sa lutte avec Louis XI, le triomphe de l'habileté sur la violence, le commencement d'une politique plus éclairée, et l'ambition mieux conseillée des princes, qui, devenus maîtres absolus de leurs sujets, font tourner au profit de leurs desseins les progrès nouveaux de la civilisation et du bon ordre. C'était un avantage que de rattacher de la sorte le récit de chaque époque à un grand personnage ; l'intérêt en devient plus direct et plus vif; les événements se classent mieux ; c'est comme un fil conducteur qui guide à travers la foule confuse des faits... (extrait de la Préface, éd. de 1860). La présente réédition se base sur l'édition de 1860.
    Amable-Guillaume-Prosper Brugière, baron de Barante né à Riom (1782-1866), préfet sous le Ier Empire, pair de France sous la Restauration ; ses idées libérales le font écarter de la vie politique et l'amène à se consacrer à ses études historiques. Il publie la première édition de l'Histoire des Ducs de Bourgogne (1824-1826) qui lui vaut d'entrer à l'Académie Française. Après la Révolution de 1830, il sera nommé ambassadeur en Piémont-Sardaigne, puis en Russie jusqu'en 1848.

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    Marcel Aubert, qui est l'auteur de cette notice, n'a pas prétendu édifier la monographie complète et définitive de la cathédrale, mais bien présenter au public curieux un travail aussi clair et précis que possible, tout en restant accessible à tous. On se contente en effet de moins en moins facilement aujourd'hui des traditions vagues, des descriptions approximatives des guides d'autrefois. On a renoncé à y raconter l'histoire anecdotique de Notre-Dame de Paris, à décrire même les cérémonies et les événements dont elle a été le théâtre ; on s'est seulement efforcé d'y présenter une histoire suivie et complète de l'édifice pris en lui-même, de ses origines lointaines qui se confondent avec celles mêmes de la capitale et de la monarchie française, de son élévation triomphante au plus beau moment du développement de notre architecture nationale, de ses transformations et de ses altérations au cours des siècles qui suivirent, de sa restauration enfin, intelligente et raisonnée, au siècle dernier... » (extrait de l'Introduction, édition originale de 1909)
    Marcel Aubert (1884-1962), né à Paris, historien, archiviste-paléographe à la Bibliothèque Nationale, doyen des conservateurs des musées nationaux. On lui doit nombre de monographies historiques, notamment La Cathédrale de Senlis, La Cathédrale Notre-Dame de Paris, Notre-Dame de Paris. Architecture et sculpture, L'Art français à l'époque romane. Architecture et sculpture (4 vol.), La Sculpture française au début de l'époque gothique, L'Abbaye des Vaux-de-Cernay, Le Mont-Saint-Michel. L'abbaye, Vitraux des cathédrales de France aux xiie et xiiie siècles, L'Église de Conques, etc.
    Un ouvrage clair, précis, abondamment illustré, qui permet, à 100 ans d'intervalle, de retrouver toute l'histoire ancienne et récente de la cathédrale de Paris et d'en connaître et comprendre tous les tenants et aboutissants au moment où ce monument est entré si dramatiquement au coeur de l'actualité mondialisée.

  • Les Berbères, dit Ibn Khaldoun au XVe siècle, racontent un si grand nombre d'histoires que, si on se donnait la peine de les mettre par écrit, on remplirait des volumes.
    Les contes qu'on lira plus loin proviennent surtout de la région du Haut-Sébaou ; mais il est évident qu'en raison des innombrables contacts entre les montagnes de la Grande Kabylie et Alger, la localisation des textes ne saurait avoir une rigueur absolue. Les Kabyles conservent jalousement leurs traditions et leurs coutumes, mais ne se dérobent à aucune influence. On s'est souvent demandé dans quel rapport étaient le folklore kabyle et le folklore arabe. le problème est peut-être insoluble et même un peu vain. La phrase citée d'Ibn Khaldoûn semble bien signifier que, dans son esprit, les Berbères avaient de nombreux récits propres avant l'invasion arabe. Frobenius estime qu'une partie au moins du folklore kabyle, par son caractère, ses héros et son style, a des affinités avec l'Europe occidentale plutôt qu'avec l'Asie. Ce qui est par ailleurs certain, c'est que l'invasion arabe contribua à apporter en Afrique du Nord tout le cycle de contes que nous voyons constitué et souvent littérarisé dans l'Orient médiéval.
    Nous nous sommes efforcés de reproduire les contes tels qu'ils sont dits, sans y ajouter des fioritures littéraires et de vains délayages. il convient, semble-t-il, d'abord et avant tout que soient recueillis tels quels les vestiges des traditions populaires. Tout le travail littéraire ou d'érudition qui peut être fait autour d'eux doit d'abord respecter leur intégrité. Toutes proportions gardées, il faut, comme pour les livres saints, établir des textes authentiques et corrects (extrait de l'Introduction, édition de 1945).
    Émile Dermenghem, né à Paris (1892-1971) journaliste, archiviste et bibliothécaire. Nommé archiviste-bibliothécaire du Gouvernement général d'Algérie en 1942, il le reste jusqu'à sa retraite en 1962. Les contes kabyles recueillis auprès de Saïd Laouadi sont publiés initialement en 1945.

