Ammo

  • Jésus et Judas Nouv.

    Jésus et Judas

    Amos Oz

    • Grasset
    • 3 Mars 2021

    Le grand écrivain Amos Oz, récemment disparu, s'est intéressé à la figure du traître toute sa vie - comme son oeuvre romanesque en témoigne. Dans un discours prononcé à Berlin en 2017, il a voulu revenir sur le plus célèbre d'entre eux, et réfléchir au rôle qu'a joué la prétendue trahison de Jésus par Judas dans la naissance de l'antisémitisme chrétien. Il se fait conteur en nous présentant une version alternative de l'histoire connue, et en nous interrogeant sur les liens entre les deux grandes religions monothéistes que sont le judaïsme et le christianisme. Sa réflexion est iconoclaste, irrévérencieuse, romanesque, mais toujours nourrie d'une connaissance profonde des textes fondateurs des deux religions.
    Cet ouvrage, le premier inédit publié depuis le décès d'Amos Oz en décembre 2018, condense une certaine philosophie du dialogue qui était au coeur de l'oeuvre et de l'engagement d'Amos Oz. Sa parole demeure d'une actualité brûlante.
    En préambule, la rabbin Delphine Horvilleur s'adresse directement à l'auteur disparu, dans une émouvante lettre. Elle nous offre un éclairage passionnant de la conférence d'Amos Oz, en nous parlant des prophètes et des traîtres, du rôle de la littérature dans nos vies, et du besoin de dialogue pour surmonter les fanatismes de toute sorte.
    Traduit de l'anglais  par Sylvie Cohen

  • Judas

    Amos Oz

    "Les clés. Ne les perdez pas. Voici celle de la maison et celle de votre chambre. Défense absolue d'inviter quelqu'un, homme ou femme. Encore une chose : vous me signerez, ici, que vous vous engagez à ne parler de nous à personne. Même pas aux membres de votre famille. Vous n'évoquerez jamais ce que vous faites chez nous."
    Jérusalem, 1959. Contre la promesse d'un logement et d'un petit salaire, l'étudiant Shmuel s'engage à tenir compagnie à Gershom Wald, un vieil homme fantasque passionné par la question arabe et l'histoire du sionisme. Dès son arrivée, Shmuel rencontre Atalia, une femme un peu plus âgée que lui, qui vit sous le même toit. Fasciné par sa beauté et son mystère, il découvre bientôt qu'un douloureux secret la lie à Wald.

  • Le 2 juin 2018, à l'université de Tel-Aviv, Amos Oz donne sa dernière conférence. Il est gravement malade, conscient de sa fin imminente, et ses paroles résonnent comme un testament politique. Fervent défenseur de la paix, il plaide pour la solution à deux États au Moyen-Orient, leitmotiv de son oeuvre et de ses combats.
    ' Si nous ne créons pas ici deux États, et vite, nous nous retrouverons avec un seul. Et ce ne sera pas un État binational. Cette bête curieuse n'existe pas. Ce sera tôt ou tard un État arabe, du Jourdain à la mer. '
    Très tôt, Amos Oz avait souligné le danger que courrait le peuple juif s'il se retrouvait minoritaire. Clairvoyant, il fait néanmoins preuve d'un optimisme indéfectible, et exhorte le peuple israélien à prendre son destin en main car, répètet-il en reprenant une expression de l'écrivain Yosseph Hayim Brenner, ' rien n'est encore joué '.