  • Cette biographie est un vrai roman et presque un poème... (Frederic Mistral)
    Se coneissèm Mistral sustot per son òbra poetica, son òbra en pròsa es tanben plan digna d'interès, e mai que mai Mon espelida - Memòrias e Racòntes, interès literari e interès « biografic ». Çaquelà, los sovenirs que nos liura, los causiguèt pas deliberadament mas se daissèt guidar, per necessitat interiora, per los que s'impausèron pr'amor qu'avián una significacion dins lo present, valent a dire los que farguèron l'òme e lo poèta que venguèt. L'autor nos relata d'eveniments de sa pichòta enfança, puèi de son mitan familial, sas aspiracions, sos sentiments, lo desvolopament de son engenh poetic, son amor per la terra provençala e sa lenga, la naissença del movement felibrenc e son espandiment, fins a las circonstàncias de la creacion de Mirèlha e son succès. Aquí, la formacion principala del poèta es acabada, lo poèta es nascut, ne testimònia la causida d'una partida del títol d'aquel obratge : Mon espelida. La valor literària d'aquel obratge ten a la granda qualitat de sas evocacions e a lor poténcia emocionala, portadas per un equilibri establit entre una lenga populara e familiara d'una riquesa espectaclosa e la poesia qu'emana de l'estil narratiu de l'autor qu'embelina lo legeire. Lo ton poetic del libre faguèt dire a d'unes que i'aviá una part d'afabulacion dins aquelas Memòrias. Es plus juste de dire coma Albert Thibaudet - critic literari francés - « Les Mémoires et Récits sont vrais, mais d'une vérité de poète ».
    Frederic Mistral (1830-1914), nascut e mòrt a Malhana (Bocas dau Ròse), es l'inlassable artesan de la renaissença de la lenga d'òc, a comptar del mitan del sègle XIX. Es cofondator del Felibritge e publica un diccionari monumental de l'occitan dins sas variantas dialectalas : Lou Tresor dóu Felibrige. Es son òbra literària - coronada per un prèmi Nobèl de Literatura en 1904 - que tornarà sas letras de noblesa a l'occitan dins sa varianta provençala.

  • S'il fut un spécialiste de l'oeuvre de Victor Hugo, Paul Berret (1861- 1943) n'en oublia pas pour autant son pays natal dauphinois. Il publia ce Au pays des brûleurs de loups en 1904, lequel connut, tout au long de la première moitié du XXe siècle, un succès constant.
    Alors laissez vous entraîner dans ces contes et légendes qui, d'une façon ou d'une autre, vous amènerons dans le passé du Dauphiné, proche ou lointain :
    De l'affaire tragi-gastronomique du fameux repas de Saint-Marcellin lors des guerres de Religion à l'évocation légendaire de la première Dauphine, ou de la fameuse graille, cet oiseau maléfique qui fit, même mort, tant d'ombrage à la notoriété de M. de Saint-André, intendant du Dauphiné, aux amours impossibles de Djem, frère du Sultan, et de Philippine de Sassenage : entrez dans la ronde des contes et des légendes !...