  • Jusqu'à la mort

    Amos Oz

    Fort d'une foi triomphante, un seigneur français entreprend, à la tête d'une troupe de croisés, la chevauchée qui doit le conduire vers la Ville Sainte. Le massacre des Juifs accompagne sa progression, mais bientôt, au sein de paysages désolés, la marche se fait plus lourde et l'esprit plus inquiet. Les malédictions, la mort frappent. Les survivants perdront tout, jusqu'à la pesanteur du corps, pour devenir l'expression d'un pur désir en marche vers une Jérusalem céleste, non plus ville, mais amour absolu.
    Neuf siècles plus tard, à Tel-Aviv, un vieux conférencier itinérant effectue un autre voyage, au bout de la solitude, de la paranoïa et de l'impuissance.
    C'est sous le double signe de la mort et de la haine que cheminent ces voyageurs avec lesquels le romancier nous ouvre le cercle vicieux du discours raciste. La haine, chez les chrétiens, engendre l'angoisse ; ils chassent le Juif autour d'eux, parmi eux, peut-être même en eux. Chez l'Israélien, elle est l'émanation de l'inquiétude d'un monde où la conscience débouche sur l'absence. Mourir pour Jérusalem. Être un mort-vivant à Tel-Aviv. Deux faces d'une même obsession tragique.

  • 1947. La Palestine est encore sous mandat britannique. Sur la colline du Mauvais-Conseil, à Jérusalem, se dresse comme une menace le palais du haut-commissaire anglais. Et sur cette terre enfin atteinte, les Juifs du Retour attendent toujours, dans la révolte ou l'espérance, que viennent la joie, la lumière et la liberté. Trois récits intimement liés expriment, à travers les expériences de plusieurs personnages qui sont autant de facettes d'un même destin, la difficulté d'être permanente d'un peuple. Il y a le candide vétérinaire Kipnis, dont la femme choisit de fuir vers une existence facile avec un lord ; le tout jeune Uri, qui ne rêve que de bouter l'Anglais hors d'Israël, mais verra - sans doute - son désir concrétisé par un mystérieux visiteur aperçu chez ses parents ; il y a enfin le docteur Nissembaum qu'un mal incurable ronge et qui revoit avec nostalgie sa vie et ses amours tandis qu'il est le témoin des luttes de son quartier contre « l'occupant ». Spectateurs ou acteurs de ces événements, ce sont des enfants - dont l'avenir se joue alors - qui donnent à ces trois textes leur unité et leur sens profond. Dans une magnifique langue poétique et musicale, Amos Oz se fait, une fois encore, le porte-parole de la contestation et de l'espoir en Israël.

  • Dans un village du bout du monde, encerclé par d'épaisses forêts profondes, tous les animaux ont disparu depuis des années. Seuls quelques habitants se souviennent encore du miaulement des chats ou du chant des oiseaux. À la nuit tombée, tous se barricadent dans les maisons, terrifiés par une créature mystérieuse qui parcourt les rues. Pourquoi les animaux sont-ils partis ? Quel est ce fantôme qui hante le village ? Pourquoi les grandes personnes refusent-elles de répondre aux questions des enfants ? Une petite fille intrépide et son ami décident un jour d'élucider ce mystère et d'aller vers la forêt...

  • Résumé: Fraîchement arrivé dans un collège destiné à former les futurs espions de Sa Majesté, Jeffrey Archer s'est vu proposer un marché par l'excentrique directeur des lieux: l'endroit où il a planqué la clé retrouvée dans le pardessus de son père contre sa liberté. Jeffrey hésite car il n'a aucune confiance en cet homme vaniteux qui prétend vouloir l'aider. Heureusement, il va trouver une alliée inattendue en la personne d'Eléonore. Avec sa camarade, il va explorer le dédale de couloirs du collège et découvrir le secret qui se cache derrière la porte du Terrier, l'unique endroit interdit aux pensionnaires.