  • Qui n'a pas rêvé, un jour ou l'autre, de cheminer sur les traces des parfaits cathares, dans les montagnes escarpées de l'Aude ou de l'Ariège, allant de châteaux en nids d'aigle ? Mais qui n'a pas rêvé d'avoir, au fil du chemin, l'explication du déroulement de cette sombre et terrible croisade menée par des fanatiques et des barons cupides contre une religion qui retrouvait le chemin du peuple humble ? C'est ce que vous propose Pierre Castillou dans cet ouvrage qu'il ponctue de ses aquarelles. Un livre de randonnées historiques, spirituelles... et pédestres !
    Pierre Castillou, déjà auteur de deux ouvrages de textes et aquarelles : Regards sur le chemin de Compostelle, le premier du Puy-en-Velay à Saint-Jacques de Compostelle et le second sur le Chemin d'Arles, d'Arles à Puente-la-Reina, vit et travaille en Béarn. Il partage ses loisirs entre dessin et sculpture, voyages et randonnées pédestres. Il expose régulièrement ses sculptures et ses aquarelles dans le grand Sud-Ouest.

  • C'est en faisant des recherches sur le cimetière israélite de Haguenau que nous avons eu l'idée d'écrire la monographie des Juifs de cette localité. Notre intention n'était pas d'aller plus loin. Mais une fois lancé dans les Ar­chives, on s'y attache tellement que l'on éprouve de la peine à s'en séparer. Et c'est ainsi que nous sommes arrivé à faire l'his­toire des Juifs d'Alsace. Si nous avons traité à part celle des Israélites de Hague­nau, c'est que nous devions cette pré­férence à notre ville natale et nos ancêtres n'ont jamais été forcés de quitter Haguenau dont les magistrats ont toujours eu plus d'égards envers nos coreligionnaires que tous ceux des autres localités d'Alsace... (extrait de la Préface)
    Elie Scheid (1841-1922) né à Haguenau ; comptable de formation, négociant de houblon pour brasserie, membre du Conseil municipal d'Haguenau, il entre au service du baron Edmond de Rothschild et s'occupera des oeuvres du Baron en Palestine, comme inspecteur des colonies agricoles qui y sont créées. Parallèlement, il mène une activité d'historien en publiant deux textes majeurs sur le judaïsme en Alsace : l'Histoire des Juifs de Haguenau (1885) et l'Histoire des Juifs d'Alsace (1887).

  • Largement étalées de la Brie à la Lorraine et de la Picardie à la Bourgogne, les plaines champenoises présentent une incontestable unité. Partout où elle s'étend en surface et en profondeur, la craie champenoise détermine des aspects originaux qui se reproduisent sur de vastes espaces. Mais la Champagne historique présente une bien plus grande diversité. Là, les sociétés humaines se sont développées dans des cadres qui concordent mal avec les limites naturelles. Domaines imprécis des civilisations préhistoriques et des peuplades gauloises, provinces romaines, royaumes barbares, comté de Champagne et domaines ecclésiastiques de Reims, Châlons et Langres, intendances et gouvernements des temps modernes, départements des temps contemporains, se sont superposés, créant un enchevêtrement de limites déconcertant au premier abord. Mais, en dépit de cette confusion apparente la notion d'une Champagne historique s'impose. Elle résulte tout d'abord de l'existence d'une forte organisation féodale, le comté de Champagne. Certes, celui-ci ne coïncide pas exactement avec la région naturelle et il a perdu, plus tôt que d'autres, son existence autonome pour se fondre dans l'unité française identifiée avec le domaine royal. D'autre part, la notion d'une Champagne historique repose également sur un caractère essentiel que nous retrouverons à travers les principaux épisodes de l'histoire de la province. Ce caractère s'exprime en un seul mot : carrefour. La Champagne occupe, en effet, un croisement de routes traditionnelles dont la fréquentation est aussi ancienne que les plus précoces développements de la civilisation humaine (extrait de l'Avant-propos, édition de 1933).
    René Crozet, né à Romorantin (1896-1972), historien, archéologue, professeur d'Histoire à l'université de Poitiers, est l'auteur de nombreux ouvrages historiques notamment sur le Poitou, l'Anjou, le Berry et l'Orléanais.

  • Qui veut comprendre les îles du Ponant aujourd'hui ne peut faire l'impasse sur leur histoire et leur géographie si particulières. Les meilleurs témoignages littéraires sur la vie dans ces petits mondes insulaires entre 1850 et 1950 nous sont offerts par l'écrivain brestois Henri Queffélec (1910-1992). Ce grand connaisseur des « travailleurs de la mer » y situa en effet l'action de six de ses romans les plus célèbres.
    Henri Queffélec (après Un Recteur de l'île de Sein) s'intéresse à nouveau à l'île de Sein en 1956. Passionné par la construction des phares de mer, il entreprend de raconter celle du phare d'Ar-Men, dans la Chaussée de Sein, entre 1867 et 1881. Il témoigne ainsi de son attachement à la petite île, qui lui a inspiré son roman le plus célèbre, et de ses qualités de narrateur, quand il s'agit de rendre par des mots l'héroïsme des hommes. Un siècle plus tard, il reste admiratif devant les ingénieurs et les ouvriers qui ont réussi à élever un phare de 35 m sur un rocher de 100 m2... L'écrivain se fait historien pour rappeler la précarité de l'existence des Îliens.
    Le personnage central de Un feu s'allume sur la mer est le phare d'Ar-Men. Autour de lui s'organisent deux intrigues qui s'entrecroisent : l'une décrit les angoisses des pouvoirs publics quant à l'achèvement du phare, l'autre dépeint la vie quotidienne des Sénans. Entre les deux, le lien est fait par un jeune marin-pêcheur, Alain Le Gonidec, embarqué à bord de la Jeune Adèle commandée par le patron Matthieu Louarn. Quand Alain est sauvé par Pierre Guivarch, un maçon de la pointe du Raz, c'est tout l'antagonisme séculaire entre Sein et le Cap-Sizun qui s'écroule d'un coup.
    Comme pour balayer les objections qui lui avaient été faites à propos des « sauvages » de son premier roman, Queffélec réhabilite complètement les Sénans. Ce ne sont pas des naufrageurs, mais tout le contraire, de courageux sauveteurs. Il rappellera dans Le phare l'acharnement dont ils ont fait preuve pour l'érection de la tour de mer (extrait de l'Avant-propos d'Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec).

  • En 1878 comença son viatge per Cevenas acompanhat de Modestina, una sauma qu'a crompada per far lo carreg. Partís del Monestièr de Gaselha dins Velai e camina cap al sud d'aquí a St-Joan de Gardonenca. Aprèp Velai, travèrsa Gavaudan Naut, puèi davala dins lo país dels Camisards. Tot long de son escorreguda, Stevenson, sens nos amagar çò que lo còrcacha e sos desavènis amb Modestina o amb lo monde encontrats, nos far partejar son apròcha poetica e sensibla de la natura e a l'encòp son camin interior. Nos convida a tastar l'embelinament de la natura salvatja, los plasers de la marcha, las nuèits passadas a la serena e qualques còps la calor de l'espitalitat. Nos fa remembrar que qualques 180 ans abans son viatge, Cevenas foguèt lo teatre d'una guèrra sens pietat ont tot un pòble luchava per poder viure sa fe. Aqueste libre es benlèu l'istòria pus bèla escricha al sègle XIXen sus Velai, Gavaudan e Cevenas. Lo camin seguit per l'autor es integrat al malhum dels GR, lo GR 70, sonat lo Camin de Stevenson.

    En 1878, Stevenson commence son voyage dans les Cévennes accompagné de Modestine, une ânesse achetée pour porter ses bagages. Parti du Monastier sur Gazeille, en Velay, il chemine jusqu'à St-Jean du Gard. Après avoir traversé le Velay et le Gévaudan, il descend dans le pays des Camisards. Ce faisant, il nous rappelle que 180 ans auparavant, les Cévennes furent le théâtre d'une guerre sans pitié où tout un peuple lutta pour vivre sa foi. Au cours de son excursion, sans cacher ses ennuis et déboires avec Modestine ou les gens qu'il croise, il nous fait partager son approche poétique et sensible de la nature, mais aussi son cheminement intérieur. Il nous invite à partager son enchantement pour les paysages traversés, les plaisirs de la marche, ses nuits passées à la belle étoile et quelquefois la chaleur de l'hospitalité reçue. Ce livre est probablement la plus belle histoire écrite au XIXe siècle sur le Velay, le Gévaudan et les Cévennes. L'itinéraire suivi par l'auteur est aujourd'hui intégré au réseau des GR sous le nom de GR 70, ou chemin Stevenson.