  • Entre amis

    Amos Oz

    "Au début de la fondation du kibboutz, nous formions une grande famille. Bien sûr, tout n'était pas rose, mais nous étions soudés. Le soir, on entonnait des mélodies entraînantes et des chansons nostalgiques jusque tard dans la nuit. On dormait dans des tentes et l'on entendait ceux qui parlaient pendant leur sommeil." L'idéal de vie en communauté a-t-il résisté à l'érosion du temps pour les habitants du kibboutz Yikha ? Ben Gourion est Premier Ministre, et la société israélienne n'est déjà plus la même que du temps des fondateurs. Alors des questions de principe et de règlement se posent aux kibboutsniks : peut-on par exemple permettre à Henia Kalisch d'envoyer son fils Yotam faire des études à l'étranger - chez son oncle qui, justement, a quitté le kibboutz - et faut-il laisser le petit Youval à la maison des enfants, malgré ses pleurs ?
    Mais même dans une petite communauté très attachée aux principes idéologiques, les affaires de coeur prennent parfois toute la place. Yoev Carni va-t-il résister au charme de la jeune Nina, surtout quand il la croise pendant ses rondes de surveillance nocturnes ? Nahum Asherov peut-il accepter que son vieil ami David Dagan, excellent professeur et grand séducteur, s'installe avec sa fille Edna, âgée de dix-sept ans à peine ? Et que va faire Ariella, qui déborde d'affection pour l'ex-femme de son amant Boaz ? A Yikha comme ailleurs, l'on se débat avec ses chagrins d'amour et ses désirs irréalisables, mais dans un kibboutz, l'on n'est jamais seul...

    En huit nouvelles tragi-comiques qui se lisent comme un roman, Amos Oz scrute les passions et les faiblesses de l'être humain, fait surgir un monde englouti et nous offre surtout un grand livre mélancolique sur la solitude.

  • Résumé: Édimbourg, 1958. Pour Scotland Yard, la disparition de David Archer n'a rien d'inquiétant. Après quatre mois d'absence, tout laisse penser qu'il a volontairement quitté le domicile familial pour refaire sa vie à Londres. L'affaire est classée sans suite. Mais pour Jeffrey, son fils de 13 ans, la police fait fausse route. Son père lui avait promis de revenir à temps pour assister à l'entrée en ville de la Reine et il n'a jamais manqué à sa parole. S'il n'est pas revenu, c'est qu'il lui est arrivé quelque chose. D'ailleurs, il se souvient que la veille de son départ, son père avait évoqué une mission mystérieuse. Et si c'était un agent secret? Et s'il était retenu en otage quelque part? C'est décidé, puisqu'il ne peut pas compter sur les adultes, il mènera sa propre enquête accompagné de son chien Sherlock!

  • Ailleurs peut-être

    Amos Oz

    Que se passe-t-il dans un kibboutz israélien à trois kilomètres de la frontière jordanienne? La vie de tous les jours avec ses petits drames et ses joies naïves noyées dans la fraternité d'une collectivité au travail pour une même cause. Reouven Harich, poète et instituteur, abandonné par sa femme, Eva, qui lui a préféré le luxe tapageur d'un Juif retourné en Allemagne, reporte toute son affection sur sa fille Noga et son fils Gaï. Et puis, il a une liaison avec la femme de Ezra Berger, Bronka. Noga, elle, a l'espièglerie de ses seize ans, et repousse les élans maladroits de son jeune amoureux pour se jeter dans les bras du rustre Ezra Berger. Et c'est de nouveau le drame, sordide.
    Peintre réaliste du kibboutz, Amos Oz n'en manie pas moins avec talent une ironie voilée de tendresse qui donne toute sa saveur au livre. Il se fait l'oreille complaisante de la médisance pour mieux nous révéler la psychologie de ses personnages dont il brosse les portraits colorés et attachants dans un texte d'une admirable qualité littéraire.

  • « Combattre les extrémistes ne veut pas dire les anéantir tous, mais plutôt contrôler le petit fanatique qui se cache en nous. »
    « Ces trois articles n'ont pas été rédigés par un expert ni un spécialiste, mais par un auteur dont l'engagement s'accompagne de sentiments mitigés » : c'est ainsi que le grand romancier israélien Amos Oz présente ce recueil d'essais, nés à l'occasion de conférences données depuis 2002.
    Il y propose une réflexion géopolitique qui se nourrit aussi bien d'analyses historiques, d'interprétations bibliques que d'anecdotes personnelles, afin d'exposer sa lecture du fanatisme, dans toutes ses acceptions possibles, et ses éventuels recours. Car Amos Oz, fervent défenseur de la paix et de la solution à deux États au Moyen-Orient, se refuse aux simplifications.
    Dans ce recueil qui peut se lire comme un prolongement de Aidez-nous à divorcer (2004), Comment guérir un fanatique (2006), et Juifs par les mots (2014), l'écrivain se saisit de l'actualité de son pays pour esquisser des pistes prudentes, et désormais teintées d'un certain pessimisme. Conscience intellectuelle et porte-voix du mouvement « La paix maintenant » depuis 1978, Amos Oz ne dissimule pas ses réserves sur les choix récents faits par le gouvernement de son pays, ni sa crainte de leurs conséquences dans les années à venir.
    Soixante-dix ans après la proclamation de l'État d'Israël, ces trois textes nous interrogent sur les racines humaines du fanatisme et nous invitent à considérer, malgré tout, ce que des peuples qui se déchirent peuvent avoir en commun.

  • Une panthere dans la cave

    Amos Oz

    Jérusalem à la fin des années 40, au crépuscule du mandat britannique sur la Palestine. Un jeune adolescent surnommé 'Profi' joue au résistant en lutte contre l'occupant anglais, en rêvant de prouesses militaires et de sacrifice héroïque. À l'été 1947, ce garçon fanatisé par la rhétorique guerrière se lie d'amitié avec le sergent Dunlop, comptable de la police britannique : une bonne pâte d'homme, timide, trop gros et éternellement distrait, qui aime la Bible, admire le peuple juif et partage la passion de Profi pour le langage. Le sergent lui donne des cours d'anglais en échange de leçons d'hébreu, lui apprend à démythifier les héros bibliques et à regarder d'un autre oeil les Arabes. Trahison... ou rédemption ?
    Un roman initiatique à la fois simple et profond, léger et grave, ironique et tendre.

  • "Je suis né à Jérusalem. Bien plus tard, j'ai lu dans des livres qu'au temps du mandat britannique, c'était une ville très cosmopolite. Où l'on trouvait Gershom Sholem, Buber et Agnon ; moi, c'est à peine si je savais qu'ils existaient, sauf que, parfois, mon père disait : "Regarde cet homme de réputation mondiale qui marche dans la rue." Je croyais qu'une réputation mondiale, c'était un peu comme des jambes malades, car, souvent, celui dont il disait qu'il avait une "réputation mondiale" était un vieillard qui marchait avec une canne, d'un pas hésitant, et portait en été un costume très épais."

  • Alors que les américains s'affrontent entre eux pendant la guerre de Sécession, les destins se croisent, grandioses ou misérables.
    Et qui est cet étrange personnage entièrement vêtu de blanc qui semble hanter Abraham Lincoln à chaque fois que celui doit prendre une décision difficile ? Jusqu'où peut-il aller pour éviter la dislocation des États Unis et abolir totalement l'esclavage.
    Le nouveau roman de l'auteur de Bouddica et Royaume de vent et de colères.

  • Juif errant du XXe siècle, Elisha Pomerantz incarne toutes les fuites, toutes les quêtes d'une hypothétique Terre promise. Son périple, poétique mais tragiquement circulaire, le mène du fracas des canons nazis dévastant les forêts de Pologne au grondement des chars syriens sur les hauteurs du Golan.
    Aux fureurs humaines, Pomerantz, maître ès mathématiques et musicien, oppose son art. C'est en échappant en quelque sorte aux lois de la gravité qu'il fuit les Allemands, en résolvant un paradoxe essentiel qu'il est reçu dans le sein de la terre d'Israël avec sa femme enfin libérée des griffes de l'Ours russe.
    L'onirisme et l'ironie, la tragédie et la comédie s'entremêlent.