    L'escrivan escocés Robèrt-Loís Stevenson foguèt un grand viatjaire que percorreguèt la planeta tota. Nasquèt a Edimborg (1850-1894) e moriguèt dins las Isclas Samoà. Entre temps aguèt léser d'escriure qualques cap-d'òbras universals, atals son : L'Iscla del Tresaur e L'Afar estranh del doctor Jekyll e d'En Hyde.

    Robert-Louis Stevenson (1850-1894), né à Edimbourg, écrivain écossais, grand voyageur qui a parcouru la planète entière. Il a écrit quelques chefs-d'oeuvre universels tels L'île au trésor et L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde.
    L'ouvrage paraît simultanément avec celui de Sèrgi Viaule : Dins las pesadas d'En Robèrt-Loís Stevenson. L'occasion d'un parallèle passionnant, à 140 ans d'intervalle, et dans la langue même du pays d'Oc.

  • Horace-Benedict de Saussure peut être considéré comme le découvreur des Alpes, au même titre que Ramond de Carbonnières pour ce qui touche aux Pyrénées. L'oeuvre du Genevois Saussure, monumentale, est difficile d'accès aujourd'hui, tant par son volume que par son côté encyclopédique très "XVIIIe siècle".
    Il sait, pourtant, dans ses récits d'ascensions, être d'une modernité de ton et de réflexion que lui envieront tous ceux qui, après lui, se lancèrent dans ce genre bien spécifique qu'est la littérature de montagne.
    Même s'il n'est pas le premier à gravir le Mont-Blanc, H.-B. de Saussure sera celui qui l'immortalisera et lui donnera ses lettres de noblesse.
    Le présent ouvrage est extrait des Voyages dans les Alpes - partie pittoresque des ouvrages de H.-B. de Saussure (1852).
    Horace Bénédict de Saussure (1740-1799) né à Conches, près de Genève, physicien, géologue et naturaliste suisse. C'est l'intérêt de Saussure pour la botanique qui l'amène à entreprendre dès 1758 ses tout premiers voyages dans les Alpes. Ses travaux ne cessent de s'enrichir par la suite de nouvelles dimensions : étude des glaciers, géologie, minéralogie, physique de l'atmosphère, météorologie, ethnographie, et même physiologie. La plupart de ses résultats sont consignés dans les quatre tomes de ses Voyages dans les Alpes (1779-1796).
    Nouvelle édition, entièrement revue et illustrée qui remplace la précédente qui datait de 2002.

  • Ce n'est pas un goût particulier pour le folklore ni un penchant spécial pour les recherches que cette science comporte qui m'ont ouvert la voie dans laquelle je me suis engagé, mais le milieu dans lequel je suis né, un milieu de gens de la terre. J'ai passé une partie de mon enfance dans le folklore parce que j'avais une grand'mère dont les récits du peuple, avec leur merveilleux particulier, étaient la seule culture. J'ai vécu, grâce à elle, dans la familiarité du bon saint Claude, du grand saint Martin, de saint Georges qui a le tort de faire geler, mais qui est si beau et si brave, du petit berger de Saint-Romain, de Gargantua qui nous a rendu le service de creuser le lit de la Saône et qui a éteint l'incendie de Dijon de façon si ingénieuse que Gulliver l'a imité ; sans oublier les fées (les fayettes), ni les wivres, ces grands serpents ailés, ni le bon chien tué par son maître qui croyait qu'il avait tué son enfant alors qu'il l'avait sauvé, et tant de récits qui furent ma culture, à moi aussi, quand j'étais un petit garçon... L'adolescent a pu en acquérir une autre ; le travail a pu lui ouvrir les yeux sur des beautés plus vastes ; les diplômes sont venus, et l'homme enseigne aujourd'hui le savoir qu'il a pu acquérir, mais il y a une voix qu'il entendra toujours : celle d'une vieille femme qui répétait les histoires des aïeux de sa famille... (extrait de la préface, éd. originale, 1955).
    Maurice Chervet, enseignant en Saône-et-Loire, publia ce recueil de contes, en 1955, sous le titre Contes du Tastevin, précisant que les récits du présent livre sont racontées par un paysan bourguignon qui parle comme ses arrière-parents.