  • Un juste repos

    Amos Oz

    Pour échapper à son existence étriquée, un homme se lève et s'en va, laissant tout derrière lui. L'histoire serait banale si ce départ n'avait pris les proportions d'une désertion. Car, en quittant le kibboutz où il est né, Jonathan Lifschitz, fils d'un des fondateurs de l'État d'Israël, lance en quelque sorte une gifle à la face des idéaux sionistes et socialistes de la génération dont il est issu.
    Cet univers de kibboutznik, le bouillant Azaria Guitlin rêve au contraire de s'y faire admettre en étonnant ses aînés par sa culture et son intelligence.
    Entre ces deux hommes animés d'un mouvement contraire, une femme, Rimona, va être le lien qui aidera chacun à trouver un juste repos.
    Autour d'eux, des personnages sages ou fous, humbles ou orgueilleux, dont Amos Oz nous fait partager les doutes et les espoirs dans un Israël sur lequel plane la menace de la guerre des Six-Jours.

  • Mon michael

    Amos Oz

    Hanna, déçue par son mari, par ses amis, par la vie, devient peu à peu étrangère au monde qui l'entoure. Tout lui paraît atteint d'une implacable érosion à laquelle elle-même ne peut échapper. Dans son journal, qu'elle tient comme pour se prouver sa propre existence, fiction et réalité se mêlent.
    C'est à travers ces pages d'une langue admirable que nous la voyons s'enliser dans la nostalgie de son enfance en Palestine, dans des fantasmes où deux jumeaux arabes reflètent à la fois ses obsessions sexuelles et les terreurs d'un peuple qui ne peut vivre en paix. La guerre du Sinaï est proche. Labyrinthe de rues et de rocs, Jérusalem, que cernent d'imprécises menaces, étouffe. Hanna a peur. Elle va entrer dans la guerre comme on sombre dans la mer. Ce bouleversant portrait de femme est aussi une remarquable analyse d'un pays toujours entre guerre et paix.

  • "Le judaïsme est une civilisation. Et l'une des rares civilisations à avoir laissé sa marque sur toute l'humanité. La religion est une dimension centrale de la civilisation juive, peut-être même son origine, mais cette civilisation ne peut pas être présentée comme rien de plus qu'une religion. De la source religieuse de cette civilisation se développèrent des manifestations spirituelles qui intensifièrent l'expérience vécue du religieux, la modifièrent, voire agirent en réaction contre elle : des langues, des coutumes, des styles de vie, des sensibilités caractéristiques (ou qui le furent, devrait-on peut-être dire), et une littérature, un art, des idées, des opinions. Tout ceci forme le judaïsme. La révolte et l'apostasie dans notre histoire, en particulier au cours des générations récentes, aussi. C'est un héritage vaste et profus."L'écrivain Amos Oz et l'historienne Fania Oz-Salzberger s'entretiennent avec humour et érudition de la filiation juive. Si elle n'est pas génétique peut-être est-elle géologique comme l'écrit le grand poète Yehuda Amichaï? Le peuple juif se perpétue avec "des failles, des effondrements, des couches sédimentaires et de la lave incandescente", il s'agit d'un peuple dont la continuité réside dans les livres et les mots, pour se nourrir des discussions à l'origine même de sa transmission. Ce magnifique livre écrit par un père et sa fille en est un exemple saisissant.

  • La caméra est une sorte de fétiche. Ce n'est pas seulement une machine à reproduire, capable de répliquer le mouvement, la couleur et la texture parallèlement à un dispositif d'enregistrement du son. C'est une machine qui a acquis, dans la seconde moitié du xxe  siècle, le pouvoir d'un objet cérémoniel qui atteste que l'événement a réellement eu lieu. La caméra devient le chroniqueur de notre époque, elle est en ce sens le fétiche moderne par excellence. Filmer, c'est prendre une série de décisions qui déterminent non seulement ce qui sera inclus dans le cadre, mais aussi ce qui n'y sera pas. Cela signifie que nos choix comprennent une part de mise à distance. (A.G.)
    Amos Gitaï est cinéaste. Dans les années  1970-80, il a réalisé plusieurs documentaires, dont  House, censuré par la télévision israélienne, avant de tourner  Esther, son premier long métrage de fiction (1985). Récipiendaire du prix Roberto Rossellini en 2005, du Léopard d'honneur du 61e  festival de Locarno et du prix Robert Bresson de la Mostra de Venise en 2013, il est le premier cinéaste nommé à la chaire annuelle de Création artistique du Collège de France.