  • Ainsi que le dit Brantôme : « Je crois qu'il ne fut jamais quatre plus grands ducs les uns après les autres, comme furent ces quatre ducs de Bourgogne ». Le premier, Philippe-le-Hardi, commença à établir la puissance bourguignonne et gouverna la France durant plus de vingt ans. Le second, Jean-sans-Peur, pour conserver sur le royaume le pouvoir qu'avait eu son père, commit un des crimes les plus éclatants de l'histoire moderne; par là il forma de sanglantes factions et alluma une guerre civile, la plus cruelle peut-être qui ait jamais souillé notre sol. Succombant sous un crime semblable, sa mort livra la France aux Anglais. Philippe-le-Bon, son successeur, se vit l'arbitre entre la France et l'Angleterre ; le sort de la monarchie sembla dépendre de lui. Son règne, long et prospère, s'est signalé par le faste et la majesté dont commença à s'investir le pouvoir souverain, et par la perte des libertés de la Flandre, de ce pays jusqu'alors le plus riche et le plus libre de l'Europe. Enfin le règne de Charles-le-Téméraire offre le spectacle continuel de sa lutte avec Louis XI, le triomphe de l'habileté sur la violence, le commencement d'une politique plus éclairée, et l'ambition mieux conseillée des princes, qui, devenus maîtres absolus de leurs sujets, font tourner au profit de leurs desseins les progrès nouveaux de la civilisation et du bon ordre. C'était un avantage que de rattacher de la sorte le récit de chaque époque à un grand personnage ; l'intérêt en devient plus direct et plus vif ; les événements se classent mieux ; c'est comme un fil conducteur qui guide à travers la foule confuse des faits... (extrait de la Préface, éd. de 1860).
    La présente réédition se base sur l'édition de 1860.
    Amable-Guillaume-Prosper Brugière, baron de Barante né à Riom (1782-1866), préfet sous le Ier Empire, pair de France sous la Restauration ; ses idées libérales le font écarter de la vie politique et l'amène à se consacrer à ses études historiques. Il publie la première édition de l'Histoire des Ducs de Bourgogne (1824-1826) qui lui vaut d'entrer à l'Académie Française. Après la Révolution de 1830, il sera nommé ambassadeur en Piémont-Sardaigne, puis en Russie jusqu'en 1848.

  • Plus célèbre qu'Alphonse Daudet au XIXe siècle, Paul Arène (né à Sisteron, 1843-1896), cet écrivain provençal qui sera le grand inspirateur des Lettres de mon Moulin du même Daudet, mérite amplement d'être "réhabilité".
    Tout le charme et l'originalité de la Provence se retrouvent dans ces quelques contes qui vous donneront un aperçu des qualités de l'écrivain et du conteur.

  • Le vin et son commerce ont tenu, au Moyen-Âge, une place inégalée. Mais, plus encore que le vin, c'est la ville de Bordeaux - et son vin - qui y ont tenu une importance à nulle autre pareille !
    A travers six études, Y. Renouard trace les grandes lignes du « grand commerce » du vin au Moyen-Âge et plus particulièrement celui des vins de Gascogne ; il évoque les conséquences de la conquête française de 1451 et 1453 pour ce commerce jusqu'alors si florissant ; il s'interroge sur ce qu'était le « vin vieux » au Moyen-Âge et enfin il mène une investigation rigoureuse, quasi policière, sur la capacité du tonneau bordelais, sujet a priori anodin, mais qui permet, une fois sa valeur établie, de pouvoir quantifier véritablement au plus juste quelle fut l'ampleur de ce commerce. Tels sont les sujets des articles de ce deuxième tome consacré à l'histoire de l'Aquitaine par l'un des plus grands médiévistes français du XXe siècle. Profonde érudition, synthèses éblouissantes, style limpide, un recueil passionnant.
    Né en 1908, Yves Renouard, ancien élève de l'Ecole normale supérieure, agrégé d'Histoire et géographie, membre de l'Ecole française de Rome (1932) puis professeur à l'Institut français de Florence (1935), est nommé à la chaire d'Histoire du Moyen-Age de la Faculté des Lettres de Bordeaux (1937) dont il fut le doyen de 1946 à 1955, date de son élection à la chaire d'histoire économique du Moyen-Age à la Sorbonne. Président du Comité français des sciences historiques, le grand historien s'est éteint en 1965.

  • Jacques Ellul est né en 1912 à Bordeaux où il enseigne à la faculté de droit et à l'Institut d'Etudes Politiques de 1944 à 1980. Ses cours sur le Marxisme, l'Histoire des Institutions de l'Antiquité à nos jours, la Propagande et la sociologie de la société technicienne ont laissé leur empreinte sur bon nombre d'étudiants qui gardèrent de lui un souvenir ému et reconnaissant. Historien et sociologue mais aussi théologien, il analyse avec passion et lucidité les phénomènes les plus complexes de notre société dans un langage volontairement simple et compréhensible. Son oeuvre qui se compose d'environ 50 volumes et quelques milliers d'articles s'articule autour de deux grands schémas :
    o les problèmes générés par l'auto-accroissement du phénomène technicien,
    o une éthique chrétienne de la liberté et de l'espérance adaptée à cette société.
    « Trahison de l'Occident » a été écrit en 1974. Il s'agit d'un livre puissant et pugnace qui nous donne à réfléchir sur nos rancoeurs naturelles à l'égard de cet Occident qui nous a pourtant tout donné y compris la faculté de le critiquer.
    Jacques Ellul est décédé en mai 1994 laissant derrière lui des groupes de réflexion et des auteurs qui s'emploient à poursuivre son oeuvre.

  • FICHIER EPUB - MISE EN PAGE FIXE. - L'histoire de la Provence a été écrite plusieurs fois, et elle a même donné lieu à des travaux aussi importants que variés; mais elle ne l'a pas été récemment. Or, chaque époque a le devoir d'écrire l'histoire et de l'augmenter de toutes les conquêtes nouvelles.
    Tout nous incitait donc à écrire l'histoire de cette Provence, notre petite patrie, dont le territoire semble aujourd'hui ne comprendre que le pays s'étendant de la Durance à la mer, mais qui, nul ne peut le contester, a embrassé autrefois tout le sud-est de ce qui devait être la France, c'est-à-dire toutes les terres auxquelles la Méditerranée fait, avec le Rhône et les Alpes, une incomparable ceinture.
    /> Quand nous disions tantôt que l'histoire de la Provence n'a pas été écrite récemment, nous avons voulu dire qu'elle ne l'a pas été d'une façon suivie et méthodique. Au fait, qu'avons-nous voulu sinon vulgariser, mettre, ce qui était enfermé dans des milliers d'ouvrages, à la portée de tous, à la portée surtout de ceux qui n'ont ni les connaissances nécessaires, ni le loisir, ni la commodité de lire tant de livres. Notre oeuvre aura-t-elle une vie durable? Nous l'espérons, convaincu cependant, comme nous l'avons dit, que l'histoire contemporaine ne peut être l'histoire définitive, chaque siècle tirant de son sein un résultat nouveau. Mais, quoi qu'il arrive de ces pages, nous nous réjouirons de les avoir écrites... » (extrait de l'Introduction, édition originale de 1908).
    En voici une nouvelle édition entièrement recomposée, abondamment illustrée, et qui sera déclinée en douze tomes. Ce premier tome concerne les origines préhistoriques et antiques jusqu'à la fondation de Massilia.
    Emile Camau (1860-1946), historien, membre de la Société de statistique, d'histoire de d'archéologie de Marseille et de Provence, il fut également un dirigeant de la Caisse d'Epargne des Bouches-du-Rhône. Son grand oeuvre reste cette Provence à travers les siècles, qui va des origines à la Restauration, soit 6 gros volumes de près de 500 pages chacun, parus entre 1908 et 1939.

  • La chèvre d'or Nouv.

    A partir d'une légende connue dans toute la Provence, où, entremêlant roi de Majorque, Sarrasins, trésor (maudit à celui qui le trouvera) et chèvre gardienne du secret, Paul Arène (né en 1843 à Sisteron, mort en 1896 à Antibes), construit une « fable subtile » dans laquelle la Provence, ses habitants - et surtout ses habitantes - jouent les premiers rôles...
    C'est bien sûr la Provence éternelle que nous fait découvrir Paul Arène, celle que Frédéric Mistral, Jean Giono ou Marcel Pagnol, dans des genres différents, sauront également porter à son pinacle.
    Alors entrez dans le monde de Paul Arène, vous ne le regretterez pas ! et partez à la découverte du secret de la Chèvre d'Or...
    Nouvelle version entièrement recomposée et illustrée des gravures de René Bénézech en couleur (la précédente édition les proposait en noir et blanc).

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