  • Pratiquer un bain de forêt, c'est se laisser porter par la grâce qui imprègne le monde, la force et la beauté qui sont partout et qui murmurent. Sentez la caresse de la brise sur votre peau, écoutez le gargouillement d'un ruisseau et l'appel des oiseaux, contemplez le mouvement des branches sous l'effet du vent. Le simple fait d'être présent dans la nature - avec tous nos sens pleinement en éveil - peut avoir un effet de guérison remarquable et animer en nous notre lien latent mais profond avec tous les êtres vivants. C'est le « bain de forêt », une pratique inspirée par la tradition japonaise du shinrin yoku et qui consiste à marcher très lentement dans les bois, à respirer profondément, et à utiliser tous nos sens pour accueillir les cadeaux que la forêt nous offre, comme les sons, les odeurs, les paysages et les énergies uniques que nous percevons tout au long du chemin. Nous mettons ainsi notre corps et notre esprit dans un état de calme et de détente. Vous découvrirez dans ce livre passionnant un parcours à suivre étape par étape, avec des activités spécifiques, afin de vous ouvrir à la pratique des bains de forêt et expérimenter vos premiers ressentis. Que vous soyez dans une forêt, un parc boisé ou même dans votre jardin, laissez-vous guider par ce livre pour explorer le monde naturel d'une manière que vous n'auriez jamais cru possible.

  • La terreur est de retour dans le Gévaudan... Et si la bête était encore vivante ? Encore auréolé de ses exploits en Gévaudan au service d'Antoine de Beauterne, devenu son père adoptif, le jeune Barthélemy coule des jours tranquilles à Versailles.Pourtant de terribles rumeurs remontent des campagnes : la bête serait encore vivante et ferait à nouveau des ravages... Barthélemy décide de retourner sur les terres de son enfance pour finir ce que Beauterne n'a qu'effleuré, mais aussi pour revoir Lise, la fille de Chastel le huguenot...

  • En 1765. Antoine de Beauterne, porte arquebusier du roi, arrive sur les terres de la célèbre bête. Il va être confronté à l'indicible. Cadavres à moitié dévorés, chasseurs reconvertis en bandits de grand chemin... Un allié inattendu va pourtant changer le cours des choses : Barthélémy, 11 ans, habile à la fronde, accepte de devenir son palefrenier, malgré l'exécution par ordre royal de son père protestant.

  • « Et si le manque de développement au Bénin était le résultat du contenu et de la qualité de son système éducatif ? ». Une éducation du XXIème siècle qui doit former des générations de futurs travailleurs à des emplois qui n'existent pas encore et pour un monde inconnu se doit être innovante, flexible ouverte puis accessible à tous. L'auteur livre ainsi ses analyses objectives pour une école initiatrice du changement et du développement.

  • Le centre de gravité de cet ouvrage se situe dans une relecture dynamique et responsable de l'histoire de l'Afrique, en amont des schèmes serviles issus de la défaite de l'Afrique face à la volonté de puissance de la modernité occidentale, depuis le XVIe siècle jusqu'aujourd'hui. Les propos insultants du président Donald Trump, qui qualifiait les pays africains et Haïti de pays de merde, ont agi comme une provocation intellectuelle qui a poussé l'auteur à relever le défi de la dignité, de la fierté, de la responsabilité et de la prospérité de l'Afrique dans la géopolitique mondiale. (Propos du professeur Benoît Awazi)

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